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29.05.2008
1998, Bridges to Babylone TOUR
BARCELONE...
.... à deux pas !
Le hasard pointa son nez et l’horizon s’éclaircit à deux reprises.
La première occasion se présenta alors que nous étions allés rejoindre pour un week-end les parents qui se trouvaient aux Angles dans les Pyrénées orientales. Le dimanche matin, après être allés au marché campagnard de Formiguères (un petit bourg voisin), grand bien nous pris d’aller prendre l’apéro au café de ce village.

A notre grande surprise, sur l’un des murs était exposée une immense affiche des Rolling Stones (de la tournée STEEL WHEELS), et les billets de concerts épinglés à coté. Facile d’imaginer la suite qui nous fit sympathiser avec Marc et Annie, beaucoup plus jeunes que moi.
Et Marc de nous proposer de nous obtenir 2 billets pour Barcelone, pour le 20 juillet…
Ce qu’il fit pour notre plus grande joie.
La deuxième, je la dois à mon patron de l’époque qui avait obtenu (pur hasard quant à la date) un rendez-vous chez un client, à Paris, pour le vendredi matin 24 juillet !
Très vite je reçu de nouveau mon cadeau d’anniversaire sous la forme du billet inespéré pour le Stade de France, le 25 juillet.
C’est ainsi qu’en milieu d’après midi, ce lundi 20 juillet, nous avons pris la route en direction de Barcelone, vraiment contents, car ayant en mémoire que pendant un temps l’incertitude de l’annulation avait longtemps planée, comme ailleurs, sur Barcelone, avant l’annonce du maintient. Arrivés environ trois heures plus tard, nous recherchons le stade olympique de Montjuic ; pour se faire nous
interrogeons un passant dans un espagnol irréprochable qui amena une réponse quant à la direction dans un parfais français….par un Français !...Nous voilà enfin devant cette bâtisse dont la façade ressemble à une muraille fortifiée de l’antiquité romaine ou grecque, c’est magnifique. De l’extérieur rien ne laisse apparaître qu’il s’agit d’un stade, puisque de là on n’aperçoit pas les gradins. C’est en pénétrant dans cette arène que l’on s’aperçoit que nous sommes en haut des gradins et qu’il nous descendre pour rejoindre la pelouse qui se trouve donc dans une cuvette. Et c’est là, sur notre gauche que nous découvrons cette nouvelle scène toujours aussi gigantesque, avec cette fois encore des mensurations impressionnantes tant au niveau des dimensions que de la puissance de son et d’éclairage, mais qui nous apparaît bien terne et bien grise, nous ne pouvons voir que cette grande tenture qui masque le décor que nous découvrirons dès le début du concert. heureusement le ciel est ensoleillé.
Le stade se remplit très vite, et bientôt nous pouvons écouter le groupe de la première partie dont on ne comprit même pas le nom, mais qui, il faut le souligner, obtint un certain succès auprès du public espagnol. Après qu’ils aient quitté la scène, c’est le compte à rebours traditionnel qui commence, jusqu’au moment ou une musique de fond accompagne l’ouverture de cet immense rideau de scène laissant apparaître un grand cercle ressemblant à la fameuse porte des étoiles de l’excellente série Star’s gate.
Une explosion et ils arrivent en courant avec Satisfaction, c’est re-parti ! Keith Richard, sans plâtre, est géant, il est flanqué d’un grand manteau qui lui arrive jusqu’aux chaussures, Jagger avec un blouson moulant et une écharpe chatoyante. Jagger harangue le public avant de lancer Let’s spend the night together, ne doutant pas qu’on est d’accord, sans restriction, de passer la nuit avec eux en s’enivrant de Rock n’roll, servit encore et toujours par ces diables d’anglais qui sautent en arpentant cette immense scène. Nous avons droit à l’interminable Miss you, qui dure, qui dure, laissant le temps à Keith Richard de tailler un brin de causette avec Charlie Watts qui se fend la gueule ! ils nous offrent aussi une nouveauté, tous les soirs ils chantent un titre que le public aura choisit par un vote sur Internet, le résultat, en direct est affiché sur l’écran géant, ce soir, un régal, c’est Paint it black. Autre nouveauté, après avoir utilisé une passerelle rugissant et surgit de nulle part, ils rejoignent une petite scène qui est plantée au milieu du stade, sur laquelle, collés au fans, ils vont nous servir trois chansons, Little Queenie, Like a rolling stone, the last time.
C’est le délire lorsqu’ils reprennent le chemin du retour vers la grande scène en utilisant cette fois un passage qui se trouve à hauteur de tête des fans, dont quelques uns auront la joie de taper la main, qui de Mick Jagger, l’autre de Keith, celui-là de Charlie Watts ou bien ce dernier celle de Ron Wood.
Le concert est un astucieux mélange de rock pur et dur et de sublimes ballades, nous faisant rebondir de Start me up à Tumbling dice, en passant par Honky tonk woman, ou plus récents, Saint of me et Out of control, avec un final dantesque et des effets spéciaux qui illuminent Jumpin’ jack flash ou Brown sugar, avant que le stade ne retombe dans le noir et que le silence ne reprenne ses droits, nous laissant là, plantés, attendant quelques longues minutes pour se remettre de l’ électrochoc de plus de deux heures passées en compagnie des Stones en super forme.
Dehors, les bagnoles sont pare chocs contre pare chocs, et Barcelone by night, c’est pas triste. Il nous faudra un certain temps (peu ou pas de panneaux d’indication de direction) pour quitter la ville, et angoisser un long moment sur l’autoroute avant de découvrir, vers une heure du matin, soulagés, la direction « Francia ».
C’est bien cassés, que vers 4 heures du matin, nous avons retrouvé notre lit, avec toutes les chansons dans la tête pour nous accompagner le reste de cette courte nuit…
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28.05.2008
1998... La Poisse !!!
1998... Catastrophique !!!
Lyon, Marseille... Annulations en série !
.... Année 1998 qui va devenir une vraie année catastrophe, où vont se succéder le chaud et le froid, avec la victoire du froid, année où nos nerfs vont être mis à dure épreuve à s’interroger si on pourra enfin espérer aller les voir quelque part ! De plus, n’oublions pas que nous sommes en pleine coupe du monde de football qui se joue dans les stades rénovés et agrandis ainsi qu’au stade de France terminé pour la circonstance. De prime abord, les Rolling Stones sont prévus dans les 3 premières villes de France que sont Paris, Lyon et Marseille.
A Lyon ils sont annoncés pour le 5 juin, mais ce ne sera pas au stade de Gerland, mais à Eurexpo, dans la banlieue Est. Pour Marseille, cela se passera une nouvelle fois au stade vélodrome ; le 22 juillet. Quant à Paris, les Rolling Stones inaugureront les concerts de rock au stade de France avec deux jours, les 25 et 26 juillet.
