31.07.2009
1973, Keith et la drogue
1973, Keith interdit en France...
Bruxelles, le rock n'roll express...
Le 10 juin Keith Richard a de nouveau les honneurs de la presse pour son affaire de drogue.***L’UN DES ROLLING STONES JUGE EN OCTOBRE A NICE. Keith Richards, guitariste du groupe anglais des « Rolling Stones » et son épouse, l’ancienne actrice italienne Anita Pallenberg, seront jugés à Nice au mois d’octobre prochain pour « usage et trafic de stupéfiants ».***LE PROGRES SOIR, 10 juin 1973.
Le 1er septembre débute à Vienne la tournée européenne. Au programme : l’Angleterre, l’Allemagne, la Scandinavie, le Danemark, la Hollande, la Suisse et la Belgique, et malheureusement, dixit ennuis de Keith, dont on attend le jugement imminent, pas de France
C’est pourquoi Jean Bernard Hebey, éminent spécialiste de la Pop music sur R.T.L. (radio qui à cette époque organisait la plupart des concerts en France) décide et réussit un coup de maître. Il obtient lors d’une interview exclusive de Mick Jagger, en Français, que les Rolling Stones donnent un concert spécialement pour le public français.
Le 17 octobre part donc de Paris un train spécial pour Bruxelles : le Rock n’ roll express qui quittera Paris à 12 H30. Un train, avec en gare de Bruxelles, des passants très surpris qui s’interrogent devant cette arrivée massive de jeunes filles et garçons qui se déplacent en si grand nombre simplement pour venir voir un concert ! ***Et des jeunes français, une foule innombrable dans le froid, sous l’œil surpris des passants. Un accent trop facilement imitable : « vous venez de Paris rien que pour un concert pop ? Et bien ! » (1)***
Ce concert destiné au public français aura lieu à 17 H00 au Forest national et sera retransmis sur R.T.L. le 18 a 21 H. ***Des canons qui déversent une lumière réfléchie par des miroirs, une mise en scène monumentale qui donne dans le temple grec version Hollywood « science-fictionnée », un grand hurlement et tout se jouera en un peu plus d’une heure. C’est cinglant, sans bavure, c’est impressionnant de cohésion et de sauvagerie à la fois. Point ultime d’un travail musical et scénique qui a conduit à la perfection sans que l’illusion (inhérente au rock) de la spontanéité ait été gommée. Et puis il y a cette exigence, toujours la même, du contact avec le public, le désir de provoquer en s’offrant, que le jeu de scène de Jagger symbolise à lui seul ; Keith Richard et son costume noir, œillet rouge à la boutonnière, deux trous noirs à la place des yeux, un gouffre sombre pour la bouche…l’un tout blanc et presque nu, l’autre noir et revêtu de son habit de mort. Et comme jamais vous ne pourrez le vivre autrement, la foule unanime qui se dresse et danse. Sept mille têtes qui bougent comme agitées par le vent que soufflent les amplis et les bras qui battent l’air. Et il en sera ainsi tout le show, une participation de tous sans aucune censure au rite stonien.***(2). (1 et2)YVES ADRIEN, ROCK ET FOLK, décembre 1973.
Pour la petite histoire…. billet aller et retour, et l’entrée du concert coûtent 70 Frs !).
Nous étions trop éloignés de Bruxelles et n’avons pas assisté à ce concert historique à plus d’un titre.
***Au Forest national de Bruxelles,mercredi dernier,cette bande de prolos banlieusards, salués comme le
plus grand phénomène de l’histoire de la pop’ music, a lancé son rock à trois cent à l’heure, vrombissant, explosif.
Et, sur le devant de la scène, dans le tonnerre des amplis, sous un immense miroir suspendu, la dernière grande figure des années 1960 – les Beatles et Bob Dylan se sont retirés, Jimi Hendrix n’est plus – a projeté ses multiples reflets. Opération d’envergure exceptionnelle : deux trains spéciaux Paris-Bruxelles, deux « Rock and roll express » plus des dizaines de cars, de motos et de voitures ont déversé le public français sur les lieux du concert.***Mariella Righini, Le Nouvel Observateur. Oct. 1973.
A noter que les Rolling Stones s’étaient produits à Berne en Suisse les 25 et 26 septembre, pour 3 concerts, mais pour les mêmes raisons de distances, nous n’y étions pas allés.
C’est en octobre, le 16, la veille du fameux concert de Bruxelles que le verdict concernant Keith Richard tombe. ***DROGUE : KEITH RICHARDS, GUITARISTE DES « ROLLING STONES », CONDAMNE A NICE A UN AN DE PRISON AVEC SURSIS. Keith Richards, le guitariste du groupe anglais « Rolling Stones » et sa compagne, l’actrice Anita Pallenberg, ont été condamnés hier matin à un an de prison avec sursis et à 5000 francs d’amende par la V ème chambre correctionnelle de Nice pour usage de stupéfiants. Cette condamnation est assortie de la mainlevée du mandat d’arrêt lancé en 1972 contre le couple.----un autre membre des « Rolling Stones », le saxophoniste Bob Keys, a été pour sa part condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1000 francs d’amende.-----C’est le fait que Keith Richards et Anita Pallenberg, devenue entre temps mère de famille, ont pu attester, par l’intermédiaires de leurs avocats, qu’ils avaient subi avec succès des cures de désintoxication qui a incité les juges français à la clémence.***LE PROGRES, 16 octobre 1973.
Et pendant ce temps là...
1973
30 janvier
Lyon, bourse du travail
LEO FERRE & ROBERT CHARLEBOIS
Cette année, à Lyon, débute, les 29 et 30 janvier à la Bourse du travail. A l'affiche, deux très grandes pointures: Robert Charlebois en première partie et Leo Ferré en cloture de soirée.
Pas vraiment Rock me direz-vous ? Et pourtant l'attitude, le gestuel, le ton, le fond sont bien présents avec ces deux grands bonhommes. Charlebois, ce gars pas si ordinaire que ça. Et Leo Ferré, qui vous apostrophe en crachant sa haine de la société et en gesticulant n'a-t-il pas rendu un vibrant hommage aux Moody blues dans ses nuits de satin blanc ?
C'est le seul concert où j'eu l'idée saugrenue d'amener mon Pater ! A la sortie il s'est pris pour Léo Ferré en vociférant après la maréchaussée... Malaise !
1973
16 mars
LYON, palais des sports de GERLAND
DEEP PURPLE
Nous nous rendons au rendez-vous que les Deep Purple nous ont fixé au Palais des Sports de Gerland.
Je les trouve toujours excellents sur disque, mais ils m'ont beaucoup déçu pendant ce fastidieux concert, nous avons subi un bon quart d'heure la séance d'accordage des guitares... Crainios....Dommage....
1973
septembre
Fête de l'humanité La Courneuve (près de Paris).
CHUCK BERRY & JERRY LEE LEWIS
Fête de l'humanité. Nous étions montés de lyon car au programme étaient annoncés Chuck Berry et Jerry Lee Lewis.
Dans une ambiance des plus tendues pour cause de présence de connards qui se prenaient pour des Angels arrive enfin Chuck Berry. Pas longtemps plus tard arrive aussi Jerry Lee Lewis qui s'invite dans le set de ChucK ? Nous assistons à un incroyable duo "historique".....
C'est sous une pluie de canettes de bières lancées par les connards pré-cités que Jerry Lee Lewis devra interrompre son show.
Show "historique" aussi par sa brièveté.
Une faible consolation nous attendait le soir avec le superbe concert de Alan Stivell.
05:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs







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