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30.04.2008
1993, Stones en solo !
Toujours en 1993, Keith effectue une tournée avec les X Pensive Wino’s.
Mais le fait marquant de cette année c’est principalement l’anniversaire des 50 ans de Mick Jagger, anniversaire que ne manque pas de souhaiter la presse lyonnaise (profitant entre autre de la sortie de l’album Wandering spirit) avec son titre « Mick le rebelle » qui effraya le monde des adultes dans les années soixante. *** Aujourd’hui, les Stones ne font plus peur. Et puis Mick donne dans le bémol désormais. Au cours d’une interview parue la semaine dernière dans le « Point », il dessine le nouveau Jagger quinquagénaire : « Je n’ai jamais parlé pour une génération, j’ai toujours parlé pour moi-même. Je ne suis pas un élu et ma responsabilité n’est pas impliquée… la seule responsabilité que j’ai, c’est en scène vis-à-vis du public : qu’il entende bien, qu’il assiste à un bon spectacle et qu’il soit en sécurité. Le reste ne me regarde pas ».***J-M DURAND , LE PROGRES , 5 février 1993.
Et pour souffler les cinquante printemps, ce 26 juillet 93, un titre sympa avec un gentil coup d’œil pour Mick Jagger. *** Bon anniversaire Mick…. Mick Jagger, le « Peter Pan » du rock comme l’a surnommé son complice et frère ennemi Keith Richard, souffle aujourd’hui ses cinquante bougies. Grand père depuis quelques mois, grâce à Jade, la fille qu’il a eue de son mariage avecBianca Perez Morena de Macias, il semble pourtant incarner à jamais l’image de l’éternelle jeunesse. *** LE PROGRES, 26 juillet 1993.
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27.04.2008
1992 ... le départ de Bill Wyman !
Fin 1992 , Bill Wyman s’éclipse discrètement du groupe. L’heure de la séparation semble consommé lorsqu’on découvre fin 91 un article de Paris Match annonçant « du rififi chez les Stones » et la probable explosion du groupe. Deux pages d’interview, somme toute assez banales donne néanmoins l’occasion à Bill, le Fantôme, de se laisser aller à un aveu quand le journaliste lui fait remarquer qu’il paraît si loin de tout lorsqu’il est sur scène. *** En fait, placide comme je suis, je suis le spectateur de deux shows à la fois : ces quatre types qui fond des bonds sur la scène à ma droite et, devant moi des milliers de personnes qui donnent elles aussi, un spectacle à part entière.*** d’après ROMAIN CLERGEAT, PARIS MATCH 1991.
Un peu plus tard Mick Jagger se laissera aller à quelques commentaires sur Bill Wyman qui n’était déjà plus un Stone. *** « C’est quelque chose de terrible. Je ne sais pas comment je vais le vivre. Je crois que Bill en avait marre. Sur la dernière tournée, pourtant, les choses paraissaient bien se passer pour lui. Il a suffisamment d’argent, et je présume qu’il désirait tourner la page. Nous n’avons pas parlé ensemble,mais je ne pense pas que nous engagerons un bassiste permanent. Nous allons enregistrer un autre album studio, suivi d’une tournée et, au bout d’une période de deux, on fera le bilan. » *** d’après FRANCOIS JOUFFA, les Stones, 40 ans de rock n’roll.
Bill Wyman quitte officiellement le groupe le 6 janvier 1993 prétendant que sa fortune , son restaurant (Sticky Finger à Londres) et la rédaction de ses mémoires vont désormais lui suffir, nous faisant quand même en partant un petit salut à sa manière : *** « j’ai été un Stone durant trente ans, avec plein de souvenirs particuliers . Cela a été merveilleux. Je crois que les deux dernières années passées avec eux ont été les meilleures que nous avons connues. Je suis donc plutôt content de m’arrêter après cela. »*** IDEM.
Pendant cette période on assiste en même temps à une course effrénée entre Mick Jagger et Keith Richards, à savoir qui de l’autre sortira son album solo le premier. C’est ainsi que nous pourrons écouter l’album de Keith avec The X-Pensive Wino’s live at the Hollywood palladium (enrégistré le 15 décembre 1988, aussi en vidéocassette), sorti fin 1991, puis Main offender (mi octobre 1992) et enfin Wandering spirit de Mick Jagger (son 3ème album) le 8 février 1993.
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26.04.2008
1991, ... Flashpoint
1991, ... Flashpoint, les Stones à la GEODE en IMAX !
Il nous faudra alors attendre quelques mois, pour que de nouveau, l’actualité se tourne sur les Rolling Stones. Cela a lieu en avril de cette année 1991. Comme nous l’espérions, ils nous offrent un nouvel album live qui résume les deux tournées STEEL WHEELS/URBAN JUNGLE. Nous y retrouvons avec grand plaisirs les principaux morceaux que nous avons écoutés lors des concerts de Marseille ou Turin, notamment la fracassante intro de Start me up ou encore la super version de Paint it black. En prime, nous avons Little red rooster avec Eric Clapton.
A propos de la sortie de cet album, FLASHPOINT, Yvon Rondu écrit dans le Progrès LES STONES DEVANT L’ETERNEL. *** Le plus grand groupe du monde lors de sa tournée gigantesque : FLASHPOINT , cinquième album en public des Stones, est la conclusion logique d’un come-back programmé sur deux ans, et totalement réussi. Les Stones sont désormais réellement passés dans la légende, aux portes de l’éternel, canonisés de leur vivant à l’aube de la cinquantaine.*** Yvon RONDU , le PROGRES , 28 avril 1991.
Et toujours sur cette nouvelle galette, Philippe Manœuvre, chroniqueur de Rock et Folk et Monsieur Es-Rolling Stones, nous avouera : « Je m’excuse d’insister encore, mais ce disque-là, le Stones en public (le cinquième !), c’est un de ceux que je vais garder….. Ces Stones, je vais en faire mon disque de réveil, mon disque de virée et mon disque de tout un tas de chose… »
Un peu plus tard sur la fin de l’année, on retrouve Keith Richard en Espagne. Plus précisément à Séville, le 17 octobre devant un très large public. C’est pendant les préparatifs de l’exposition universelle 1992, que pendant huit jours est organisé le festival « Guitar Legends », durant lequel se produiront de très grandes stars de la guitare comme B.B KiNG, Bo Diddley, ou encore Jack Bruce (ex Cream), Bob Dylan et… Keith Richard.
Après l’album FLASHPOINT , nous avons droit en cette fin d’année, décidemment carrément Stones, à la sortie d’un film qui sera projeté à la Géode de la Cité des sciences à Paris. Ce film intitulé Rolling Stones at the MAX nous permet de revivre les concerts de Urban Jungle comme si on était avec les Stones sur scène ! Ce film est diffusé à partir du 28 octobre 1991 et à cette occasion, Mick Jagger présent pour le lancement déclare : *** Les Rolling Stones ont encore un avenir, un avenir artistique je ne sais pas, du point de vue commercial en tout cas oui.*** VAR MATIN , octobre 1991.
A cette époque le siège social de la société qui m’employait se situait à Paris et j’eus donc la chance de pouvoir assister en février 1992, à une projection, et pendant une heure trente le bonheur de se retrouver au cœur du concert, savourant Brown Sugar, Honky tonk woman, Ruby Tuesday ou Satisfaction, bien calé dans mon fauteuil, mais presque à « pouvoir toucher » chacun des Stones tant l’effet relief/stéréophonie rend le spectacle magique (Ce procédé très sophistiqué permet une projection sur un écran hémisphérique d’un diamètre de 26 m, soit 180 degrés et dépasse très largement le champ maximal de vision d’un être humain qui est de 120 degrés à l’horizontal et 140 degrés à la verticale). Il est vrai que la cassette vidéo commercialisée plus tard ne donne en aucun cas ces sensations de proximité qui font dire à Mick Jagger avec humour, qu’avant « il n’avait jamais vu les Rolling Stones en concert »….
Pour rester un instant dans le domaine du cinéma Mick Jagger annonce qu’il tourne dans un film de science fiction Free Jack dans lequel il joue un tueur à gages.
A ce propos il rencontrera quelques déboires avec le Japon lors du lancement de Free Jack dans ce pays. En effet les services d’immigration japonais sont très sourcilleux vis-à-vis des vedettes étrangères condamnées dans le passé pour consommation de drogue, même si ce n’est pas sur le territoire japonais. C’est ainsi que Mick Jagger, sur la liste noire, n’avait pu se rendre au Japon en 73. Autorisé à s’y rendre en 88 et 90, il aurait oublié cette fois de faire sa demande pour son arrivée à Tokyo. Ce qui nous valut *** Le Japon se méfie de Mick Jagger. Après une journée d’attente à l’aéroport international de Tokyo-Narita, le chanteur britannique Mick Jagger a obtenu hier un visa spécial du ministre de la justice lui permettant d entrer sur le territoire japonais. Arrivé dimanche pour lancer son dernier film au Japon, Mick Jagger s’était vu refuser l’entrée du territoire par les services d’immigration de Narita, en raison de son passé de consommateur de stupéfiants.*** LE PROGRES, 18 février 1992.
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25.04.2008
1990... The Rolling Stones... L'Urban Jungle à la télé et dans les magazimes TV...
Les Stones, Folies télévisuelles...
Une fois encore, les Rolling Stones ont été acclamés, ovationnés, tels des gladiateurs des temps modernes, dans les stades qui auraient remplacé les arènes, par des milliers de supporters avides de rock n’ roll. Et pendant ce temps, vaste phénomène, ils suscitent toujours les féroces appétits journalistiques.