Nous avons donc, dès le début de la location (le 3 mars à la FNAC PARIS), fait l’acquisition des 2 précieux billets d’entrée pour le 5 juin à Lyon (de surcroît, c’est un vendredi). Pour mon anniversaire, comme sublime cadeau m’est offert un billet qui va me permettre d’aller une seconde fois les voir à Marseille le 22 juillet.
Mais voilà que début mai nous tombe sur la tête une nouvelle à laquelle personne ne pouvait s’attendre. La première alerte nous est livrée avec ce petit filet : *** « CHUTE FATALE ». Les Rolling Stones ont dû retarder le coup d’envoi de leur nouvelle tournée en Europe. Cause de ce changement : le guitariste du groupe, Keith Richard, aurait fait une chute dans sa maison du Connecticut. Cherchant à saisir un livre sur l’une des plus hautes étagères de sa bibliothèque, le musicien a perdu l’équilibre en montant sur une chaise. Dans sa chute, l’artiste se serait blessé à la poitrine et aux côtes. Le conditionnel reste évidemment de mise ! *** …NON IDENTIFIE, MAI 1998.
Keith sous le crayon de "Soumie"
Un peu plus tard, c’est un journal à sensations qui prend le relais de l’information avec un titre moqueur « Les Rockers ont la poisse », allant même jusqu’à prédire la déroute de la tournée, avec entre autres causes des crises financières qui auraient eu lieu, et les obligeant à annuler leur visite en Asie du sud-est ? *** Crise financière, ennuis de santé et problèmes fiscaux ont obligé les vétérans à battre en retraite…. Depuis quelques jours, les Pierres qui roulent ramassent tuile sur tuile. Et, du coup, les dates de leur tournée mondiale sont en train de fondre comme neige au soleil… En avril dernier, la crise financière en Asie du sud-est les obligeait à annuler plusieurs concerts prévus pour septembre, dont deux à Hong Kong. Courant mai, nouveau coup du sort : le guitariste Keith Richard tombait d’une échelle en essayant d’attraper un livre dans sa bibliothèque. Bilan : une côte cassée et trois semaines d’immobilisation…..Il y a quelques jours, on apprenait que leur venue en France serait des plus brèves. Les concerts programmés le 5 juin à Lyon, le 22 juillet à Marseille et le 26 juillet au stade de France ont été purement et simplement annulés… 1998 ne restera donc pas un bon cru dans la longue histoire des Stones. Mick Jagger a beau être solide comme un rock, il ne peut pas toujours donner satisfaction ! *** EMMANUEL LATESTE , VOICI/21 ,1998.
C’est un peu une habitude désormais, et c’est donc dans le Progrès que l’on guette les dernières infos. L’attente d’une confirmation incertaine arrive presque à termes ce 27 mai, à la lecture de : *** « Concert des Stones à Lyon : verdict aujourd’hui. »….Les Rolling Stones devraient annoncer aujourd’hui la liste des concerts annulés ou reportés suite à la blessure de Keith Richard….Sale temps pour les fans des Stones. C’est aujourd’hui que l’on saura si le concert de Lyon aura bien lieu. Mais les chances sont bien minces….En réalité, la blessure de Keith Richard (deux côtes cassées) apparaît suffisamment grave pour que les concerts du mois de juin soient annulés ou reportés, comme l’ont été ceux du mois de mai…. Mais on peut assurer qu’il n’y a plus d’une chance sur dix que le groupe de Mick Jagger et de Keith Richard joue à Eurexpo….Un report de date à Lyon, en juillet, août ou septembre est très improbable.*** YVON RONDU, LE PROGRES, 27 MAI 1998.
Et comme on le craignait, le froid l’emporte avec la sentence : « Rolling Stones à Lyon : concert annulé ». *** Cette fois c’est sûr ; le concert des Stones prévu le 5 juin n’aura pas lieu…..Le guitariste est tombé d’une échelle dans la bibliothèque de sa maison du Connecticut, et les médecins viennent de lui demander de renoncer la route des tournées avant une quinzaine de jours encore….Mais Lyon n’aura pas les Stones. Tout report est impossible, coupe du monde de foot et disponibilité des infrastructures obligent. Reste aux Lyonnais la possibilité d’aller écouter le groupe anglais à Marseille (22 juillet) ou à Paris (25 et 26 juillet). ***LE PROGRES, 29 MAI 1998.
Malheureusement, la suite ne fut guère plus satisfaisante, car après Lyon, le concert de Marseille fut lui aussi annulé, et il ne fut maintenu qu’une seule date au Stade de France, le 25 juillet…
Malgré toutes ces péripéties la tournée européenne débuta enfin, et quand même, le 12 juin en Allemagne, à Nuremberg devant 80000 spectateurs. *** « Les Rolling Stones en tournée ». Les Rolling Stones ont entamé samedi leur tournée européenne « BRIDGES TO BABYLON TOUR »…..Cette tournée européenne qui a commencé au plan mondial en septembre 1997 à Chicago, trois ans après « VOODOO LOUNGE TOUR » , durera jusqu’en septembre etcompte une quarantaine de concerts, dont dix en Allemagne……Outre l’Allemagne et l’Italie, BRIDGES TO BABYLON TOUR » amènera le groupe également en Espagne, France, Pays Bas, Danemark, suède, Suisse, Autriche et Grande Bretagne.*** L’ INDEPENDANT, 15 JUIN 1998.
Pour nous, billets retournés à la FNAC et dûment remboursés, pour cette fois, les Rolling Stones c’était fini. Travail et budget cumulés rendaient l’éventuelle montée à Paris impossible.
Autant dire que ce n’était pas la joie !
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26.05.2008
1996, vieux les Rolling Stones ?
Les Stones seraient-ils vieux ?
VOODOO LOUNGE terminée, c’est le retour au calme sur la planète Terre, avec l’idée que ce sera la dernière tournée, au regard de leurs âges respectifs, les Rolling Stones se sont une fois de plus retirés, chacun dans ses pénates.
Dès lors, le temps va s’écouler tranquillement sans qu’ici où là un scoop les concernant ne vienne perturber notre vie redevenue paisible.
Ils semblent que désormais, entre deux tournées ils retournent à une existence quasi classique, comme tout un chacun, qui comme vous et moi assurent leur train-train familial quotidien. Ce qui amène certain à se questionner sur le vieillissement des Stones. N’ont-ils pas pris un coup de vieux !
