« 1972, Rockin'Daddy à Londres | Page d'accueil | 1973, Keith et la drogue »
24.08.2008
1972 … L'US' Tour !
Cela a continué en 1972 …
Nous avions laissé nos compères s’installer dans le sud de la France où ils ont l’air de passer des jours heureux.
On les retrouve en pères peinards comme Mick Taylor, à Cap d’Antibes, entre la mer et le ciel où le dernier des Stones a choisi de vivre, tandis que son ami Charlie Watts avait aménagé dans une authentique ferme en plein cœur du Gard. Pour Keith Richard, le chaud soleil de Provence lui donne l’occasion de vivre en pleine liberté avec son fils Marlon. Bill semble préférer profiter de la pureté du ciel pour passer la nuit à examiner les étoiles. Quand à Mick Jagger il joue les troubadours en donnant l’aubade à sa femme Bianca. Apparemment les craintes du début ont laissé place à un esprit de bon voisinage.***Les Rolling Stones ? C’est cela. Je les connais bien, les Rolling Stones ; mon fils achète tout leurs disques. Ils sont un peu bruyants, tout de même… et puis, tous ces hippies attirent les curieux, et il n’en manque pas chez nous, peuchère ! achève la patronne du rendez-vous de la pétanque en me servant un pastis bien tassé.**J. Moreau, SALUT LES COPAINS, mars 1972.
C’est dans cet environnement serein qu’ils élaborent dans la villa de Keith Richard, à Villefranche sur mer, l’album EXILE ON MAIN STREET. Dans cet exil, les Rolling Stones avaient pris grand soin d’entraîner avec eux une bonne équipe de musiciens comme Jim Price ou Bobby Keys qui avaient bien sûr déjà travaillé sur l’enregistrement de STICKY FINGERS. Ne manquent pas non plus à l’appel quelques techniciens et le personnel habituel au grand complet. C’est un double album qui nous offrent 18 titres dont 16 sont co-signés Jagger-Richard, et l’un de ces morceaux, Ventilator blues, sera réalisé avec la collaboration de Mick Taylor. Sur cet album on trouve de magnifiques ballades avec guitares acoustiques comme Sweet Virginia. A propos de EXILE ON MAIN STREET , Philippe Paringaux nous laissé ces quelques notes : *** Ces gens disent, un peu étonnés : « Le nouvel album des Stones, vous savez, c’est du ROCK ! » Quelle audacieuse affirmation, quelle stupéfiante découverte ! Comme si les Stones, je vous le demande, avaient jamais fait autre chose que des albums de rock, de rock et de rock encore. Alors il n’était pas difficile de prévoir que la suite de STICKY FINGERS serait du rock, tout comme il n’est pas difficile de prévoir que la suite de EXILE ON MAIN STREET sera encore du rock.***ROCK ET FOLK, juin 1972.
Pour l’anecdote, pendantcette période la villa de Keith Richard est cambriolée et onze guitares sont volées.
EXILE ON MAIN STREET sort le 26 mai sur le label Rolling Stones records alors qu’ils s’apprêtent à affronter pour la 7ème fois les Etats-Unis.
La nouvelle tournée américaine du nord débute donc en juin, au Pacific Coliseum à Vancouver.***Vancouver. Trente et un policiers ont été blessés samedi soir dans une bataille contre une foule de deux milles personnes qui leur envoyaient des pierres et des cocktails Molotov. Ces deux milles jeunes n’avaient pu trouver de billets pour le concert.***ROCK ET FOLK, Août 1972.
En première partie se produit Stevie Wonder. Avec quelques grandes étapes qui rentrent dans les annales du rock ; 1er juin à Los Angeles où on peut voir entres autres invités Billy Preston, Ike and Tina Turner ou Jack Nicholson ; 13 juin avec 60 arrestations et 15 blessés à San Diego (Californie) ; une pluie de gaz lacrymogène à Tucson (Arizona)le 14 ; le 4 juillet 50 000 personnes se pressent au stade J.F Kennedy à New York.
;***Emeute à Montréal. La police charge à Vancouver.Bagarres à Chicago, à Long Beach, à San Diego, et encore lundi, au Madison square garden. Après huit semaines de tournées à travers l’Amérique, le cataclysme Rolling Stones vient de s’abattre sur New York. Prix des places au marché noir : 5 dollars. Cinquante concerts dans trente villes ; en tout, 750 000 spectateurs, 20 millions de Francs de recette. Pour certains quarante huit heures de queue avant d’arriver devant un guichet qui ferme.*** L’EXPRESS, 6 Août 1972.