C’est pourquoi, une fois encore, pendant ces trois mois de folie, à l’occasion du passage des Rolling Stones dans différentes émissions télévisuelles, les chroniqueurs des hebdos spécialisés, ou des quotidiens dans leurs pages TV, y allèrent de leurs commentaires, faisant parfois de gros titre sur le sujet !
A propos d’un reportage diffusé le 9 juin sur Canal +, télé 7 jours du 3 au 9 juin propose : « 25 ANS PLUS TARD, LES STONES ROULENT TOUJOURS ».*** « Je ne me vois pas chanter Satisfaction à 40 ans comme Elvis devant les vieilles rombières de Las Vegas » claironnait Mick Jagger, il y a une vingtaine d’années. Et pourtant ! Ce qu’il n’avait pas prévu non plus, c’est qu’une chaîne de télévision, Canal + en l’occurrence, rallumerait les souvenirs pour fêter vingt-cinq ans du groupe, le samedi 9 juin à 22 h25, avec interviews et extraits de concerts.------ Aujourd’hui, Mick chante toujours Satisfaction, devant des stades combles. Et si les rombières qu’il redoutait restent à la maison, ce sont leurs filles qui fêtent le démon du rock and roll. Ce diable d’homme, père de famille nombreuse, a 46 ans !.*** CHRISTINE WATSON, Télé 7Jours, 3 au 9 juin 1990.
Le Progrès, pour une émission sur A2 le 18 juin : *** Les Rolling Stones. Après avoir enflammé les Etats-unis l’automne dernier, Mick Jagger et sa bande débarquent sur la vieille Europe. Ils ont fait sauter la banque outre atlantique et s’apprêtent à renouveler l’opération chez nous. Première mercredi à Marseille. Ca roule pour les Stones. Après les Etats-Unis, papy Jagger, Tonton Keith Richards et consorts déferlent sue l’Europe. Trente sept concerts dans dix pays et une pluie de devises pour ces vétérans du rock dont la devise est devenue « time is money ». « Les affaires sont les affaires » a d ‘ailleurs déclaré récemment le beau Mick.------ Mazette, quel retour pour Jagger et ses chics types ! On les croyait pourtant finis jusqu’à la sortie de leur dernier album STEEL WHELLS. Un disque 100% Stones avec un son très années 70, et donc complètement dans le coup, la techno-pop et autres avatars de la musique minimum mâtinée de sons synthétiques ayant pris un sérieux coup dans l’aile ces derniers temps. ***J.M DURAND, LE PROGRES, 18 JUIN 1990.
Annonçant la diffusion d’un concert le 26 juin sur Canal +, télé 7 jours proclame : « Vingt-sept ans après, ils déchaînent encore les passions. LA FOLIE ROLLING STONES ». *** Ils sont nés en janvier 1963, dans le sous-sol d’un pub de la banlieue londonienne. Aujourd’hui les Stones--moyenne d’âges quarante huit ans—continuent de déplacer les foules. La preuve, leur dernière (pour l’instant) tournée mondiale, qui a déjàpermis à des millions de fans d’assouvir leur passion de musique et de show. Une tournée géante qui va sillonner ces jours-ci la France (à Marseille le 21, et au Parc des princes à Paris les 22, 23 et 25 juin).------ Aujourd’hui, ceux qui se massent aux concerts des Rolling Stones et achètent leurs compilations sur disques laser ne sont pas seulement des adultes nostalgiques, mais des millions d’adolescents qui découvrent les riffs hargneux de Keith Richard, la provocation de Mick Jagger, la basse efficace de Bill Wyman, la pêche et la discrétion du batteur Charlie watts et le caractère espiègle du dernier venu dans le groupe, le guitariste Ron wood. Leur premier manager n’avait pas tort : les Stones ne seront jamais comme les autres.------ En 1990, après les années de bruit et de fureur, les sévices de la gloire semblent les avoir épargnés. Le rock a mûri et les acteurs de son théâtre démoniaque se sont assagis. Seule la génération montante pourra nous dire si les Stones sont éligibles pour un prochain mandat en l’an 2000.*** DOMINIQUE FARRAN, TELE 7 JOURS , JUIN 1990.
Et enfin Télérama les 20 et 23 juin, « LES STONES C’EST REPARTI COMME EN 60 , ROULEZ JEUNESSE ! ».*** Ca roule pour les Stones. Les revoilà dans une méga-tournée. Croulant sous les projos, le matos et les dollars, les vieilles pierres pètent le feu ; on aime toujours. Avec ou sans rides.------ Cette fois, c’est leur tournée. Plutôt un tour de force : trente deux villes américaines visitées en soixante concerts mammouthesques, au cours de l’automne 89, rassemblant près de trois millions de spectateurs.------ Au bout du compte (plus de deux heures), une fois retombées les dernières étincelles du feu d’artifice final, on reste heureux et moulu sur son gradin tarifié. Avec l’impression d’avoir assisté à une reconstitution historique fastueuse et le sentiment réconfortant, qu’un passé qu’on croyait relégué à l’age de pierre, batifole toujours à nos cotés. Qui n’a jamais cédé avec satisfaction à la nostalgie des Rolling Stones nous jette la première pierre. *** Philippe BARBOT, TELERAMA, 20 JUIN 1990.
On laissera volontiers le mot de la fin à Best : *** L’événement du mois était sans nul doute la déferlante Rolling Stones qui s’abattait sur Paris. Une couverture médiatique sans précédent pour des Stones qui n’étaient pas venus à Paris depuis 1982, l’immensité du Parc des princes, la fatigue supposée des héros et le cliquetis incessant des multiples tiroirs caisses laissaient planer quelques doutes sur la réussite des concerts malgré l’incontestable succès des précédents sets en Europe. C’était sans compter sans l’immense capacité des Stones à tenir la scène, a être sans conteste encore un des meilleurs groupe live et à leur habitude de jouer dans des endroits démesurés.------ Le feu d’artifice n’en finit pas d’abasourdir 60 000 spectateurs conscients d’avoir approché la légende, d’avoir vu les derniers monstres qui arrivent à concilier le cirque barnum et l’histoire du rock n’roll.*** ERIC LEEDS, BEST, AOUT 1990.
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20.04.2008
1990, STEEL WHEELS, Turin, Pragues
28 juillet, Turin,
Mon enthousiasme communicatif, surtout quand il s’agit des Rolling Stones, entraîna quelques amis à regretter de n’être pas aller à Marseille pour les voir le 20 juin. Chacun d’entre eux ne les ayant d’ailleurs jamais vu. En examinant une carte routière de plus près, à l’évidence il apparaît que Turin est à portée de voiture. Après concertation, la décision est vite prise : nous irons voir les Stones à Turin ! Un détour à la FNAC de Lyon, entre deux rendez-vous commerciaux, et voilà les billets in the poche. Les concerts ont lieu le 28 et 29 juillet, et le 28 tombe un samedi, ainsi personne n’aura à manquer le travail.
Nous nous donnons rendez-vous à Lyon où j’attends Christian, Jean Marie et Geneviève qui viennent de Valence, et Serge qui arrive de l’Ain. Trois heures, à peine, de voiture plus tard, nous voilà arrivé devant ce superbe stade olympique de Turin où grouille une multitude de personnes.
De nombreux vendeurs de T-shirts à la sauvette nous accostent, il en vient de partout. Il faut dire que les T-shirts, dont certains de très bonne qualité, sont bon marché, ce qui nous permit d’en acheter plusieurs afin de pouvoir en offrir au retour à Lyon. Bien sûr, il faut pénétrer dans l’enceinte du stade, pour se faire, le cérémonial est toujours le même pour franchir la barrière de sécurité : fouille, etc…. Mais comme à Marseille, tout se passe bien.
Bien sûr, une fois à l’intérieur, Turin ressemble à Marseille ou Paris, à priori la même scène, le même show. En fait, assister à un deuxième, offre l’avantage, hormis le plaisir de les revoir si peu de temps après, de connaître une partie de ce que l’on va revoir, mais d’être étonné par le « comment ça marche », puisque attentif à l’effet qui va suivre. Par exemple Mick jagger qui prend un ascenseur situé derrière la scène pour se retrouver tout en haut de la tour pour attaquer Sympathy for the devil. Il redescend par les mêmes moyens pour bondir sur le devant de la scène où l’attendaient les autres en jouant l’intro… Please let me introduce myself….
Un mois après c'est bien encore l'émerveillement, avec les frissons en prime, la magie des rolling stones est infaillible. Je ne saurais encore aujourd’hui décrire l’étonnement, la joie qu’ont ressentie mes amis qui voyaient pour la première fois les rolling Stones dont je leur avais si souvent et tant parlé, sans jamais pouvoir modérer ma passion pour cette musique tellement bien servie par ce grand groupe. Après le concert nous avons repris la route pour faire quelques kilomètres, le temps de trouver un coin de champ pour planter les guitounes pour passer la nuit qui fût assez courte. Nous prenons un petit déjeuner en Italie en parlant, entre deux croissants, des grands moments d’émotion vécus durant le concert d’hier soir. Nous achetons la Stampa, le seul journal disponible dans ce coin perdu d’Italie, c’était dimanche matin ! Chacun est ensuite reparti, avec ses souvenirs, de son côté en se promettant d’être présent, sans aucune hésitation, à la prochaine fois.