Ainsi en cette fin d’année 1996, très calme dans la maison Rolling Stones, quelques lignes sur le sujet : *** Les Stones seraient-ils vieux ? Auraient-ils amassé tant de mousse que, désormais, il leur serait devenu bien difficile de rouler ? Faut-il se désintéresser d’un groupe de rock, dès lors qu’il ne représente plus l’anti-culture ? Ce sont autant de questions qui paraissent futiles, lorsqu’on se rend à un concert des Rolling Stones. De plus, si Jagger n’a jamais vraiment été un rocker, Keith Richard, en dépit de l’âge, est resté cet adolescent farouche, qui n’hésite pas à se servir de ses poings, quand le besoin s’en fait sentir. Le rock n’roll n’est pas une question d’âge. Il suffit, pour s’en convaincre, de se mêler à la foule des spectateurs qui continuent par dizaines de milliers, de se déplacer pour aller voir les vioques. Trois générations, réunies autour d’un seul et même feeling, le rock n’roll. Il en passera encore, de l’eau sous les ponts, avant qu’on oublie ceux-là mêmes qui se faisaient molester, à l’entrée des clubs, alors que toute l’Angleterre n’en avait que pour le Mersey beat. *** H.K LAHAN, GUITAR COLLECTOR’S, JANVIER 1997.
Durant cette période, nous pouvons enfin acquérir, soit en CD , soit en vidéo, le spectacle du Rolling Stones Circus, qui sort le 14 octobre 1996. rappelez-vous du fameux show télévisé de décembre 1968, compromis entre rock et cirque durant lequel nous pouvons retrouver Brian Jones dans une de ses dernières apparitions comme Stones, et de nombreux invités qui comptent Jethro Tull, Marianne Faithfull, The Who, John Lennon et Eric Clapton.Et puis, en pleine période de congés, l’ INCROYABLE,
A peine moins de deux ans plus tard, l’annonce d’une nouvelle tournée qui devra avoir lieu courant 1997 en Amérique.*** le lundi 18 août 1997 au soir, les Rolling Stones – Keith Richard, Charlie Watts et Ron Wood avec Mick Jagger au volant d’une Cadillac rouge décapotable de 1955- donnent une conférence de presse sous le pont de Brooklyn (la circulation ayant été suspendue), le dos tourné vers les grattes ciels de Manattan, afin de fournir à deux ou trois cent journalistes tous les détails possibles sue leur prochaine tournée intitulée « BRIDGES TO BABYLON », dont le coup d’envoi doit avoir lieu au Soldier Field à Chicago en septembre . cet évènement est retransmis à la télévision et via internet. En arrivant, Mick se moque gentiment de la presse en déclarant qu’il a toujours voulu écrire des articles, et débute lui-même les questions par : « J’ai une question à poser : ‘’ Est-ce qu’il s’agit de votre dernière tournée ? ‘’ » Et Keith de lui répondre : « Oui, et les cinq prochaines aussi… » *** D’Après FRANCOIS JOUFFA 40 ANS DE ROCK N ROLL .
*** « Les Stones toujours sur le pont. ». Lundi à New York, les quatre quinquagénaires ont orchestré une méga conférence de presse. Au menu : nouvel album et tournée mondiale. *** nous confirme Libération du 20 août, qui à son tour nous commente la conférence de New York annonçant la nouvelle tournée mondiale. La partie américaine devrait compter une quarantaine d’escales du 23septembre au 12 octobre. Elle se poursuivra en 1998 au Mexique, en Amérique du sud, en Asie et en Europe, Mick Jagger n’ayant pas oublier de préciser « qu’ils iront aussi en France ». C’est donc au cours de cette conférence qu’est faite l’annonce de la prochaine sortie, pour le 30 septembre, du nouvel album BRIDGES TO BABYLON .
Puis VSD nous gratifie de « Les papys font le pont ».*** Les « Pierres qui roulent » amassant toujours une lucrative mousse, le monde va avoir droit aux nouveaux articles des plus redoutables capitalistes de l’histoire du rock n’roll…..Très détendus, les vieux grigous ont tordu le cou aux rumeurs qui les disaient à couteaux tirés. Désespérant rituel : Mick et Keith s’étripent en studio, affolent les promoteurs de la tournée avant de se rabibocher sous les sunlights. Roulez vieilles pierres : le monde est Stones ! *** VSD, AOUT 1997.
Pour Rock et Folk quand ils présentent l’album BRIDGES TO BABYLON, « c’est l’éternel retour » des Rolling
Stones. Mais comme nous, ils n’attendaient pas une manifestation de leur part si peu de temps après la fin de leur dernière tournée mondiale de 1994-1995. *** Tout le monde est surpris, les fans, la maison de disques. Personne n’attendait leur retour aussi rapidement. *** PHILIPPE MANŒUVRE, ROCK ET FOLK, OCTOBRE 1997. En attendant la nouvelle année qui devrait voir débarquer leurs majestés dans notre pays, à Paris ? à Marseille ? à Lyon, à Montpellier ?... Quelques lignes trouvées dans Rock et Folk(au lendemain du premier concert américain du 23 septembre, à Chicago) qui vont attiser notre convoitise .*** Les Stones sont en piste, grands survivants dans ce milieu pas spécialement réputé pour faire des cadeaux aux naïfs. Ils reviennent meilleurs que pour les tournées STEEL WHEELS et VOODOO LOUNGE. Meilleurs parce que sanguinaires, méchants, chabraques,vicieux. Rolling silex comme ils auraient toujours dû être depuis qu’on se souvient avoir une mémoire. *** PHILIPPE MANŒUVRE, ROCK ET FOLK NOVEMBRE 1997.
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22.05.2008
1995, 120 000 fans à Pragues
120 000 fans à Pragues... Stripped...
Après la France, une des villes visitées par la tournée fût, comme en 1990, pour URBAN JUNGLE, Pragues. *** « STONES » ; 120 000 fans des Stones, dont le Président tchèque Vaclav Havel et le premier ministre Vaclav Klaus, ont goûté dans la nuit de samedi à dimanche au concert praguois des Rolling Stones, le plus important en termes d’affluence de la tournée « VOODOO LOUNGE ».*** MIDI LIBRE, 7 AOUT 1995
La fureur, qui a largement alimenté les pages des magazimes télé, est maintenant retombée.
Pour se remémorer tous ces instants inoubliables il y aura les quelques spéciales données par les diverses chaînes de télé et surtout les bonnes surprises que les Rolling Stones nous réservent en cet automne 1995. Tout d’abord un « single » avec le titre phare Like a rolling stones, puis l’ album STRIPPED qui est en fait un live enrégistré en acoustique dans lequel il se trouve des extraits du concert donné en juillet à l’Olympia.
Bien entendu ces versions sont sublimes, I’m free, Angie, Wild horses, ou Sweet virginia, et cela ne fait que rajouter aux regrets de ne pas avoir pu faire partie des vraiment trop rares privilégiés qui se sont pressés à l’Olympia.
La sortie de STRIPPED en novembre redonnera l’occasion de retrouver les Rolling Stones au travers d’articles écrits çà et là dans les journaux avec quelques titres plaçant désormais les Stones dans l’intemporel.