Le 17 juillet à Montréal avec un grave fait divers : ***BOMBE CONTRE L’ENTREPRISE DES ROLLING STONES. La veille du spectacle, deux individus ont déposé une bombe artisanale sous un camion transportant divers haut-parleurs pour le spectacle des « Rolling Stones ». Tout le quartier a été réveillé en sursaut suite à cette explosion et des vitres ont volé en éclat autour du Forum dont la façade a été quelque peu endommagée. Leur gérant M. Peter Rudge est venu sur les lieux et très flegmatique, ne perdant absolument pas son sourire pour autant, a mentionné : « Ce genre d’incident survient souvent partout où nous passons, et c’est fort regrettable », et il a ajouté : « Malgré cela le spectacle continue ». Effectivement un porte parole de l’organisation Donald K. Donald a confirmé que cela n’empêcherait pas les Rolling Stones de présenter leur spectacle où l’on attend plus de 20 000 personnes.***MAXIPOP, 31 août 1972.Cette tournée se termine le 26 juillet par un concert historique au Madison square garden de New York où eurent lieu 4 concerts en 3 jours, puisqu’un concert dû être rajouté aux trois initialement prévus. ***Jamais groupe de rock n’aura été meilleur que les Rolling Stones ce soir-là, ça ne se discute même pas (surtout lorsque l’on ne les a pas vus) ! Jamais musique de rock n’aura été si totalement reçue par le public que celle des Rolling Stones, et jamais chanteur n’aura autant de pouvoir sur tant de gens. C’est bouleversant, et, d’un seul coup, l’on admet cette vénération dont les Rolling Stones sont l’objet aux Etats unis, l’on comprend qu’il n’y a aucune disproportion entre ce qu’ils sont et ce dont est fait leur mythe. Ce n’est que justice, et les Etats-Unis, par le gigantisme qui s’empare de chacun des évènements qui y naissent, sont évidemment le seul pays qui puissent rendre aux Stones ce qui leur est DU.***JACQUES CHABIRON, ROCK ET FOLK, SEPTEMBRE 1972.
Mick Jagger fête ce jours-là ses 29 ans sur scène et termine sa soirée, à l’hôtel, par un cocktail avec les orchestres de Count Basie et de Muddy Waters. Ce soir là, de nombreux invités dont Bob Dylan ou Woody Allen.
Et puis, en fin d’année, faisant suite à une surveillance discrète de la police concernant leur alimentation depuis leur arrivée en France, un brutal coup de tonnerre avec ces titres dans la presse lyonnaise:
***NOUVELLES AFFAIRES DE DROGUES. Mandat d’arrêt contre l’un des Rolling Stones***LE PROGRES SOIR, 6décembre 1972.
***MANDATS D’ARRET LANCES CONTRE LE ROLLING STONES KEITH RICHARDS ET L’ACTRICE ITALIENNE ANITA PALLENBERG. Nice, 6 décembre. Le parquet de Nice a lancé deux mandats d’arrêt : l’un contre Keith Richards, membre des Rolling Stones , l’autre contre la jeune comédienne italienne Anita Pallenberg, soupçonnés de s’être livrés au trafic de stupéfiants, tel est l’aboutissement d’une longue enquête menée par les policiers niçois.*** LE PROGRES, 7 décembre 1972.
Keith Richard aurait de nouveaux ennuis avec la police française pour utilisation de drogues. Nous apprenons que la justice de notre pays a déposé une requête devant la XII ème chambre correctionnelle qui devra confirmer les mandats le concernant. Ces mesures ne toucheraient que Keith Richard. Bien évidemment les rumeurs vont bon train et à Nice, selon elles, Keith richards et Anita Pallenberg auraient été appréhendés par la police française. Rumeurs qui circulent avec insistance et démenties par la suite.
Dans le même temps un porte parole du groupe fait publier une déclaration des Rolling Stones. Déclaration au nom de Mick Jagger qui dément catégoriquement que Charlie Watts, Bill Wyman, Mick Taylor et lui-même n’aient été inculpés par la police française pour possession ou utilisation d’héroïne. Pas plus qu’il n’a été suggéré quelque achat d’héroïne. Donc n’ayant pas été inculpés, ils n’ont pas été mis en liberté provisoire, comme il avait été dit, et ont répondu librement aux questions qui leur ont été posées. Mick souligne entre autre, que chacun vivait de son coté et ne se retrouve que pour enregistrer des disques.
Quand à Keith Richard, il aurait déclaré :***C’est en lisant les journaux que j’ai appris pour la première fois l’existence d’un mandat d’arrêt contre moi.***LE PROGRES SOIR, 6 décembre 1972.
En décembre se produit au Nicaragua un tremblement de terre.***NICARAGUA. MANAGUA. 25 décembre, La capitale est ravagée par un violent séisme qui fait 18 morts et 50 000 blessés.***EDITION : CHRONIQUES DU 20ème siècle.
Mick jagger, lors d’une conférence de presse à Los Angeles annonce la participation des Rolling Stones à un concert au profit des victimes. Ce concert a lieu le 18 janvier au Forum de Los Angeles avec Santana en première partie. Les 18 000 spectateurs présents permettent de recueillir 3 millions de francs.