Après Marseille, Paris, Turin, les Rolling Stones font un crochet par Berlin, où ils jouent le 13 et 14 août. Eddy qui se trouvait là-bas à ce moment-là, et bien qu’il ne les ait pas vus en concert, me rapporta un super cadeau : l’affiche STEEL WHEELS 90 des concerts berlinois. Pragues...Pour achever cette mémorable tournée européenne 1990 ils acceptent pour la première fois de jouer en Tchécoslovaquie, à Prague.C’est un scoop du Progrès de début août qui nous l’apprend : « *** Le premier concert du groupe Rolling Stones en Tchécoslovaquie aura lieu le 18 août prochain dans un grand stade sportif à Prague devant quelque 100 000 spectateurs, selon le contrat signé hier à Vienne. Le Président Havel assistera au concert a indiqué aux journalistes le musicien Ladislav Kantor, chef du secrétariat du Président havel. Le légendaire groupe de rock présentera dans la capitale tchèque son programme « Rolling Stones Urban Jungle Europe 1990 ».*** LE PROGRES, 11 août 1990.
L’événement historique sera grandement rapporté par plusieurs grands quotidiens français, comme le Journal du dimanche qui remarque : « A Prague, Jagger tire la langue à Staline ».*** « Les tanks sont partis, les Rolling Stones arrivent. ». C’est au son de ce slogan scandé par 110 000 personnes que le groupe anglais a été accueilli, hier soir, pour un concert unique à Prague. Ultime étape de leur tournée mondiale démarrée voici tout juste un an.------Budapest et Varsovie avaient été préalablement choisies par les Stones pour y diffuser leur rock à l’Est. Jusqu’à ce que Vaclav Havel, ami de Lou Reed, de Zappa et de Paul Simon, demande personnellement au groupe de se produire dans sa ville. Le Président-écrivain recevait d’ailleurs Mick Jagger, quelques heures avant le concert.------ Dans la foulée (Mick Jagger) il a même fait placer en ville un logo géant des Stones-La fameuse langue tirée- sur le socle de la statue de Staline.*** CARLOS GOMES, JOURNAL DU DIMANCHE, 19 AOUT 1990.
Nice matin du 19 annonce « Les Rolling Stones à Prague » *** C’est le Président Havel qui a décidé Mick jagger ». « C’est une grande occasion pour nous de jouer devant des gens qui ne pouvaient pas nous écouter dans le passé », a déclaré le guitariste Keith Richard avant que les Rolling Stones allaient donner hier soir au stade Spartakiadni dans le cadre de leur tournée « Urban Jungle ».*** NICE MATIN, 19 AOUT 1990.
Lyon matin se fit aussi écho de cette date mémorable : « Les Rolling Stones à Prague, 110 000 fans, Vaclav Havel a assisté au concert » *** très populaire en Tchécoslovaquie depuis les années 60, mais sous surveillance après l’écrasement du « printemps de Prague », le rock a triomphé samedi au stade Strahov à Prague avec un concert nostalgie des Rolling Stones qui a rassemblé 110 000 fans enthousiasmes. *** LYON MATIN, 20 AOUT 1990. Et le Progrès, pour ne pas être en reste : « POUR LA PREMIERE FOIS EN TCHECOSLOVAQUIE. Les Rolling Stones en concert à Prague. ».
C’est ainsi, juste avant l’ultime show en Angleterre, que se termine cette nouvelle inoubliable tournée, cuvée 1990.
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19.04.2008
1990, l'Urban Jungle à Paris
Paris, 22.23.23 juin...
Après la liesse que connurent les Stones à Marseille, c’est le rendez-vous avec la Capitale française qui les attend. Il est prévu 3 soirs, les 22, 23, et 25 qui comme on s’en rappelle a sans doute été rajouté à la place de Lyon !!!!
Là encore, les 3 concerts vont drainer et enflammer un immense public. Tiens, même qu’à Lyon il nous fut possible d’avoir quelques échos dans notre principal quotidien Le Progrès.
« LES STONES AU PARC, SATISFACTION »
L’auteur de la chronique du jour nous commente le passage des Stones comme on le ferait pour une rencontre de foot-ball, stade obligeant sûrement…*** Les Pierres liftées roulent sur l’or mais ils n’ont pas roulé leur public. L’entreprise Jagger a encore du jus. Au Parc des princes, pas de ballon, pas d’arbitre, pas de hooligans, juste une foule bon enfant qui découvre (pour les teen-agers) ou retrouve (pour les papis et mamies rockers) une drôle d’équipe ; le dernier match en 82 n’avait été guère concluant, mis à part la dernière demi-heure de tir-au-tubes. Mais en huit ans, on a le temps d’oublier, de se refaire un mythe, une attente et même un groupe, un bon groupe pour une tournée. Même si le capitaine-entraîneur Jagger s’est entre temps égaré en solo en seconde division.------ Deux heures du mat’ dans un pub rock des halles, devant une petite centaine d’attablés, un obscur trio de jeunots reprend Jumping jack flash entre un Lou Reed et un Who. A un moment donné, le chanteur demande à l’assistance : y’en a qui étaient au « Parc » ? Le oui est quasi général. La plupart des consommateurs vient de passer son bac ou fréquente la fac. La moyenne d’âges des Stones est 48 ans. *** BRUNOS THOMAS, LE PROGRES, 23 JUIN 1990.
Le lendemain, alors qu’on n’en attendait pas autant, nous avons droit à une deuxième couche : « ET JAGGER APPARUT EN REDINGOTE VERTE… » *** Ils étaient 60 000 au parc des princes pour fêter le retour des Stones. Jubilatoire, géant ! Vingt sept ans de gloire et ça roule toujours plus fort pour les Stones. Hier au parc des princes, les cinq caillasses ont rendu fous de bonheur les 60 000 personnes (ados, curieux, parents mordus et jeunes grands-papis et mamies nostalgiques) massées. Il n’est pas jusqu’aux plus réticents (déçus par leur dernier spectacle de 82) ou au plus mal léchés (victimes du temps maussade) qui n’aient déposé les armes devant la bande à jagger.------ Chaque titre claque comme une victoire scandée par une foule chauffée à blanc. Dans cette pâmoison suprême, arrivent en triomphe les maîtres jockers « Satisfaction », « Brown sugar », « Jumping jack flash » et un feu de bicentenaire du 14 juillet ! Bref, la plus improbable exploration du temps restera la plus dingue de l’histoire du rock. ***MONIQUE PREVOST, LE PROGRES, 24 JUIN 1990.
Nous aurons droit à quelques mots sur le parc en lisant le 24 juin le dossier « LES GRANDS CONCERTS SE MEURENT » que nous avons évoqué lors de l’annulation du concert prévu à Lyon. *** Au cœur de la verdure proche de l’hippodrome d’Auteuil à Paris, la jungle de béton du parc des princes accueille, jusqu’à lundi, la multinationale Rolling Stones, pour trois concerts de cet « Urban jungle Tour » 1990, qui bat tous les records de popularité (cent cinquante mille personnes au total !). Dès les premières mesures, c’est l’évidence ; ce show sera bien meilleur que celui de 1982. le parc des princes explose d’entrée, quand les feux de Bengale jaillissent devant la scène et illuminent l’intro hyper électrique de Start me up. Le départ est fulgurant, et pendant deux heures et demie les Stones ne relâcheront jamais la pression ; *** YVON RONDU, LE PROGRES, 25 JUIN 1990.
Quant à Libération, en avant-première des concerts parisiens, titre « IT’S ONLY ROLLING STONES » « Avant hier, ils transformaient Marseille en feu de Bengale sous la pluie : quel meilleur résumé pour ce gigantesque final enter Jungle rock et Urbanité , Avant Marseille c’était les Pays-Bas, et ce week-end, Paris ». ils nous sortent un papier de plusieurs pages, pour nous présenter, nous représenter devrais-je dire, les Rolling Stones et plus particulièrement Mick Jagger dans une interview qui nous ramène à l‘enfance de Mick Jagger avec le genre de questions dignes d’un Psy : « Quelle type de musique écoutait-on chez les Jagger ?--- Etiez-vous ce qu’on appelle un enfant gâté ? --- Comment avez-vous réagi à la naissance de votre frère ?…. ». It’s pas vraiment rock n’ roll tout ça !….. M’enfin ?
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17.04.2008
1990, l'Urban Jungle Stade Vél'
Marseille, la presse s'enthousiasme
…. 21 juin, lendemain de concert. Les lendemains qui généralement déchantent après la grande fête, sont moroses. Mais aujourd’hui, nous allons vivre une prolongation, car une fois n’est pas coutume, la presse a décidé, d’une certaine manière, à sa façon, de prolonger, le temps d’une lecture, cette grand’ messe donnée la veille par les Rolling stones. En effet, avec encore plus d’enthousiasme qu’à l’annonce, dans leurs colonnes, du concert, les gros titres fleurissent dans les kiosques marseillais. De mémoire de rockeur, jamais une telle avalanche d’articles et de compte-rendus de concerts sur le rock n’avaient consommé autant d’encre, pour applaudir, et généré un si grand nombre de pages dédiées aux Rolling Stones autrement que pour les conspuer !