Ainsi, Info matin en octobre, évoquant la sortie du single Like a rolling stone, et révélant la date (13 novembre) de la parution du nouvel album STRIPPED .*** Le plus grand groupe de rock du monde ne fait jamais rien comme les autres. Avec « STRIPPED » … les Stones sortent un mix d’unplugged, de live, et d’électroacoustique. Big satisfaction…., et nous proposent aux passage quelques propos de Keith Richard donnant son avis sur la longévité désormais, sans borne, du groupe : …..« Les Rolling Stones sont en forme pour jouer encore un siècle » ou encore « Malade, je jouerai dans mon lit. Je jouerai tant que des gens m’écouteront. S’il n’y en a plus, je jouerai seul ». *** INFO MATIN, 24 OCTOBRE 1995.
Jamais les derniers pour parler des Stones, dans Libération, le jour de la sortie de STRIPPED, il nous apprennent qu’on peut aussi acheter un CD-ROM, lequel propose un jeu, où l’on est l’invité virtuel d’une « party » des Stones. C’est tout naturellement qu’ils titrent « Les Stones entre futur et passé »…*** Le nouvel album des Rolling Stones « STRIPPED », qui sort officiellement aujourd’hui, marque, de la part du groupe, un véritable retour aux sources, coté musique, et une volonté de se projeter dans le futur, coté CD-ROM. STRIPPED qui a le blues tout en jouant avec l’avenir…Le nouvel album des Rolling Stones n’est pas un album de plus, amis un disque pas comme les autres qui prouve, à sa façon, que le plus vieux groupe de rock n’roll n’a pas fini de rouler sa bosse. Entre retour aux sources et regard tourné vers le futur, les Stones conjuguent leur musique à tous les temps, réconciliant passé et avenir. L’émotion intacte en prime. *** MAURICE ACHARD, LIBERATION, 13 NOVEMBRE 1995.
Et nous terminerons cette fantastique année 1995 avec quelques lignes trouvées dans BEST de décembre *** Ces mecs là ont out vu, tout vécu, ils ont donné à leur rock une dimension supraterrestre à coup de gigantisme et d’idées folles. Et les voilà rendus au plus simple : « on prend des guitares et on va taper le bœuf dans les clubs ou des petites salles. Comme au début. Là, on n’aura pas besoin de rajouter des tonnes de hurlements pour mettre l’ambiance, tout passera à travers le micro chant ou les instruments. *** BEST, DECEMBRE 1995.
Et enfin, vous avez aussi la possibilité, bien caler dans un fauteuil de reprendre 95 minutes de bonheur en visionnant la cassette VOODOO LOUNGE, en souhaitant, comme chaque fois, que ce n’était pas « la dernière »….
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17.05.2008
1995, his-to-ri-que !
La presse : l'apothéose !!!
Stones : his-to-ri-que !
Après le feu d’artifice du final des Stones, nous avons droit à celui offert par la presse en ces lendemains de concert. En tout premier tir, celui du Midi libre : « L’apothéose des Stones » :*** Double fouille -crainte d’un attentat oblige- et canicule pour les 75 000 fans venus de France et d’Europe hier au méga-concert des Stones à Montpellier avec, en ouverture, Black Crowes et Bob Dylan. Le groupe de Mick Jagger a donné, sur une scène de 105 mètres de long, un concert en forme d’apothéose, déclanchant de gigantesques ovations pour le plus grand concert jamais organisé en France hors de Paris…. « Stones : GEANT ! », On s’y attendait, on le savait, on avait tout lu, tout entendu sur l’évènement, mais c’est égal : le concert des Stones hier soir à Montpellier a laissé bouche bée les 70 000 privilégiés qui ont réussi à pénétrer dans la cuvette de Grammont. Public, lumières, son, effets scéniques, show, énergie dépensée, et même canicule de plomb, tout a été à la démesure du plus grand groupe de rock au monde : géant ! Peut-être même faut-il parler d’évènement historique. Abusif ? Mais verra-t-on jamais un rassemblement de cette ampleur mêlant deux et même trois générations ? Quel groupe, quels musiciens pourront un jour susciter une telle ferveur ? Alors oui, nostalgie, Jurassic rock, business, tout ce que l’on veut mais à partir d’aujourd’hui, ils sont 70 000 à pouvoir dire : j’y étais !..... *** MIDI LIBRE,JEAN MARIE GAVALDA, 28 JUILLET 1995.
C’est « Un concert grandiose » nous rapporte La Dépêche du même jour *** Les Rolling Stones ont mobilisé une énorme foule, hier soir pour l’unique concert en province de leur tournée…. 70 000 fans arrivés dans l’après-midi sous un soleil de plomb. Chaud, le grand show de l’année ! …. « Voodoo lounge », l’étiquette barbare de cette énième tournée mondiale des Stones, se colle partout. Charlie Watts, simplement derrière ses fûts. Simplement et sûrement, comme toujours. « It’s only rock n’roll ». Dit Doopie, les Stones, ils reviennent quand ? *** PATRICK LOUIS, LA DEPECHE, 28 JUILLET 1995.
Quant à la Marseillaise, sans exagération typique du coin, ils affirment que c’est un concert historique qu’ont donné les Stones. Et ne reculant devant rien, ils n’hésitent pas à titrer : « UN PAS DE PLUS DANS LA LEGENDE »
***Par bonheur, le public de Montpellier aura goûté à un moment de légende unique dans cette tournée, la présence de Bob Dylan en première partie (superbe moment), et surtout son retour sur scène pour interpréter Like a rolling stone avec Mick Jagger and Co. Un délice….De Satisfaction à Start me up en passant par Jumping jack flash pour le rappel, tous les standards y seront passés (à l’exception notable de Paint it black), entrelacés avec les titres de Voodoo lounge et conduit au pas de course par un Mick Jagger époustouflant d’énergie. Le public multi générations et quasi unanimement réjoui aura même pensé à lui chanter Happy birthday pour ses 52 ans…*** OSCAR PILAR, LA MARSEILLAISE , 28 et 29 JUILLET 1995.Au Midi libre ; ils ne purent résister au plaisir de revenir sur ce concert et à remette une belle couche dans leurs colonnes du samedi 29, avec ***« Avant-hier soir à Montpellier , ce fut –vraiment- le concert du siècle », « Stones : le souffle de la légende »…. Et soudain, Dylan parut au milieu des Rolling Stones « Le bonheur et le plaisir »….Bob Dylan qu’on avait vu quelques heures plus tôt perdu sur la scène immense, ressuscitant par éclairs sous le soleil encore fixe, la magie de It’s all over now baby blue, ou la grâce provocatrice de Everybody must get stoned, Bob Dylan chantait Like a rolling stone. Jagger venait lui prêter sa voix et harmonica, Keith Richard jouait du riff avec une subite référence, Ron Wood essayait de papillonner… Et soudain, l’émotion a surgi. La vraie. Celle qui se joue des lasers et des feux d’artifice. Pour ce moment de pur bonheur et pour deux heures intense plaisir,messieurs, merci. *** JACQUES VILACEQUE, MIDI LIBRE, 29 JUILLET 1995.