Et pendant ce temps là !
19729 mai
LYON, Palais d'hiver
JERRY LEE LEWIS
& the MEMPHIS BEAT
première partie
BURT BLANCA
En ouverture BURT BLANCA qui éxécute quelques classiques de R'N'R, c'est pas pire que les PIRATES ou autres LIONCEAUX des sixties....
Et puis, en pantalon rouge, bottines rouges, il porte même la barbe ! THE Killer JERRY LEE LEWIS.
Un moment il va même engueuler les caméramans de POP 2 qui nous empêchaient de voir.
What'd I Say... Whole Lotta.... qui traîne, qui traîne... avant de rebondir dans la furie de JERRY LEE.
Debout, qu'il est sur le piano, les spectateurs étaient montés sur les tables !!!
Sweet Little sixteen, Little Quennie, Long Tall Sally....
Cela a duré moins d'une demi-heure, mais QUELLE DEMI HEURE !!!!!!
197228 juin
LYON-Gerland, Palais des sports
JOE COCKER
Pour la première fois nous allons voir et entendre JOE COCKER.
Nous étions confortablement assis à quelques mètres de la scène.
J'avais beaucoup aimé ce type avec cette drôle de voix.
Dommage que le public d'une affligeante nullité se soit cru obligé de se la jouer WOODSTOCK !
197212 juillet
Palais des sports-Lyon-Gerland.
MICHEL POLNAREFF
Première partie
DYNASTIE CRISIS
Soirée "gag". Il faut savoir que les billets avaient été imprimés par la boîte où travaillait Jacky, le mari de ma frangine !!!
Autant dire que tous les copains des copains avaient leur entrée ! Imaginez la tronche du "Michel"....
Une première partie à se tordre de rire avec Dynastie Crisis....
Et puis un Polnareff vexé avec un tour de chant laissant beaucoup à désirer. Heureusement, en type intelligent et beau joueur et après qu'il nous ait demandé si nous aimions le Rock n'Roll , pour notre grand plaisir, il termine son show, au piano, par une inoubliable jams de rock n'roll dont Jerry Lee Lewis aurait été assez fier.
Sacrée soirée !!!!
19725 août
LONDRES, stade de WEMBLEY
LONDON ROCK N' ROLL SHOW
Ce samedi, dans le gigantesque temple du foot anglais, le stade de Wembley, nous assistons au "London rock n'roll show"(de 12 h00 à 22 h00).
Avec à l'affiche :
The MC5, hardeux de Détroit,
Screamind Lord Sutch (que j'avais vu en 65 en première partie des Who),
Gary Glitter. Puis les grands pionniers qui se suivent sur cette immense scène :
Bo Diddley avec sa légendaire guitare rectangulaire;
the Memphis Beat qui annoncent l'entrée de Mister Jerry Lee Lewis toujours grandiose, perché sur le piano;
Bill Haley et ses Comets, très surpris du succès nous bisse Rock around the clock dans un délire indescriptible;
la grande folle du Rock n'roll lui succède: I'm the king: Little Richard se paie le bide de sa carrière en nous imposant un lamentable streap tease...
Le show se termine en aphotéose avec Crazy legs papa Berry, le grand Chuck Berry qui fera illuminer le stade à la fin de son show.
Ce fût une grande journée de rock, une de ces journées que nous n'aurions pas voulu manquer. De nombreux Français, comme nous, ont pu dire :
"NOUS y étions !!!!! "
.Mick Jagger était tranquillement installé dans les tribunes VIP.
197210 septembre
LYON, Palais des sports
THE WHO
Première partie
the GOLDEN EARING
THE WHO qui nous présente l'essentiel de TOMMY,
Fabuleux. See me, feel me.... Le micro de Daltrey qui s'envole très haut !!!!
197214 novembre
LYON, Palais d'hiver
IKE & TINA TURNER
C'est la première fois que pour un concert le public est composé pour plus de la moitié de Blacks, certains avec la coupe Afro.
Tout ça pour venir voir ce grand duo de la plus grande revue soul-music du monde IKE & TINA TURNER.
Sans oublier les IKETTES que les spectateurs du dessous de la scène se régalent les yeux fixés sur leurs petites culottes...
197228 novembre
LYON, Palais d'hiver
SANTANA
Comme beaucoup j'ai découvert SANTANA dans le film de WOODSTOCK lorsqu'on prend en pleine tête le fameux Soul sacrifice.
Ce soir-là, au Palais d'hiver de Lyon, c'est en "direct" que nous avons pu apprécier les rythmes délicieusement colorés par les percussions et le style magique de la guitare de Carlos SANTANA.
Soirée magique.
07:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs/culture, livre








Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://therollingstones.blogspirit.com/trackback/1315196
Ecrire un commentaire