14.06.2009

1969, 6 décembre, le cauchemar d'Atlamont.

Gimme shelter ; donne-moi un abri.

Il y a eu le festival de Woodstock, 3 jours de musique d’amour et de paix. Ou du moins, peut-être ce que l’on a bien voulu nous montrer. ***Woodstock s’inscrivait dans la lignée du désert vivant et le monde du silence, en plus le sujet était à la mode. n’ayez plus l’air d’un con, allez voir Woodstock, vous pourrez causer avec votre voisin de palier.*** SACHA REINS BEST N°32..

Il y a eu Atlamont !!!! Les Rolling Stones effectuent une tournée aux Etats Unis, la 6ème. Gimme Shelter (film sorti en cassette vidéo) montre les principales étapes de cette épopée. Et surtout relate cet incroyable festival d’Atlamont en Californie.

Jumping jack flash. Nous sommes au Madison square garden de New York. Mick Jagger, coiffé d’un haut de forme aux couleurs américaines, un foulard de soie rose autour du cou. La salle est archi-comble. Tout se passe à merveille ; I can’t get no Satisfaction. Il y a Satisfaction, toujours Satisfaction.

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Gimme shelter montre les 5 compères dans les hôtels, prenant possession de leurs chambres avec beaucoup d’agitation. Ils répondent aux questions des journalistes d’une façon désinvolte lors des conférences de presse. A la question êtes-vous satisfaits de votre carrière, Mick Jagger répond « du point de vue sexuel ou philosophique ? Un des grands moments de ce documentaire, c’est la séance d’enregistrement de Sticky fingers. Les Stones écoutent la bande. Les images nous montrent des musiciens amoureux de leur musique. Scène fantastique quand Keith Richard, allongé, les yeux mi-clos mime Wild Horses que chante Jagger. Il y a aussi le passage, sans doute le plus beau, où la poésie des Stones est savamment exploitée. Mick Jagger chante Love in vain, les images défilent au ralenti, découpant les gestes du chanteur que l’on voit en superpositions de face, de profil. La musique traîne, douce, merveilleuse.


Puis ce sont les préparatifs de ce concert gratuit qui devait avoir lieu à San Francisco et qui se voulait un nouveau Woodstock. On change plusieurs fois de cites (les autorités de la ville ayant refusé la permission de jouer dans le parc attenant au Golden gate bridge). Les avocats et autres hommes d’affaires des Rolling Stones s’affairent. Il y a les problèmes administratifs qui paraissent insurmontables (assurances, parkings, sanitaires, etc…), ça va très mal. Enfin l’autodrome d’Atlamont est choisi. Le propriétaire offre gratuitement le circuit de vitesse, à la seule condition de bénéficier de la publicité. Le podium est monté à la hâte. Les jeunes américains (the boys comme dit l’avocat à l’énorme cigare) sont déjà en route pour ce concert gratuit. Ce concert qui est un remerciement des Stones pour l’accueil triomphal qui leur a été réservé durant cette tournée. Des files de voitures s’étalent sur plusieurs kilomètres. Une foule immense qui marche pour se rendre là-bas. Les vendeurs d’herbes.
Le service d’ordre est assuré par les redoutables Hell’s Angels californiens ! Ces hirsutes barbus motorisés qui rappellent les sinistres nazis qu’ontconnu nos Parents. Ces individus qui ont pour dieu un monstre d’acier avec un moteur sans âme, et pour religion la violence sauvage et gratuite. Dès le début du concert on se sent mal à l’aise (pourtant, nous ne sommes que dans une salle de cinéma !),les Hell’s Angels se croient obligés,en pire que leurs homonymes policiers d’état, à faire respecter l’ordre ! Ils frappent notamment le chanteur de Jefferson Airplane qui assurait une première partie de ce show. Ils occupent constamment la scène arrogants, plein de suffisance, daignant de temps à autres, laisser un peu de place pour que les musiciens puissent jouer ? Les Hell’s Angels armés de queues de billard frappent systématiquement, avec rage, tous ceux, qui à leur goût, s’approchent un eu trop près du podium.