Un des mots de la fin nous vient de Lyon, dans les colonnes du Progrès : « MICK, Bob et 75 000 fans »….. *** Le plus grand concert payant jamais réalisé en France : 75 000 fans avant-hier à Montpellier, une affiche prestigieuse (les Blacks Crowes, Dylan et les Stones) et une jam surprise : maître Bob et les vieux cailloux pour une version à rallonge de Like a rolling stone…. « il faut remercier les Black Crowes, qui ont fait la première partie » lance Jagger à la fin de Rock and a hard place. « et aussi Bob Dylan. On va jouer un morceauqu’il a écrit pour nous » poursuit-il, rigolard, alors que Bob Dylan s’installe à coté de son ami Ron Wood. Visiblement Dylan avait prévu de s’en tenir à une participation guitaristique. Il faudra que Jagger le pousse littéralement au micro pour qu’il attaque, deux mesures trop tard, le deuxième couplet. Et les deux figures de proue du rock d’ enchaîner ensemble le refrain : « how does it feel, too be on your own, like a rolling stone… ». Après cet « évènement » le show stonien s’est poursuivi dans l’ordre habituel, pour se terminer en feu d’artifice, face à 75 000 pékins ébahis, qui ont regagné leurs contrées originelles (de Barcelone à Rome, en passant par Nice, Marseille et Bordeaux) sans même un embouteillage au sortir de Montpellier.*** THIERRY MEISSIREL, LE PROGRES, 29 JUILLET 1995. 08:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loisirs/Culture, Livre
16.05.2008
1995, 27 juillet, avec Bob Dylan
27 juillet, espace Grammont
Avec Bob Dylan....
Et nous au milieu de cette agitation médiatique ?
Et bien, comme j’avais gagné 2 places en participant à un concours radio patronné par Midi libre, et que j’avais déjà acheté les billets pour nous (Corinne, Sophie -11 ans-, Daniel et moi), nous offrons ces places à un ami, Tonin, grand fan de Toto, et à sa fille Julie-13 ans-. Nous voilà, en cette fin d’après midi très ensoleillée en route pour Montpellier où nous nous dirigeons vers le parking de la gare.
De là, nous empruntons une des nombreuses navettes mises à la disposition par la ville de Montpellier. Navette qui nous dépose quelques minutes plus tard devant l’entrée de l’espace Grammont sur lequel est construit le Zénith. Le rite de la fouille s’effectue avec courtoisie (il ne faut pas oublier que nous sommes en alerte attentat) et sans bousculade nous accédons à ce grand champ, avec, la bas cet impressionnant édifice qu’est la scène de VOODOO LOUNGE, devant laquelle sont déjà agglutinés de nombreux fans qui ont du arriver aux premières heures. Comme de coutume pour un concert des Rolling Stones, les Black Crowes vont s’évertuer à faire patienter les troupes, qui à l’heure de leur passage ne sont pas encore au complet. Pendant ce temps, d’ailleurs, on peut aller tranquillement faire nos achats de T-Shirt ou autre porte clé à la langue tirée ou au fantôme déhanché, logo de la tournée.
Quelques bières plus tard, Bob Dylan et ses musiciens font leur apparition sur le pont de ce grand navire, trop grand pour eux car ils n’occupent que quelques petits mètres carrés devant la scène. Ils sont vêtus façon Mormons, comme on en voit dans les films à la télé, j’ai trouvé cela assez amusant… Malheureusement pour eux, la sono était un peu faible et je pense que la plupart des spectateurs connaissait assez mal, ou pas, l’œuvre de Dylan. Ainsi, personnellement, je l’ai déjà souligné, hormis Blowing in the wind, ou Like a rolling stone, je ne connaissais Dylan qu’à travers les excellentes reprises, en Français, de Hugues Aufray. Néanmoins, par curiosité, j’abandonne un moment mes amis pour me faufiler (à cet instant-là c’était encore possible) au plus près de la scène. Je pus donc approcher le grand Bob Dylan qui ne remporta ce jour-là qu’un mince succès auprès d’un public essentiellement Stones ! Dommage pour lui.
Il y eu quelques mots sympas à son encontre lors d’un compte-rendu le lendemain :*** « Le grand Bob » ; Entourés de deux guitaristes chapeautés de feutres noirs, d’un contrebassiste acoustique, guitare sèche, le grand Bob joue dans des conditions indignes de sa légende, de son art. Ecran éteint, il n’est qu’une petite silhouette lointaine. Mais la hargne qu’il déploie remplit tout l’espace. Son répertoire égrenant des morceaux de légende, sa voix nasillarde que l’atmosphère acoustique met en valeur, arrache vite l’adhésion du public. Dylan est en forme. Il joue ainsi pendant une heure. Pas de rappels. *** JEAN MARIE GAVALDA, MIDI LIBRE, 28 JUILLET 1995.
Il reste quand même indiscutable que, quel que soit l’artiste, le concert ne prend sa vraie dimension que si l’on connaît les chansons. Il faut aussi être imprégné de la culture, du style musical du chanteur, du groupe. Je pense encore aujourd’hui, que ce soir-là Mick Jagger n’a pas vraiment fait un cadeau à Bob Dylan, en l’invitant en première partie. Peut-être a-t-il réglé une vieille querelle avec Dylan qui avait déclaré plusieurs années auparavant que les Stones n’auraient jamais pu écrire Like a rolling stones, ce à quoi Mick Jagger aurait rétorqué que Bob Dylan, lui, ne pourra jamais chanter Satisfaction….
Dès la sortie de scène de Bob Dylan, une nuée de roadies s’affèrent sur scène pour débarrasser le matériel de Dylan, passer une dernière fois en revue le matos des Stones et donner un dernier coup de balai brosse pour nettoyer le sol que ne saurait tarder à fouler leurs augustes majestés.
Pendant ces longues minutes, l’atmosphère se tend, les derniers rayons du soleil s’accrochent comme pour exciter encore plus cette immense foule qui trépigne d’impatience jusqu’au moment, ou enfin le tam-tam qui annonce l’intro de Not fade away suivit d’un ouragan de bruit et de lumières introduisent , ceux qu’on ne se lasse pas de voir, de revoir : Les Rolling Stones.
Trois semaines après je vais pouvoir une fois encore revivre d’intenses moments de rock n’roll servit par un des Groupes les plus fameux de toute son histoire. Mick Jagger, fidèle à lui-même, semble vouloir fêter avec nous, ses 52 ans, et démontrer sans ambiguïté, à tous les détracteurs, que les Rolling Stones sont encore là pour longtemps. Et comme à Paris, ils nous offrent des extraits du dernier album, et nous resservent de bons vieux classiques qui font vibrer toute cette foule qui se presse à Grammont. Sans oublier Start me up qui fait bondir Julie (13 ans) et Sophie (11 ans) qui se mettent à gesticuler avec frénésie…Elles vont se souvenir très longtemps de cet instant….. Il y a toujours, bien sûr, toute la magie vaudou de Sympathy for the devil, les poupées gonflables, Brown sugar, Keith Richard qui jubile, Satisfaction, Ron Wood avec son clope au bec, Papy Charlie qui s’éclate derrière ses tambours, Honky Tonk Woman, les choeurs fabuleux, la drague de Jagger auprès de sa belle choriste, les effets de lumières, la foule qui crie sa joie.