« ROLLING STONES : LE STADE VELODROME EN FOLIE ! » s’écrie le Méridional ! *** 55 000 personnes en délire. Les Rolling stones ont fait vibrer le stade vélodrome au moins autant que l’OM ! Bel exploit en vérité. Comme à Barcelone une semaine plus tôt, la pluie a bien failli gâcher, hier soir, le concert des Rolling Stones à Marseille. On eu peur, on a eu chaud, mais finalement touts s‘est bien passé, plus de peur que de mal, la pluie nous a laissé vivre en paix notre amour du rock n roll et notre plaisir de voir et entendre les Rolling Stones.------ Le décor de jungle urbaine se darde de couleurs salies par la météo douteuse : vert passé, orange terne, rouge lointain. Heureusement la musique, elle, est impériale. Et les écrans géants relaient les yeux de ceux qui sont loin.------ Epuisant. Ereintant, magique. Pour les vrais fans –et il y en avait sûrement… 54 999 hier soir—ce concert des Stones restera un souvenir éternel. Hurlé, chanté, dansé avec un bonheur qui se lisait dans tous les yeux et les sourires. Si vous avez chanté tout au long des deux heures et demi, votre voix s’en ressent sûrement ce matin….Mais quel bonheur cela aura été ! Really terrifying !*** PATRICK COULOMB, LE MERIDIONAL, 21 JUIN 1990.
Apparemment, le Méridional avait détaché un commando au concert pour que nous puissions trouver cet autre titre « NOUS SOMMES 55 000 A AVOIR 20 ANS ! » *** Carrefour des « générations Rolling Stones », le concert marseillais a réuni tous les âges et tous les souvenirs. Qui l‘eut cru : il fut un temps où la musique des Stones était dans les foyers synonyme de discorde, caractéristiques des conflits inter-générations. Autrement dit, il y avis ceux qui écoutaient des chansons, fredonnaient de jolis refrains, sagement « à leur place » dans la société, et ceux qui swingaient sur de la musique, vibraient à la voix de Jagger, et bousculaient, avec la même vitalité, les rangs de la même société. Le temps a passé : une génération. Et magiquement, tous les âges se sont retrouvés hier soir au stade vélodrome. Nul n’y est venu découvrir quoi que ce soit : chacun était là pour retrouver les émotions immanquablement accrochées aux mélodies. Et elles étaient au rendez-vous, dans une ambiance aussi électrique que le vent orageux. *** SILVIE ARIES, LE MERIDIONAL, 21 JUIN 1990.
Et un troisième compère d’écrire : *** SEC, NERVEU, NATURE… Voilà, c’est fini. La fête est terminée. Et le gigantesque feu d’artifice qui indique aux cinquante mille spectateurs encore sous le choc la porte de sortie a quelque chose de triste. Une drôle de sensation. A mi-chemin entre le désir d’exprimer une joie intense, de crier, d’exploser et celui de tout garder pour soi. De savourer de l’intérieur. Et puis, il y a la crainte. Celle que provoque la durée des vacances prises par les « Pierres précieuses » entre deux tournées. Six à huit ans en moyenne. De quoi se dire sérieusement, qu’on vient, cette fois-ci, d’assister à la der des der. Qu’on aura bien le temps de ressasser tout ça et de dire qu’on y était… Les “Rolling Stones” ont hier soir envoyé leurs détracteurs dans les cordes. Ceux-là même, qui depuis plusieurs années les considéraient comme un ramassis de vieux débris tout juste bons à se chamailler, ont dû—on l’espère—revoir leur jugement. Car d’anciens combattants, croulant sous le poids des ans, nous n’en avons pas vus. Bien au contraire. Nos « Papy » préférés ont donné une véritable leçon de vitalité.------ Qu’on était loin, hier, des sons lessive sans saveur que proposent les roitelets du Top 50. Mick Jagger, Keith Richard, Ron Wood, Charlie Watts et Bill Wyman, ont prouvé que si le rock n roll n’attendait pas toujours le nombre des années, il ne détestait pas non plus choisir ses plus fidèles représentants dans les hordes de quinquagénaires pétulants. Rassurant, vous ne trouvez pas ? *** GUILLAUME SINGER, LE MERIDIONAL, 21 JUIN 1990.
Pour le Provençal qui détacha 5 correspondants, « C’était la grande kermesse du rock au stade vélodrome. 55 000 FANS POUR LES STONES » *** Malgré la pluie, ils étaient encore plus nombreux que prévus, venus de tout le sud de la France. Beaucoup de tout jeunes dans la foule. En revanche, moins de quadragénaires. Les fidèles de la première heure, les fans des sixties n’étaient pas tous au rendez-vous.***. C’était aussi « only rock n’ roll et DIABOLIQUEMENT STONES » *** Je n’écoute jamais nos vieux albums. Parce que cela ne m’intéresse pas. C’est maintenant qu’ils m’intéressent (Mick jagger). ------ Mais Mick Jagger sait bien que face à un public large de 30 ans d’adolescence rebelle, il importe de piocher dans la vingtaine de disques marqués de l’emblématique langue rouge. Et il ne s’en prive pas.------ Mais l’image qui restera à jamais collée au corps des 55 000 furieux d’une nuit, outre le final somptueux « Jumping jack flash-Satisfaction » (avec un feu d’artifice en prime), c’est le rictus menaçant de Mick jagger sur Sympathy for the devil, incantation au malin, décharge de lucidité avouée à trente mètres de hauteur. Et puis surtout ce solo de guitare anguleux sabordé par le père Keith, contrepoint parfait du défi vocal de l’ami Mick, mise à mort d’une guitare qui semblait brûler de jouissance sous l’attaque acerbe d’un médiator qui n’a pas fini de rouler… Tout simplement grandiose. Et nécessaire. *** FRED GUILLEDOUX, LE PROVENCAL, 21 JUIN 1990.
Et enfin la Marseillaise de clamer « Stones à Marseille : SATISFACTION » *** La première étape française de la tournée européenne des Rolling Stones a réuni plus de 50 000 personnes au stade vélodrome de Marseille, qui a vibré pendant deux heures au rythme de Mick jagger et les siens. Le plaisir d’écouter une voix singulière et des sons qui ont conquis le monde.***, Et de crier « HOURRA, STONES RAGEURS, STONES ENCORE » *** La jungle urbaine des Stones a déferlé sur 55 000 marseillais enthousiastes. ------ soudain Mick jagger et les siens, les baroudeurs du rock se trouvent face à face avec près de trois générations de fans. Pas de préambule. Le mot est donné, le show démarre sur les riffs assurés d’un Start me up irrésistible. ------ Hier soir Mick Jagger a subjugué les teen-agers autant que ses plus vieux fidèles. D’Angie à Steel Wheels le pont a été jeté avec succès. Mission accomplie, pour le plus grand groupe de rock du monde. *** ANTONIO MOREIRA, LA MARSEILLAISE, 21 JUIN 1990.
Et de surenchérir « MARSEILLE EST « STONE » » *** Environ cinquante mille personnes de tous âges au stade vélodrome de Marseille pour l’événement rock de l’année dans cette ville. Les rolling Stones sont passés. Ni les novices ni les fans ne les ont loupés.------ Minute, papillon, encore un instant, les voici, les voilà, Mick jagger en tête. Tonnerre de bravos, de sifflets, de trépignements. De jeunesse. Lorsque l’écran géant cadre la silhouette longiligne de Mick qui fait déjà des siennes, le grondement et les ovations redoublent d’intensité.------ Alors, à ces moments-là, la nuit est complète au-dessus de l’arène enflée de musique, et des briquets, par myriades, dressent leur flamme vers le ciel au rythme du slow. Cela fait comme une micro-ville dans la nuit qui tient dans le stade. Comme si tout Marseille était là. Non, tout Marseille n’était pas là. Mais les cinquante mille personnes présentent auront l’occasion de lancer cette phrase qui dit enfin, simplement, le plaisir : « j’y étais ! ». *** ALBERT LAMMERTYN, LA MARSEILLAISE, 21 JUIN 1990.
08:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, livre
16.04.2008
1990, Urban jungle à Marseille
Marseille, 20 juin,
J’arrive à Marseille la veille du concert et le lendemain matin, quelle n’est pas mon énorme surprise de découvrir dans les kiosques marseillais la folie, la liesse exprimée par la majorité des grands quotidiens de la ville, La Marseillaise, Le Provençal, Le Méridional, Le Soir, chacun y allant de premières pages grandioses accompagnées le plus souvent par des suppléments gratuits de quelquefois 10 pages pour encenser les Rolling Stones… *** 50 000 fans attendus demain. . les Stones à Marseille. Ils joueront demain à Marseille devant 50 000 personnes. Un stade pour les Stones. Vingt-quatre ans… l’attente aura été longue. Mais demain, ils seront là : Mick, Keith, Bill, Charlie et Ron. Autrement dit, les Rolling stones, le plus grand groupe de rock n’ roll du monde. Lors de leur première venue à Marseille en 1966, 3000 fans les avaient retrouvés à la salle Vallier. Demain, ils seront 50 000, sur les gradins et sur la pelouse du stade Vélodrome, à nouveau transformé en gigantesque salle de spectacle, un an après l’essai réussi du Pink Floyd. ------ Car au-delà des années et des générations, les Rolling Stones proposent toujours après trente ans de bons et loyaux services, ce qui se fait de mieux en matière de concert de grande envergure. It’s only rock n’roll...and we like it! *** FRED GUILLEDOUX, LE PROVENCAL,19 JUIN 1990
Nous sommes donc le 20 juin, et malgré un temps assez incertain, c’est le délire. Incroyable à imaginer quelques années auparavant, totalement impensable dans les années 66-70. la grande fête annoncée et attendue par cette presse unanime qui rivalise dans l’art du meilleur titre, de la meilleure éloge sur le plus grand groupe de rock n’ roll du monde…
C’est ainsi que La Marseillaise fait sa Une avec : « Marseille, voilà les Stones. Vingt ans après : toujours là ».***Sur le stade, tout est prêt. Le sérieux britannique, et singulièrement anglais, n’échappe pas à l’organisation d’un concert comme celui de ce soir. Le hasard n’a aucun lopin de gazon sur le stade Vélodrome de Marseille. C’est que cinquante mille personnes viendront faire autour des Stones leur propre concert. Elles arriveront de tout le sud de la France, d’Espagne, d’Italie.------ Un soin particulier a été apporté à la protection de la pelouse. Pour la préserver un parquet contreplaqué « hydrofuge » de quinze millimètres d’épaisseur a été préféré aux habituelles bâches de plastique. La pelouse pourra respirer, sans être piétinée.***ALBERT LAMMERTYN, LA MARSEILLAISE, 20 JUIN 1990. Juste à coté, c’est le Provençal qui surenchérit en nous proposant un supplément gratuit « on sort » qui nous dit « Marseille est Stones » « Le stade vél’ en folie, Ce soir, les Stones » et nous propose un historique détaillé des Stones, accompagné de textes de chansons, ainsi que des témoignages de fans ayant assisté aux concerts de 1966. Il nous remémore l’anecdote du barreau de chaise que reçut Mick Jagger lors du dernier concert. *** Ils placèrent aux bons endroits leurs « tubes » internationaux. Ils terminèrent par le tonitruant « Satisfaction », qu’ils semblèrent donner aux personnages extraordinaires s’écrasant en vagues chevelues autour de la scène. Tout cela se bousculait dans une joyeuse folie. Au fond c’était terriblement sympathique ! (Eugène Saccomano). Dans la cohue et malgré un service d’ordre assuré par les agents cyclistes, Mick jagger devait recevoir un barreau de chaise sur l’arcade droite. Après un passage à la Conception, il pouvait finalement rentrer le soir à l’hôtel avec un bandage impressionnant sur la tête. Heureusement la blessure était sans gravité et quelques heures plus tard il prenait le train en gare St-Charles. Mais avant de quitter Marseille, Mick Jagger s’était rendu dans un poste de police, afin de porter plainte contre X pour blessures involontaires. Aux dernières nouvelles, cette manifestation de la vindicte stonienne n’a jamais été levée. Mais que l’auteur des faits se rassure : depuis, il y a largement eu prescription… ***FRED GUILLEDOUX , LE PROVENCAL, 20 JUIN 1990.
Et le summum, c’est en fin d’après-midi avec la sortie du Soir et ses pleines pages « LE PLUS GRAND GROUPE DE ROCK DU MONDE. ILS SONT LA ! » *** Les Rolling Stones à Marseille : 50000 personnes attendues au stade Vél’.------ La musique des Rolling Stones (les pierres qui roulent) nous accompagne depuis presque trente ans.------ « Laisseriez-vous votre sœur sortir avec un Rolling Stone »---- Depuis 25 ans le plus grand groupe de rock du monde traîne derrière lui une odeur de soufre.------ Et puis surprise : à l’aube des années 90, le plus grand groupe de rock n’ roll du monde est toujours là. Leur tournée actuelle est un véritable triomphe partout dans le monde. Pour combien de temps encore ?
Désormais les seules limites des Rolling Stones sont biologiques. Mais au tournant de la cinquantaine, l’heure de la retraite n’a pas encore sonné. ***JACQUES COROT, LE SOIR, 20 JUIN 1990.
Remontés à bloc, par une presse qui ne nous avait jamais habitués à une telle débauche de compliments déversés sur les Rolling Stones, et après avoir scruté le ciel resté gris toute la journée (il a pleuvassé de temps à autres en milieu d’après-midi), nous nous engouffrons dans le métro pour rejoindre le stade.
C’est aux environ de 19 H30 que nous nous mêlons aux nombreuses personnes qui se pressent dans les queues qui se sont formées devant les grilles. Toutes les formalités d’entrée réglées (présentation du précieux sésame, fouille), un passage obligé au rayon T-shirt pour s’offrir celui avec le chien menaçant, logo de cette tournée. On se retrouve dans la tribune couverte, fort bonne idée quand on sait que la première partie assurée par the Gun fut un peu mouillée. Ce qui nous valut de voir « pousser », sur la pelouse, des cabanes que les spectateurs confectionnent en utilisant les plaques de contre-plaqué. Plaques prévues initialement pour protéger la pelouse qui le sera moins dorénavant. La pluie apparemment bien élevée, décida de s’arrêter, peut-être quand elle prit dans la tête un Start me Up qui nous fait savoir qu’ils sont effectivement bien là.
En pleine forme pour nous emmener pendant presque deux heures dans leur enfer, aux enfers du rock n’ roll stonien. Une scène gigantesque nous attend avec ses tours, ses tuyaux qui rappellent la raffinerie de Feyzin ? Scène encore plus grandiose qu’en 1982… Le show est impressionnant, pas un instant de répit, il se passe sans cesse quelques choses d’inattendues. De gargantuesques décors mouvants sont utilisés pour accompagner les chansons. Deux énormes putes qui se gonflent en quelques instants pendant les premiers accords de Honky Tonk Woman qui se balancent au gré du vent et se dégonflent, sûrement par dépit de ne pas avoir assez été tripotées par Mick Jagger qui comme à l’accoutumé bondit inlassablement d’un bout à l’autre de la scène afin d’honorer ces dames de sa présence. Le délire plus tard avec l’apparition de ces Doberman géants, aussi affreux et effrayants que le chien des Baskerville, avec une terrifiante gueule ouverte dans laquelle tape, à coups de bâtons Mick Jagger alors qu’il interprète Street fighting man. Ils nous offrent aussi une superbe mise en scène lors du mythique Sympathy for the devil, alors que le diable sautillant Jagger arrive dont ne sait où, après être apparu là-haut sur la plus haute tour et que résonnaient les premiers rythmes de tam-tam africains annonçant ce grand morceau qui prend toute sa dimension dramatique au cours des concerts. Et pour notre bonheur, se succèdent Jumping Jack flash, Ruby Tuesday, Paint it black, jusqu’à l’inoubliable Satisfaction qui sonne la fin avant le désormais traditionnel feu d’artifice. Nous quittons le stade avec la pluie qui pluviote et en prenant le métro, pour rejoindre l’hôtel, dans la tête résonnent, pour un long moment encore, tous ces trop courts moments vécus dans ce stade, à l’écoute de ce qui n’était que du rock n’ roll, mais peuchère que c’était bon ! Et avant de s’endormir, bien évidemment la grande interrogation : à quand la prochaine ? Je n’en sais rien, mais je suis sûr que j’y serais…. 07:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, livre
14.04.2008
1990, Barcelone, SUS SATANICAS MAJESTADES
Dans cette attente, de se rendre à Marseille, nous pouvons être rassurés, si besoin était, sur les qualités du show cuvé 1990, en lisant les articles enflammés, n’hésitant pas à titrer « SUS SATANICAS MAJESTADES ! », au lendemain des deux soirées données à Barcelone les 13 et 14 juin (malgré une météo des plus moroses le 14 !). Barcelone où les Rolling Stones ont enflammé plus de 60 000 spectateurs venus assister à leur concert. *** Barcelone, le stade olympique de Montjuic, futur temple des jeux olympiques d’été de 1992, s’apprête à recevoir l’histoire du rock n’ roll ou plutôt, comme l’affirme le slogan publicitaire de l’Urban Jungle Tour, « le » rock and roll personnifié, les Rolling Stones ! La colline de Montjuic, qui domine la capitale catalane, avec son immense parc, ressemble à une certaine idée du paradis. Ce ne sont pas les policiers et militaires espagnols, à l’allure menaçante, ni les contrôles par bip électronique, qui ternissent cette image, tant toutes les conditions semblent réunies pour faire de cette soirée un grand et beau moment !------ la fête est finie, mais longtemps dans la soirée, elle résonne comme un intense moment de bonheur. Les Stones prouvent une fois encore qu’ils sont véritablement le rock and roll !*** PHIL BENOIT, VAR MATIN, 17 JUIN 1990.
Barcelone, ce 14 juin, où malgré les menaces du ciel, ils sont venus, pour la plupart arrivé très en avance pour assister à cette fiesta Barcelon-naise.***Joueront ? Joueront pas ? En ce jeudi 14 juin, la une des quotidiens barcelonais tourne et retourne cette question avec insistance. La veille, le premier concert a bien eu lieu, devant 60 000 personnes au stade olympique de Montjuic. Mais comme le souligne le chroniqueur de El Pais, malgré une production de deux millions de pesetas, Mick jagger n’a pas pu s’assurer la clémence des cieux. Un ciel sombre pour un retour. Los Stones, 14 anos después…------ Si Mick « Jogger » gambade moins qu’en 1982, les vieillards cacochymes peuvent se rassurer : le temps où il viendra les bassiner avec ses souvenirs d’ancien rocker n’est pas encore arrivé !------ Barcelone avait patienté durant quatorze années. En deux soirs, Mick jagger et les siens lui ont donné de quoi tenir vingt-huit. Mais les Rolling Stones seront-ils encore là en l’an 2018 ? *** FRED GUILLEDOUX, LE PROVENCAL, 20 JUIN 1990.
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10.04.2008
1990, The Rolling Stones... Steel Wheels...LYON ANNULE
1990, l'Urban Jungle !