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Les Stones sont enfin sur scène. Il fait nuit. L’atmosphère est de plus en plus lourde, de plus en plus explosive. Nous sommes bien loin, très loin de cette ambiance de paix et d’amour que voudrait voir planer Mick Jagger (nous sommes le 6 décembre 1969, à quelques jours des fêtes de fin d’année). Les Stones jouent apparemment sans conviction, le cœur n’y est plus, la peur est sous-jacente. Sympathy for the devil ! On se bat devant le podium. Les stones arrêtent de jouer une première fois ! Mick réclame le calme en essayant quelques mots de plaisanterie « nous avons toujours des ennuis avec le diable ! ». les morceaux se succèdent mais Mick le showman, le violent, le rocker est immobile. Il ne saute pas comme il le fait à chaque concert. Les Stones sont nerveux, les Stones ne maîtrisent pas ! Rien ne va plus, ils ne sont plus maître du spectacle. Que faire ? Arrêter de jouer ou continuer le show ? Ils optent pour la continuation du concert. Ont-ils fait le bon choix, il fallait se décider vite. Interrompre le show c’eut peut-être, sûrement déclencher le détonateur qui aurait donné libre court à une gigantesque explosion de violence. Under my thumb. Ce qui va se dérouler est hallucinant. Le drame, ce Noir, vêtu d’un costume vert, qui revolver en main se précipite. Un Hell’s Angel le maîtrise, un autre a un poignard, il l’utilise, frappe. Un mort ! les Stones essaient vainement de ramener le calme. Ils sont crispés.

Ce groupe qui depuis ses débuts déclenche l’enthousiasme, voire l’hystérie des foules, est là, abasourdi. Les Stones sont stupéfaits, désemparés face à cette masse incontrôlable, indomptable. Ils sont pourtant rôdés aux publics houleux et à certains débordements. Les Stones, les Grands ont dû se sentir bien petits ce triste 6 décembre 1969. Le spectacle s’achève dans une atmosphère d’angoisse. Ce sont des Stones complètement affolés qui fuient cet endroit en s’engouffrant à qui mieux-mieux dans l’hélicoptère surchargé et les emmènent loin de ce cauchemar d’Atlamont, dont malheureusement il sera très souvent question dans les médias. *** l’hélicoptère personnel des Stones qui emporte le groupe après le concert semble quitter la terre où grouille une forme difforme, droguée, hurlant à la violence et à la mort, pour une planète lointaine où les dieux impuissants à aider le bonheur des mortels, pourront connaître l’indifférence en toute quiétude. Malheureusement, la planète lointaine n’est qu’une salle de montage où les dieux, solitaires et silencieux, revivent les évènements avec stupéfaction et dégoût. *** JACQUES PRAYER, EXTRA SEPTEMBRE 1971.
Les dernières images du film nous montrent un Mick Jagger visionnant le meurtre.

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Il mesure sans doute son impuissance, lui, le leader charismatique du groupe de rock le plus célèbre et le plus fascinant du monde depuis Elvis Presley. Ce film laisse une impression malsaine. Ces Hell’s Angels qui apparaissent sur leurs chevaux d’acier. Cette poignée de brutes saoules qui sèment la terreur envers des milliers depersonnes, venues se distraire. Cela amène à nous poser des questions qui dépassent largement le cadre d’un simple concert des Rolling Stones. Qu’est le fascisme, et où commence-t-il ? La principale cause du succès de l’aboutissement de ce fascisme naissant n’est-elle pas la passivité des individus ? *** Les protagonistes de Gimme Shelter ne sont pas, contrairement aux apparences, les Rolling Stones, mais une foule apathique, exubérante, mais jamais dangereuse, se laissant imposer par une minorité d’Angels, une loi de haine et de violence.*** JACQUES PRAYER EXTRA SEPTEMBRE 1971.

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Gimme shelter, donne-moi un abri ! d’accord, mais il faut se battre pour le garder cet abri.