C’est un vrai concert des Rolling Stones, comme on les aime.
Et il y a aussi le moment où entre sur scène, pour rejoindre les Rolling Stones, Bob Dylan. Cette fois, pendant la durée du duo Jagger/Dylan avec Like a rolling stones, on va vraiment entendre chanter Bob.
Un grand moment, certes, mais on ne saura jamais vraiment qui de Mick ou Dylan fut ovationné ? Cela restera quand même un très beau souvenir.
Miss you, It’s only rock n’roll, jumping jack flash font défiler le temps trop vite, plus de deux heures déjà, et c’est le feu d’artifice, magnifique, mais annonciateur mal venu, de la fin d’un concert que l’on aurait aimé voir durer plus encore, pour écouter beaucoup d’autres chansons parmi les centaines que compte le répertoire de plus de trente ans de carrière des Rolling Stones.
C’est bien fini, et il nous faut retrouver le dehors avant de rentrer.
Et là, dehors, commence une nouvelle aventure pédestre….
En effet, si à l’aller les navettes amenaient au fur et à mesure les spectateurs, au retour, tous les spectateurs en même temps sont là pour prendre la même navette. Ce qui occasionne la création de queues, et engendre des bousculades pas possible, avec des attentes indéfinies, d’autant qu’on ignore jusqu’à quelle heure nous pourrons en prendre une…. Un petit conseil au pied levé, et on décide à l’unanimité de traverser, non pas Paris cette fois, mais Montpellier pour retourner vers la gare….à pieds….
Des pieds qui furent des plus heureux quand enfin ils aperçoivent l’arrière de l’auto, là, sur le parking ! On fit en sorte, en chemin, à ne pas trop penser à nos pieds en nous racontant les souvenirs tout chauds des heures qui venaient de nous enchanter.
Mon ami « Totosien » avouant même qu’ils avaient trouvé les Stones grandioses.
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12.05.2008
1995, l'APOTHEOSE, les Rolling Stones à MONTPELLIER
l'Espace GRAMMONT
Attention, ILS arrivent !
Nous allons dès lors, pendant trois bonnes semaines assister à un véritable festival, avec un déluge de superlatifs dans les articles de la presse régionale. Une effervescence qui ira croissante de jour en jour jusqu’à LA DATE du concert du siècle !!!!
Il ne faudra guère attendre, en effet, dès le 14 juillet, la Gazette de Montpellier annonce la couleur : « Le 27, Montpellier sera stone ». suivent trois pages pour tout savoir sur les Stones et comment se rendre dans les
meilleures conditions à l’espace Grammont.***Nul n’échappera à l’évènement : Montpellier accueille dans moins de deux semaines le plus grand groupe de rock du monde pour le plus grand concert hors
Paris que la France ait jamais connu….Le concert que les Rolling Stones, groupe créé il y a trente trois ans dans les faubourgs de Londres, donneront à Montpellier le jeudi 27 juillet en soirée n’est pas le premier du genre : il est environ le centième d’une tournée mondiale qui a démarré le 1er août 1994 à Washington (USA) et qui s’achèvera le 25 août en Allemagne. Autant dire que le show est parfaitement rôdé : les Montpelliérains sont de petits veinards….Les fous de Stones s’attendent à ce que ce concert de Montpellier soit exceptionnel : la veille, -le 26 juillet-, Mick Jagger aura 52 ans, et la présence de Bob Dylan, disent-ils est un signe. Celui que les Rolling Stones considèrent comme un des « papes du rock » reviendra sur scène chanter avec eux son succès Like a rolling stones , mais il y aura d’autres surprises pour cette soirée où les cailloux feront vibrer le Clapas* (*tas de pierres en occitan, est le surnom de Montpellier). *** PIERRE SERRE, LA GAZETTE DE MONTPELLIER, 14 au 20 JUILLET 1995. « Attention, ILS arrivent ! », c’est le cri d’alerte lancé par Midi été en ce 22 juillet . pour le Midi libre, ILS ? Ce sont les Stones, et c’est bien évidemment l’évènement de l’été, avec cette tournée qu’ils considèrent comme la plus folle, la plus éléphantesque, la plus superlative de toute l’histoire du rock. *** Prenez ce concert de Montpellier jeudi prochain : 70 000 billets vendus, des feus d’artifice, un show laser comme on n’en a jamais vu…. Et un autre mythe de la rock-music, Bob Dylan en première partie….Les dollars et le mythe, en avant pour le concert du siècle !*** MIDI LIBRE, 22 JUILLET 1995.
Dans les mêmes colonnes, avec un titre pompeux « Les dichotomies* (*opposition entre deux choses, dans le cas présent père/fils) du rock » nous avons droit à de la sociologie stonienne à travers l’interview d’un professeur d’anglais à la fac de lettres de Montpellier qui a écrit une thèse sur le rock. Analyse prise de tête dans laquelle on a du mal à retrouver son rock n’roll qui se termine ainsi : *** Et puis la cinquantaine des Stones joue en leur faveur auprès des ados. Il y a toujours rupture avec le père mais rapprochement avec le grand père. Les punks à la fin des 70’s ont tué le père en rejetant les Stones. Maintenant ce sont des papys…***propos recueillis par LAURENT LABOUTIERE, MIDI LIBRE , 22 JUILLET 1995.
Quelques jours plus tard, il est question du passage de Bob Dylan en première partie à Grammont. Il est vrai que le chroniqueur a quelques bonnes raisons de s’interroger sur l’accueil qu’aura Bob, car moi-même, j’avoue ne pas être un vrai fan de Dylan. je ne connais en fait, comme beaucoup, de lui que ses grands tubes dont la plupart, à part Like a rolling stones (dont j’ai le 45 t original acheté à ses débuts), par l’intermédiaire du talentueux Hugues Aufray, qui en plus nous a offert de fabuleuses versions chantées en Français. Pour le reste grand représentant des Folk singers, j’aurais d’avantage aimé voir Bob Dylan avec Graeme Allwright lors des concerts auxquels j’avais assisté, avec beaucoup de plaisir,quelques années auparavant. Et notre journaliste de s’inquiéter avec un rêve plein d’amertume : *** « Et si Jagger passait en première partie ? »… On finit par l’oublier : Bob Dylan, pour cette unique date, chante avant les Stones jeudi soir à Montpellier. Dylan ? Vous avez dit Dylan ? …. Un pincement au cœur parce que, pour 70 000 personnes annoncées à Montpellier et presque autant de journalistes dans le monde, ce concert est celui des Stones, avec, accessoirement, un chanteur appelé Dylan en première partie. « Dylan ? Dylan, ah oui… peut-être, maintenant que vous le dites… »…..Et comme on souhaite ne pas connaître le pire : Dylan salué par des applaudissements polis et pressés. Indifférents. *** J.V. MIDI LIBRE, 24 JUILLET 1995.