Lyon, annulé...
Le nouvel appel du 22 mars a lieu à Londres, où les Rolling Stones confirment leur prochaine tournée européenne qu’ils appelleront L’URBAN JUNGLE TOUR. Ils nous expliquent que la scène a été dessinée par Mick Jagger, Charlie Watts et Mark Fisher (qui avait conçu celle de STEEL WHEELS), et d’après Mick Jagger le décor évoquera un paysage urbain rude et délabré. Nous apprenons aussi qu’il y aura des chansons de toutes les périodes, de leurs débuts jusqu’à aujourd’hui.
Commence alors pour nous, par presse interposée, un long jeu des questions : Où allons nous pouvoir les voir ? A Lyon ?… Car il faut se rappeler qu’en 1982, le suspense : viendront, viendront pas, avait mis nos nerfs à rude épreuve avant de savoir que la municipalité avait accepté de louer le stade !..
Enfin, en mai, le Progrès nous annonce : LES ROLLING STONES A LYON LE 27 JUIN, C’EST OFFICIEL."*** Cette fois, c’est sûr : les Rolling Stones reviennent à Lyon, pour un concert évènementiel : leurs tournées en France étaient devenues rares, et il n’est pas impossible que celle-ci soit la dernière du plus légendaire des groupes encore en activité. Après tout, ces infatigables diables abordent les rivages de la cinquantaine et un répertoire comme le leur, qui n’est pas celui d’un Trenet, peut difficilement passer la rampe quand les rockers fous se métamorphosent progressivement en papys à tête chenue.------ Mais pourquoi ne pas patienter (sous-entendu, plutôt que d’aller à Paris ou Marseille) jusqu’au concert qui aura lieu à lyon, au stade de Gerland, le 25 ou le 27 juin, sous l’égide de Rainbow concerts.***F.C. LE PROGRES, 7 mai 1990.
Quelques jours plus tard c’est la confusion quand ils nous rapportent qu’un troisième concert est rajouté à Paris.***Rolling Stones : un 3ème concert à Paris. Leurs deux premiers concerts au parc des Princes à Paris, les 22 et 23 juin, affichant complet, les Rolling stones ont ajouté une troisième représentation au même endroit le 25 juin. Les promoteurs français espèrent toujours obtenir de Mick jagger et consorts un, deux et peut-être trois concerts en province, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes semblant les villes les mieux placées actuellement. *** LE PROGRES, MAI 1990.
Et, badaboum ! Le 15 mai c’est la claque qu’on n’espérait pas : Le concert des Rolling Stones à Lyon est annulé. A-t’il été, seulement vraiment accepté dès l’annonce initiale ? *** Lyon. Le concert des Rolling Stones, prévu le 27 juin à Lyon, a été annulé à la demande du groupe. Dans un communiqué « Rainbow concerts » insiste sur le fait que ce concert, bien qu’annoncé au stade de gerland, « n’avait jamais été confirmépar écrit ». « Les Stones ne sentent pas Lyon et pourraient décider à la place une autre date en France », a précisé un responsable de la société lyonnaise. *** LE DAUPHINE LIBERE, 15 MAI 1990. On ne saura sans doute jamais le dessous de l’histoire (qui finit bien en 1982, mais pas cette fois !), et nous devons nous résigner, dans la mesure de nos moyens, à envisager un voyage vers Marseille ou Paris.
Un peu plus d’un mois plus tard, sous le titre LES GRANDS CONCERTS SE MEURENT, le Progrès tente de justifier la non venue des Stones à Lyon, qui ne serait pas du fait d’un refus quelconque de la municipalité, mais de la peur du groupe de ne pas « rentrer » dans son argent ! *** Grands concerts : au nom de la rentabilité. Les stones ont joué à Marseille et paris et ont ignoré Lyon. Par crainte de l’échec financier.------ Les Stones ont roulé de Marseille à Paris sans s’arrêter à lyon. Jamais confirmé, un concert au stade de Gerland avait pourtant bel et bien été annoncé. Mais ne s’est jamais concrétisé, faute d’une rentabilité assurée.*** CHRISTIAN SADOUX, LE PROGRES, 25 juin 1990.

Et de commenter que si le spectacle a toujours été le royaume de l’argent, il est peut-être en train d’en mourir. Citant ainsi Jean-claude Camus (manageur et producteur du Sieur Hallyday..), qui affirme sans aucune hésitation, que « le spectacle vivant aura disparu en France d’ici cinq ans » ?….. Dès lors, pour nous, pauvres Lyonnais, il n’y avait plus photo, il va falloir faire comme Lagardère, si Les Stones ne viennent pas à nous, nous irons aux Stones…. Pour ce qui me concerne, le Job de technico-commercial, que j’exerce en ces temps, va bien évidemment augmenter mes chances de pouvoir assister à un des concerts, celui du 20 juin au stade vélodrome de Marseille. Aussitôt dit, aussitôt billet en poche en attendant le grand jour du coté de la Canebière.
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08.04.2008
1986/1987, la brouille des jumeaux
Steel Wheels...
Alors en ce qui nous concerne, nous avons pris notre mal en patience et avons attendu des jours meilleurs accompagnés de bonnes nouvelles colportées par les Rolling Stones eux-mêmes.
Et bien, le 21 juillet, sort un simple RUTHLESS, enregistré par Mick jagger pour le film de Walt Disney : Ruthless people.
Le deuxième LP PRIMITIVE COOL arrive en septembre 1987 , et à partir de la fin d’année, nous pourrons avoir la grande joie d’aller au cinoche pour voir HAIL HAIL ROCK N’ROLL avec Chuck Berry accompagné, pour la première fois de sa longue carrière, par un vrai orchestre, un band d’exception composé entre autres grandes pointures de Eric Clapton ou Keith Richard. Un Keith Richard, goguenard, qui explique toutes les difficultés rencontrées, auprès du Maître « à qui il a tout piqué… », pour lui faire admettre le principe de ne pas monter la tonalité de sa guitare, selon ses mauvaises habitudes, pour ne pas couvrir le groupe qui l’accompagne. Ce sera chose réussit le jour du grand concert quand Keith Richard, à l’insu de Chuck, décide de shunter l’ampli qui resta ainsi au même niveau sonore adéquat pour une meilleure qualité musicale qui fut de mise pendant toute la durée de cette fête du Rock N’Roll à laquelle nous participons en visionnant ce film.
Après cet énorme tribu rendu au Rock n’roll, l’année suivante (oct 1988) Keith Richard nous gratifie de son premier album solo TALK IS CHEAP enregistré avec son orchestre X-PENSIVES WINOS, avec lequel il part en tournée en novembre et décembre. Tout cela nous amène au jour de la reconnaissance de leurs Pairs. Le 18 janvier 1989, ils sont reçus comme membre du Hall of Fame du Rock n’ roll. Au cours de la remise de prix Mick dira : *** « Il y a une légère ironie dans le fait que ce soir vous nous voyez au summum de la bonne conduite alors que nous recevons une récompense pour 25 années de mauvaise conduite…Nous ne sommes pas prêts à raccrocher ». Rendant hommage à Brian Jones, il ajoute : « sa personnalité et ses talents de musicien nous écartaient souvent du courant bluesy, mais avec parfois des résultats merveilleux. » Et à propos de Ian Stewart : « c’était un ami, un grand pianiste de blues, dont les conseils musicaux inestimables nous maintenaient la plupart du temps dans un solide registre bluesy. »*** LE GRAND LIVRE.
Cette grande soirée vit passer sur scène Mick Jagger en duo avec Tina Turner, puis Stevie Wonder avec Keith Richard, Ron et Mick Taylor à la guitare. De la fête aussi, Little Richard. Et bien sûr the Who et Pete Townshend, ce dernier déclarant aux Stones : « Les gars, quoi que vous fassiez, ne vieillissez pas, de grâce ! ». Pour l’anecdote, l’absence de Bill Wyman alimenta les rumeurs selon lesquelles Ron prendrait la basse pour remplacer Bill, et Mick Taylor reviendrait !!!!
En France, en juin, le Nouvel Observateur avec le titre « VINGT ANS APRES WOODSTOCK » nous propose un dossier sur ce qu’ils considèrent être les increvables du Rock n’ roll : les Rolling Stones, Tina Turner, Bob Dylan, les Who…. Et concernant Mick Jagger LE MYTHE, d’expliquer qu’après la mort de Brian Jones, l’ère Jagger-Richard commence, les rivalités internes ont changé de partenaires. Keith s’enfonce dans l’héroïne pendant que Mick s’autoproclame Chef du groupe, s’entoure de tout ce qui traîne de gloires établies et transforme les tournées des Rolling Stones en Barnum mondain. *** La musique, elle, tombe petit à petit en déliquescence. Il faut remonter à 1971 pour trouver un album des Stones écoutables de bout en bout (« Sticky fingers »). Sur scène, Mick parodie le meilleur de lui-même devant des partenaires qui n’ont plus l’air de beaucoup y croire. Pourtant, il demeure quelque chose de la magie d’antan, une aura de star du rock n’roll qui n’est pas près de se dissiper. Il reste assez malin pour utiliser les moindres aspects de sa vie, privée ou publique, dans la construction-ou l’entretien- de son mythe de star. Même au prix -tout à fait acceptable- d’une énième reformations des Rolling Stones. C’est bien le moins, après la désastreuse carrière de ses albums en solo. ***LE NOUVEL OBSERVATEUR, juin 1989. Parmi cette suite de reportages, il est fait remarquer à Keith Richard que plane une forte impression laissant penser qu’il est le seul, parmi les Rolling Stones, à vouloir reprendre les tournées. *** Dieu merci ! J’en éprouve le besoin et j’estime que le groupe aussi en a besoin. C’est essentiel pour la qualité de notre musique et pour notre connaissance du public. On ne peut pas rester tranquillement à la maison à écrire des chansons, puis les porter au studio et faire notre petit disque. L’essence d’un groupe comme les Stones, c’est son rapport direct au public.------Quand on nous regarde, Mick, Charlie, Bill, Ronnie et moi, on a du mal à imaginer qu’on puisse former un groupe. Et pourtant, ça fonctionne. Et ça rassure. Comme un cocon. Une bulle bien isolé.***LE NOUVEL OBSERVATEUR, ALAIN DISTER, juin 1989.