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Et pendant ce temps là !

Je suis allé voir pour la troisième et dernière fois (Gene décèdera le 14 octobre 1971) Gene Vincent,
le 12 octobre 1969.

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Commentaires

bravo Serge,
moi qui ai lu des tas de bio j'aime la tienne avec ce coté perso, tu nous emmènes et je le dis au delà du fait que nous ayons le même attrait pour le même groupe, Gimme shelter est ressorti en DVD mais cher! pour moi qui l'ai vu aussi derrière un écran, il y a cette scène petite, si petite, ce hells juste derrière si près de Jagger, ce hells aux yeux hallucinés qui font peur, il y a le paiement de la prestation par de la bière et cette bécane qui fend la foule et que tout le monde laisse passer par peur, et puis les queues de billard
oui Jagger visionne le meurtre mais pour moi les dernières images sont celles d'un Jagger halluciné courant dans la nuit pour se réfugier dans un hélicoptère comme la fuite au cauchemar, bad trip
sincérement je suis bien accro à ton bouquin
bravo encore
j'attends la suite
merci

Ecrit par : daniel | 19.05.2006

hi ich bin aus deutschland
und zufällig auf ''diese'' seite gestoßen
ich interesse mich für das musikfestival atlamont und den vorfall am 6 dezember 1969
wer mir mehr infos(auf deutsch) bieten kann sendet die mir bitte an : MaggieMax2002@aol.com per e-mail
danke :-)

Ecrit par : Jana | 19.06.2007

c'est un tas de connerie ouai.

(pk dire que les harley sont des montres d'acier sans ame??? Les harleys sont les motos qui ont le moteur le plus remplis, avec une vrai ame, aucune autre moto ne l'égale à ce niveau)

Ensuite où est le facisme?
Les hell's sont appelé (comme des roues de secours) pour faire le service d'ordre.
Un noir sort un flingue..ils ont fait leur boulot basta, faut arreter c'est pas parce que c'est un noir qu'il faut en faire un pauvre malheureux, si les hell's l'avait pas tuer peut etre que lui aurait tuer les Stones ou des tas d'autre personnes, des femmes, des gosses...

Déjà que mick n'etait pas très sympathique avec les hell's dès leur arrivée, la moindre des choses, ca aurait été de les remercier d'avoir accepter de faire le service d'ordre , au lieu de faire la star et l'ignorant.
Et pour la fin, c'est le monde à l'envers, il devrait remercié chaque matin les hell's de lui avoir surement sauvé la vie.

sale pourris!! tout dans la gueule mais rien dans l'ame

Mais c'est sur le monde dans le quel on vie est fait de profiteurs qui vous appel ou vous font bosser quand ils en ont envie et apres vous balances..mais ca ils ne peuvent pas le faire avec les hell's angels, et c'est ca qui emmerdes les trous du cul comme certains ici.

Les hell's angels sont mille fois plus respectable et droit que vous quand on regarde au fond de la vie de chacun, j'avoue parfois y a des bastons gratuites par excés d'alcool ou autre, mais il y a très souvent aussi de bon moments avec des mecs qui ont une parole si on en a une en face..(forcement).

Ce ne sont pas des anges loin de la , mais je suis sur d'un truc, s'en été avant que votre monde de minables les blésse et les faces devenir si dur.

P.S: je ne defends pas de couleurs, je ne suis pas membre de ce club, mais je defends simplement la véritée et la conviction qu'ils ont.

On peut parler avec un hell's, on peut partager une biere avec un hell's et je sais de quoi je parle...
avec 90% des gens "normaux" c'est impossible, ils ont le cerveau pres a éclaté, retournent leur veste et leur opinion chaque seconde, n'ont pas de conviction stable et precise, poignarde leurs propre frere pour 10€, trahisse leur propre famille.. c'est à vomir.

Longue vie aux hell's, quitte à choisir je préférerai une famille qui fait moins propre mais avec des frere fideles et dignes, plutot que l'inverse..

Ecrit par : Sonny.P | 29.08.2008

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