Le pauvre avait vu juste ?
Les Rolling Stones seront demain soir à Montpellier, et aujourd’hui le Midi Libre souhaite « Happy birthday, Mr Jagger ! » en rappelant qu’il y a longtemps, très longtemps, Mick Jagger disait qu’il ne se voyait pas en rocker trentenaire, alors qu’aujourd’hui il fête ses 52 ans. Mick Jagger et les Rolling Stones qui s’apprêtent à battre à Montpellier tous les records du rock-business, record de public, record de gigantisme, record de recettes. Et record de longévité bien sûr. *** « Mick Jagger fête ses 52 ans aujourd’hui et chante demain à Montpellier ». à 50 ans, il avait donné une fête sur le thème de la révolution française…. Ce soir, la plus célèbre bouche du rock se prépare à souffler sur Grammont…… Deux villes. Deux villes françaises auront eu le privilège d’accueillir la dernière tournée des Stones, celle qui pourrait bien être l’ultime. Paris et Montpellier. Pour cette dernière, la venue de « la plus grosse tournée de l’histoire du rock n’roll » est une sorte de consécration. Qui fait entrer la ville parmi les sites mythiques de l’ hexagone, comme les arènes de Fréjus, temple rock des seventies. *** JEAN MARIE GALVADA, MIDI LIBRE, 26 JUILLET 1995.
Et ce 26 juillet sur la Canebière en prenant son café sur le vieux port, on peut lire le Méridional qui fait sa Une avec « Rolling Stones : le concert de l’été » et surenchérit avec « Sympathy for the …. Rolling Stones. » *** Après trente ans au sommet Mick Jagger et les Rolling Stones continuent à être les numéros 1 du rock mondial ; et ce n’est pas le concert de ce jeudi 27 juillet à Montpellier qui va aller à l’encontre de cet état de fait. Leur nouvelle tournée mondiale, qui fait suite à la sortie de l’album VOODOO LOUNGE , aura été une nouvelle fois un des évènements de l’année musicale rock, mais aussi un des évènements médiatiques dans le domaine artistique. En France leur passage à Paris le mois dernier avait soulevé l’enthousiasme du public et de la presse (en particulier leur soirée « en petit comité » à l’Olympia). Leur venue à Montpellier va permettre à des dizaines de milliers de fans du sud est et du sud ouest de la France de prendre à leur tour un ticket pour le royaume de Satisfaction. *** PATRICK COULOMB, LE MERIDIONAL , 26 JUILLET 1995.
L’attente tire à sa fin, on arrive au jour fatidique, et ce matin, pour continuer à nous faire saliver jusqu’à ce soir, une fois encore la presse nous attise avec des titres plus racoleurs les uns que les autres. Ainsi la Marseillaise et son « Rolling Stones again : LA GRAND MESSE DU ROCK » *** l’espace Grammont attend ce soir 65 000 personnes pour le concert des Rolling Stones, précédés de Black Crowes et Bob Dylan…. De quoi réjouir les 65 000 aficionados attendus pour les liesses de cette grande messe du rock n’roll. Ce qui les attend, une immense structure métallique mi-paquebot, mi-vaisseau spatial, surmonté d’un bras incurvé de 30 mètre de hauteur, image hybride des concepts cybernétiques du XXIème siècle et d’une vieille croyance. Une belle allégorie de ce que représentent les Pierres qui Roulent (toujours), un groupe fondé en 63 sur une passion commune de Chuck Berry et Little Richard (Rolling Stones étant un titre de Muddy Waters), devenu le plus grand groupe de rock, et se trouvant encore debout à l’aube du troisième millénaire…*** LA MARSEILLAISE, 27 JUILLET 1995.
Le Provençal, de son coté nous promet « La fièvre Rolling Stones », alors que la Dépêche nous prévoit « Complètement Stones ! 70 000 fans attendus, Montpellier reçoit les Rolling Stones»
Et le Midi libre de frapper encore plus fort : « Jour J comme Jagger ! Tous Stones ce soir ! » en faisant monter la mayonnaise à l’intention de ceux qui n’auraient pu se procurer de billets. *** Il y a plusieurs solutions. Soit vous faites parties de ceux qui aiment les Stones –et Dylan, on ne le dira jamais assez, prévue en première partie- et vous avez depuis longtemps votre billet….Soit vous aimez les Stones mais par une aberration dont vous avez du mal à vous remettre, vous n’avez pas de billet. Sachez dans ce cas que 196 précieux sésames seront à la vente aujourd’hui sur le site. 196 sur 70 000 ! on ne vous en dira pas plus sur le joyeux pancrace qui vous attend devant les guichets….Trois générations successives attendront, dans une file d’attente d’une centaine de mètres que les portes du paradis s’ouvrent enfin. Attiré comme Ulysse par le chant des sirènes, le public se promet de ne pas résister à un Honky tonk woman ou un Brown sugar, subjugué par un Mick Jagger électrisant.*** MIDI LIBRE, 27 JUILLET 1995.
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11.05.2008
1995, l'Olympia
Et maintenant l'Olympia
... et la presse unanime
Le lendemain, Le Progrès du 1er juillet avec « Les Stones aux Champs » nous rapporte le succès du concert de ce vendredi et confirme la soirée prévue le 3 juillet à l’Olympia. *** Les Rolling Stones ont donné hier soir le premier de leurs deux concerts à l’hippodrome de Longchamp. Les organisateurs annonçaient 70 000 spectateurs, chiffre difficile à vérifier même s’is sont nombreux à avoir pris leur précautions pour s’approcher de l’énorme scène. Le lieu et les exploits gymniques de Jagger and Co…, à mi-chemin entre la raffinerie de pétrole et le décor de science fiction, confirme en cela l’esthétique exigée par les méga concerts contemporains depuis quelques années. On est sagement assis en famille, entre copains, il y a les jeunes, les moins jeunes mais les « papys » n’ont guère plus de 50 ans. Jagger livre clés en main un travail extraordinairement propre et efficace. Plus d’âme diront les cruels. Du savoir faire irréprochable rétorqueront les pragmatiques. Il y a ce qu’il faut pour satisfaire tout le monde : des hits par brassées, des riffs que la répétition n’est pas parvenu à émousser, des ballades éreintées mais touchantes. Le Rolling Stones Circus revient ce soir pour un second concert à Longchamp avant d’offrir un spectacle « cerise sur le gâteau » à l’Olympia lundi. *** LE PROGRES, 1er JUILLET 1995.