19 juillet 1989 … New York…
Conférence de presse convoquée par les Rolling Stones. Ils annoncent leur nouvelle tournée STEEL WHEELS du nom de l’album qui va sortir. L’annonce a lieu sur un wagon plate-forme et la conférence se termine par la déclaration de Mick Jagger : *** « Je ne vois pas ça comme un concert d’adieu. Ce sera les Rolling Stones 1989. On me demande toujours la même chose depuis 1966. Ce ne sera pas notre dernière tournée. » *** LE GRAND LIVRE. Le typhon Rolling Stones reprend donc la route tel une traînée de poudre, embrasant de nouveau toutes les villes traversées de Cincinnatti à Philadelphie ou Toronto. Toujours plus de monde pour s’arracher les billets dont plus de 120000 vendus à Toronto.
Le 29 août c’est la sortie de l’album STEEL WHEELS et le point de départ à Philadelphie pour plus de 60 concerts à travers les USA. Puis l’annonce du tour du Japon où ils jouent 10 concerts au Dôme de Tokio (le premier le 14 février 1990) pour lesquels furent vendus en moins d’une demi-heure un demi-million de billets d’entrées… A cette époque, l’information nous est livrée par Le Progrès. *** Rolling Stones : c’est re-parti. Le célèbre groupe anglais, qui ne s’était pas produit ensemble depuis huit ans, a donné le coup d’envoi de sa tournée 89 dans un petit club américain. Sept cent privilégiés ont assisté à cette répétition générale.*** LE PROGRES, 14 AOUT 1989.
Un peu plus tard, dans la rubrique disques, présentant « le meilleur disque des Rolling Stones depuis dix ans », il s’agit de STEEL WHEELS, il nous confirme le début de la tournée de même nom. *** Aujourd’hui, minés par des conflits internes et déboussolés par des carrières solos qui se sont soldées par des bides retentissants, les Stones se sont sagement réconciliés et repliés sur leurs bases. Non sans objectif précis. Ils entament début octobre une lucrative tournée américaine : 65 millions de dollars de bénéfice assuré pour trois mois de concerts. Un joli matelas de billets verts, propre à consolider la plus fragile des réconciliations. Et ce n’est pas fini : le cachet d’une très probable tournée européenne est en cours de négociation… ***YVON RONDU ? LE PROGRES, 3 SEPTEMBRE 1989. En attendant de connaître les villes françaises que leurs Satanic Majesties projètent de visiter, nous lisons fiévreusement nos mensuels musicaux comme Best qui se mouille du titre « Pierres qui rouillent » *** Caïn et Abel du rock n’roll, Castor et Pollux du rythm and blues, ces deux-là aujourd’hui quadragénaires cossus, n’en finissent pas de se chamailler comme des adolescents ! Et ça dure depuis combien de temps déjà ? A l’aube de leur retour grandiloquent, ils ont convoqué Gilles Riberolles pour arbitrer leurs humeurs du moment. Devinez quoi ? C’est reparti pour un tour !------Au lieu de ça ils sont restés irascibles, arrogants, geignards, paresseux, flambeurs, capricieux et débraillés. Leur sensualité il est vrai un peu émoussé en paternalisme, mais ils ont su rester fidèles à eux-mêmes, en évitant de jouer les gentils ou les méchants, ce qui garantit que sur la corde raide de leur vieux cirque ambulant et grinçant, ils ne seront jamais totalement prévisibles. *** GILLES RIBEROLLES, BEST, OCTOBRE 1989.
La tournée américaine STEEL WHEELS s’achève le 31 décembre, à New York. John Lee Hooker, Eric Clapton, et les Guns N’Roses jamment avec les Stones à Atlantic….
Il nous faudra encore attendre jusqu’au 22 mars 1990 pour découvrir le nom des villes visitées en France…..
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07.04.2008
1986, les Frères ennemis
Et puis les bruits les plus fous courent concernant la mésentente grandissante entre les frères ennemis Jagger/Richard. Tout au long des pages on peut lire ici et là les querelles entre les deux EX amis…. Ils sont en désaccord sur la suite à donner à la carrière des Rolling Stones. Les vilains mots vont et viennent, le temps est à l’orage dans la famille cailloux.
Malgré cette ambiance des plus glauques le point marquant de cette année 1986, dans l’activité des Rolling Stones, entre deux prises de becs, c’est incontestablement la conception et la sortie en mars de leur album DIRTY WORK. C’est l’occasion que saisit Libération pour nous offrir quelques pleines pages consacrées à l’album et aux Rolling Stones, Mick Jagger, Keith Richard et les autres, avec un titre qui rappelle un classique de Chuck Berry « STONES : ROUTE 86 ». *** Après tant d’albums bâclés, Mick et ses hommes remontent au créneau. C’est DIRTY WORK : la preuve par le rock et le 86 que les damnés cailloux ont encore une âme, et le goût du charbon. Comme ce journal, parti piocher le vieux filon à Soho.------Oui, les Rolling Stones peuvent revenir la tête haute ? A un détail près : leurs cinq derniers albums ont été légèrement au-dessous du niveau de leur légende. Ils ont même-et c’est un euphémisme-un peu déçu des fans qui se sont néanmoins cru obligés de les défendre… *** LIBERATION, 4 MARS 1986. Et bien sûr la question qui brûle à propos de l’hypothétique prochaine séparation du groupe. Mick Jagger lors de l’interwiew accordée à ce même quotidien remet un tantinet les pendules à l’heure en répondant à la question : *** « Est-il arrivé que les Stones se séparent… Que le groupe splitte et que personne ne le sache ? » -Non, non, ça n’est jamais arrivé. Nous sommes toujours restés ensemble. Même si, après plus de vingt ans, j’ai la sensation qu’il y a un tas de trucs à faire en dehors des Stones. Quand on a 19 ans, on est tous ensemble dans un petit groupe et on se bat contre le monde entier… Mais bon, maintenant, on peut envisager d’autres trucs… là on fait un disque, une tournée, des vidéos, mais il y a d’autres choses à faire. Il faut jouer avec des gens différents, on a déjà accompli ensemble plus que tout ce que vous pouvez imaginer.*** LIBERATION, 4 MARS 1986.
Cette mise au point qui paraît pour le moins sans équivoque, n’empêchera pas Libération, quelques mois plus tard, qui nous la refait dans le genre mauvais augure, d’imprime un gros titre : « ROLLING STONES : LA FIN… ». *** Vingt cinq ans de travaux rock forcés, vendus au diable disco-funk et à tous les marchands du temple reggae-rap, usés par les femmes et les défonces, de morts en déroutes, les hommes de pierres auront décidément sonné leur époque (la nôtre ?) Avant de jeter, enfin, l’éponge.---Alors, les Rolling Stones, dissous ? le voici enfin venu, ce moment de terreur infernale où les enfants du rock vont se retrouver comme des Ouhlamrs courant la nuit, orphelins de feu. Ce qui est certain, c’est qu’un vétéran chevronné de la rock-critique internationale (le prestigieux Nick kent) ne mettrait pas les pieds dans le plat sans une mise à feu secrète (descendue en droite ligne de Keith Richard en personne ou de Mick jagger lui-même ?) Une chose est sûre : quelqu’un là-haut, est en train de mettre le poing sur la table. Et il le fait en choisissant soigneusement son média, qui n’est autre que Libération, le journal rock des années 80. Quelles vont être les réactions du clan Stones ? Un démenti formel, ou l’annonce d’une réconciliation de dernière minute ? Ne vont-ils pas nous arriver des îles tropicales où les deux maudits frangins rongent leurs freins ? C’est tout ce qu’en notre âme et conscience, nous souhaitons.*** Philippe MANŒUVRE, LIBERATION, 6 juin 1986.
Suit donc l’article de Nick Kent (traduit de l’anglais par Ph. M.) . La lecture de cet article fleuve sur la fin programmée des Stones, s’est comme participer à ces réunions autour d’un verre où l’on cause des derniers malheurs arrivés à ses voisins. Longues discussions où tout est bon à raconter, le vrai se mêlant avec le faux. Même qu’on fait comme si on y avait été…. Tout devient croustillant, et en plus, dans un journal, ça donne de la matière qui fait vendre. Dans le cas présent, il est fort dommage que ces propos ait été rapportés par « Maître-Es Rolling Stones » Philippe Manœuvre qui du le regretter plus tard….
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04.04.2008
1985, Mick Jagger, album solo
Plus tard alors que Mick Jagger travaille sur un album solo, les rumeurs vont bon train quant à la séparation imminente. Et Mick de rappeler qu’ils ont signé avec CBS et qu’ils ont l’obligation d’assurer au moins cinq albums Tous ensemble. Ce qui fait qu’ils ne sont donc pas prêt de se perdre de vue. Dans un article de VSD : Mick Jagger « Je suis encore la plus belle gueule de la pop-music » l’Edito nous rassure quant au devenir du groupe *** Pour la première fois de sa carrière, Mick jagger sortira un album solo. Cela ne veut pas dire que les Rolling Stones se séparent. Bien au contraire. La maison de disque CBS vient de leur signer un contrat de deux cent millions (20 milliards de centimes !), pour enregistrer cinq albums. Le premier « UNDERCOVER », vient de sortir et les quatre autres s’échelonneront tous les dix huit mois.. Jusqu’ en 1989-90.*** VSD janvier 1984.
L’album de Mick jagger sort enfin en mars 1985 : SHE’S THE BOSS, sur lequel se trouvent, parmi d’autres musiciens invités, Jeff Beck ou PeteTownshend. Lors de la promotion de cet album, le quotidien Le Matin nous livre quelques impressions : *** Un album solo avec le gratin du rock, des projets de cinéma et une pêche qui ne se dément pas. Michel le Jaguar n’est pas prêt de prendre sa retraite. Quadragénaire svelte dans un pull à rayures assez laid, charmeur mondain au labeur (promotion obligée), légende lippue peu à peu flétrissant (nos futures rides creusent comme le sillon des disques par les diamants – qui eux sont éternels ?). Mick Jagger, au fil des ans qui laissent un peu plus loin derrière ce qu’il nous a donné de passion chaude, conserve sa dégaine élastique de vieux collégien farceur, peut-être un peu plus fatigué de faire des farces. Celle-ci, incartade solo contre la routine Rolling Stones, c’est – Il le démentira mollement – du sérieux. ------ A l’arrivée (*il parle du disque), un machin tiédasse et poussif, Stones sans riffs, parade à peine crâneuse accomplie comme une formalité de douane, transit léger vers la gloire égoïste, et quelques broutilles à déclarer, chrono en main, rictus programmé et pas si à l’aise. *** FRANCOIS GORIN, LE MATIN, 28 février 1985. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est à peine aimable… Pour Rock et Folk, beaucoup plus tendre, oncle Mick vole tout simplement en solo : *** Mick est un pro. Depuis vingt ans, à chaque sortie d’un nouvel album des Stones, il fait briller son plus beau sourire et repart pour une tournée d’interwiews – généralement suivie d’une tournée de concerts. Cette fois-ci, c’est un peu différent. Mick a fait un album tout seul et tout pro qu’il soit, il est un peu ému.*** ROCK ET FOLK, mars 1985.
La vraie énorme, et très bonne surprise, c’est en juin avec la sortie du 45 tours qui réunit le fabuleux duo Bowie/Jagger qui chantent Dancing in the street, qui avait été Interprétée, quelques années auparavant par le grand Rocker Little Richard. Dans la foulée Bowie et Jagger nous offrent un somptueux clip qui fera un tabac planétaire.
Le 13 juillet Mick jagger participe au concert LIVE AID.*** Le concert LIVE AID a lieu simultanément sur scène à Londres au stadium de Wembley, et au JFK stadium de Philadelphie. Il est retransmis par satellites dans le monde entier, y compris en URSS, pour un public de 1.6 milliards de personnes, ce qui fait de l’événement le plus grand spectacle de toute l’histoire du show business. A Philadelphie, Mick passe en compagnie de Hall and Oates, puis Tina Turner se joint à lui pour un medley de State of shock et It’s only rock n’ roll, et il lui déchire sa jupe pendant le set ; c’est son tout premier solo en live. Plus tard, Ron Wood et Keith rejoignent Bob Dylan sur scène, pour le dernier morceau du concert. Le passage du clip de Mick et de David Bowie Dancing in the street est un des grands moment du spectacle.*** LE GRAND LIVRE.
Les Rolling Stones se retrouvent tous réunis ce 20 décembre pour accompagner dans sa dernière demeure leur pianiste et vieil ami de toujours Ian Stewart qui fût le 6ème stones anonymes. Celui que les Autres appelaient affectueusement STU est mort, le 12 décembre à 47 ans d’une crise cardiaque.
Il est donc inhumé en présence de tous les Stones, qui pour la plupart ont effectué un long déplacement, par avion ou autre, pour être là.
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03.04.2008
1983, Rolling Stones... 40 ans ! Fureur intacte...
1983,
La frénésie des concerts est retombée, et les Rolling stones sont donc repartis vaquer à leurs occupations plus personnelles. C’est ainsi que l’on retrouve au gré du temps, Mick Jagger travaillant sur un album solo, Keith en faisant de même, ou produisant, à l’occasion, la sortie de disques d’autres artistes comme Aretha Franklin lorsqu’elle reprend Jumping Jack Flash.. Charlie se consacre à son Jazz band, Le Charlie Watts Orchestra avec lequel il se produit très régulièrement dans des clubs renommés.. Ron Wood, quand il ne s’adonne pas à la peinture, part en tournée avec Bo Diddley aux U.S.A, au japon ou en Europe, ou rejoint, à plusieurs occasions, Bob Dylan. On les voit parfois par deux, ainsi Keith et Ron au coté de Jerry Lee Lewis qu’ils semblent particulièrement aimer à accompagner sur scène. Encore par deux, s’agissant de Bill et Charlie se retrouvant au Marquee Club de leurs débuts, pour s’offrir un bœuf avec Alexis Corner ( Alexis qui décède le 1er janvier 1984, à l’age de 55 ans, à l’hôpital de Westminster).
Les Rolling Stones, en entier, se rencontrent néanmoins quelquefois, soit par le plus pur des hasards, soit qu’ils se réunissent pour le travail dans les bureaux de Londres ou de Paris, pour discuter de nouveaux projets pour les Rolling Stones. En janvier 1983, Mick Jagger, dans une interwiew accordée au SUN parle pour la première fois de la possibilité d’une séparation des Stones ! D’ailleurs dit-il, cela ferait plaisir à sa mère qui n’a jamais aimé ce que son fils faisait. *** La désintégration du groupe sera très lente. Bill répète depuis des années qu’il va se retirer et un jour ou l’autre, il finira par le faire. Le groupe a réalisé toutes ses ambitions. Je ne sais plus trop quelbut il peut bien lui rester encore…*** LE GRAND LIVRE, MASSIMO BONNANO.
Quoi qu’il en soit, en novembre, les Rolling Stones sortent UNDERCOVER. Cet album a été enregistré en France, à Paris, aux studios EMI-PATHE MARCONI. C’est à cette occasion que Melody Maker du 12 novembre 1983 titre son article de critique : FORTY YEARS ITCH.
Et d’expliquer à propos de UNDERCOVER que les Stones, arrivés à la quarantaine, abordent l’avenir avec la même fougue, et une fureur identique à celle de leurs débuts en 1962. Ils n’affichent d’ailleurs pas d’état d’âme qui les feraient sombrer dans le genre de déprime rencontrée par Pete Towshend, qui se « cherche », ou bien encore se lamenter comme Bob Dylan s’apitoyant sur sa condition vieillissante !
07:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, Loisirs/Culture, livre
02.04.2008
1982, les Stones à Nice
1982, Nice
Nice, Parc des sports de l'ouest !
Après Gerland, les Stones continuent leur virée européenne en passant les 19 et 20 juin à Göteborg. Le 25 juin, premier de 2 concerts à Wembley stadium (2ème le 26) avec plein de beau monde dans le public (75 000 personnes) ; John Mc Enroe, Ringo Starr, Lulu … Le 27 juin, ils sont à Bristol, 29/30 juin à Francfort, puis le 3 juillet à Vienne, les 4/5 juillet à Cologne. Ils donnent 2 concerts à Madrid les 8 et 9 juillet, ainsi qu’à Turin les 11/12 juillet. On les retrouve le 17 juillet à Naples…
Avant d’arriver à Nice le 20 juillet. C’est Nice Matin du 20 juillet qui annonce l’événement « LES ROLLING STONES CE SOIR A NICE » ***Après six ans d’absence les Rolling Stones sont de retour à Nice ce soir. De mémoire d’amateur de rock, jamais un concert n’aura atteint un tel gigantisme sur la côte d’Azur. 40 000 spectateurs sont attendus, au Parc des Sports de l’Ouest, à partir de 16 h. Ni les Who, ni Génésis à Fréjus, ni Police, ni Bob Marley à Toulon n’avaient suscité un tel déploiement au niveau de l’organisation. A ce titre, les Stones demeurent bien le plus grand groupe de rock du monde, même si musicalement les choses sont aujourd’hui un peu moins évidentes.------LE GROUPE LE PLUS AGACANT ET LE PLUS FASCINANT DE L’HISTOIRE DU ROCK AND ROLL…Un concert des Rolling Stones, c’est forcément inévitable, agaçant, fascinant. Attrapez la chose par n’importe quel bout, vous retomberez tôt ou tard sur ces trois mots frontières qui délimitent l’univers des Stones. Inévitable parce que l’on ne peut pas rester à l’écart d’un mouvement historique itinérant d’une telle ampleur lorsqu’il vient vous chatouiller à domicile. Depuis 20 ans que ces chères vieilles pierres roulent de pays en pays, que ce cirque plante ses tréteaux dans les stades du monde entier, il




