Le matin du 3 juillet on apprend dans le Parisien que le deuxième concert des Rolling Stones à Longchamp a eut lieu sous des trombes d’eau, vraiment pas de bol pour ceux qui y ont assisté, quand on sait que la veille nous avons eu un temps digne d’été avec la limite d’avoir trop chaud. L’édito poursuit en titrant « Les Stones : et maintenant l’Olympia ». *** Après Longchamp, qui a rassemblé vendredi et samedi 164 000 spectateurs, les Rolling Stones jouent ce soir à l’Olympia pour un « concert intime », trente et un ans après leur première venue dans la capitale et ce temple du music-hall où alors avaient été cassés plus de trois cent fauteuils…. Pour faire partie des cinq mille spectateurs de l’Olympia ce soir, il fallait faire la queue sur le trottoir du Virgin des Champs Elysées. Enfin, le précieux bracelet bleu au poignet, et le billet dans l’autre main, on pouvait aller enfin se coucher (certains étaient venus directement du concert de Longchamp). *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 3 JUILLET 1995.
Et arrive le grand soir, ou plutôt la soirée de gala qui donna lieu à plusieurs reportages dans nos journaux télé visés du fait de la présence du gratin parisien dans lequel on trouve, eux aussi avec le fameux bracelet, l’ancien-« toujours » ministre de la Culture et de la musique Jack Lang, ou encore Emmanuelle Béart, les Rita Mitsouko,
Paul Personne, et même Patrrriiick Bruel… *** Comme prévu, l’Olympia a été pris d’assaut, hier soir, pour voir les Rolling Stones… Les yeux dans les yeux. Nombre de leurs fans étaient déjà là aux aurores pour être au premier rang… C’est la cinquième fois que le groupe anglais se donne en concert à l’Olympia après ceux de 1964, 1965, 1966 et 1967. Ce qui a fait dire hier soir à Jean Michel Boris, son directeur : « nous sommes très fiers et très heureux qu’ils aient choisi une fois de plus notre maison »…. Au total, un show très réussi, en dépit de quelques critiques à la sortie qui faisait état d’une sono un peu forte --- comme pour le concert de Joe Cocker,mardi dernier --- et d’une sécurité trop pointilleuse. *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 4 et 5 juillet 1995.
Les Rolling Stones, eux, sont accompagnés, chacun de sa petite famille ; c’est ainsi que cote à cote aux balcons sont installés Jerry Hall (Mme Jagger), Patti Hansen (Mme Richard), Joe Wood (l’épouse de Ron), le père de keith, les trois filles et le fils de Jagger, les enfants de Ron et les deux filles de Keith Richard . Et pour fermer ce chapitre sur l’Olympia, c’est Le Progrès qui tire ses conclusions avec son titre « Les Rolling Stones à l’Olympia : Stars et Stones » où il est écrit que pour ce concert réservé à quelques initiés, et une poignée de fans patients, il y avait presque plus de stars dans la salle que sur la scène.
*** C’est un étonnant paradoxe, souvent souligné par Jagger en personne, de voir un groupe ayant fondé sa légende sur ses mauvaises manières et ses habitudes sulfureuses, d’être aussi apprécié de la jet-set, tout pays confondus….. Voir les Stones dans un salle de la dimension de feu Palais d’hiver de Lyon, après deux shows à Longchamp devant 50 ou 60 000 personnes, permet de trouver à ces vieilles pierres le ciment qui leur convient….Il y avait du surréaliste de voir ce papa guitariste, archétype du rocker-voyou, envoyer des mimis à ses Filles pendant Jumping Jack Flash. Savaient-elles, ces petites blondes de six et sept ans, que leur papa avait donné son premier concert français sur cette même scène le 20 octobre 1964… Et que son précédent show à l’Olympia datait de 1967, avec Brian Jones. On fêtait justement lundi soir le 26ème anniversaire du décès du premier guitariste des Stones. *** THIERRY MEISSIREL, LE PROGRES, 5 juillet 1995 . Après une nuit de fête chez Castel, avec la présence remarquée de Jack Nicholson, les Rolling Stones quittent Paris pour effectuer un crochet par l’Angleterre où ils doivent jouer à Sheffield et au stade de Wembley, pour 4 concerts très attendus, avant de retrouver une salle intime puisqu’ils joueront au Royal Albert hall à Londres.
Photo "prêtée" par l'ami TWIS "ROB
Ensuite ils retraverseront la Manche pour se rendre dans le sud de la France où les attend en piaffant la « Province » à Montpellier, le 27 juillet.
Nous allons dès lors, pendant trois bonnes semaines assister à un véritable festival, avec un déluge de superlatifs dans les articles de la presse régionale. Une effervescence qui ira croissante de jour en jour jusqu’à LA DATE du concert du siècle !!!!
Une des plus belles chansons des ROLLING STONES
Salt Of The Earth
Buvons aux travailleurs
Buvons à tous ceux d'origine modeste
Levez votre verre au bien et au mal
Buvons au sel de la terre
Dites une prière pour le simple fantassin
Ayez une pensée pour son travail à se casser les reins
Dites une prière pour sa femme et ses enfants
Qui brûlent les feus et qui labourent encore la terre
Et quand je fouille une foule sans visage
Une masse tourbillonnante de gris et de noir et blanc
Ils ne me paraissent pas vrais
En fait, ils ont l'air si étranges
Levez votre verre aux travailleurs
Buvons aux innombrables têtes
Pensons aux millions vacillants
Qui ont besoin de leaders mais qui ont à la place des petits joueurs
Ayez une pensée pour l'électeur qui reste chez lui
Ses yeux vides contemplent d'étranges spectacles de beauté
Et une parade d'escrocs en costume gris
Le choix entre le cancer et la polio
Et quand je fouille une foule sans visage
Une masse tourbillonnante de gris et de noir et blanc
Ils ne me paraissent pas vrais
En fait, ils ont l'air si étranges
Buvons aux travailleurs
Pensons à tous ceux d'origine modeste
Ayez une pensée pour la racaille
Buvons au sel de la terre
Buvons aux travailleurs
Buvons au sel de la terre
Pensons aux deux milliards
Pensons à l'humble de naissance
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10.05.2008
1995, Rolling Stones... Le VOODOO au champ de course
Hippodrome de Longchamp
Quand à moi, ce vendredi 30 juin va être des plus occupé en rebondissements mémorables qui m’ont permis d’attendre sans impatience le soir.
Je me dois, encore aujourd’hui de remercier mon Boss, Mr SEURY, qui me fit « passer » en réunion commerciale le matin pour que je puisse être libre à midi.
Je peux donc me présenter, un peu avant 14H00, dans le hall d’entrée somptueux de la station de radio Europe 1.
Quelques instants plus tard (j’avais téléphoné quelques jours auparavant), Nora, l’assistante de François Jouffa vient me récupérer pour me conduire dans le studio Coluche dans lequel je vais assister en direct à l’émission « Vinyl fraise » qu’anime chaque jour François Jouffa.
A la fin de ces deux heures un auditeur de Nice gagnera une Volkswagen golf« Rolling Stones » (rappelons que cette marque était le principal sponsor de cette tournée). Concernant les concerts, Je pus apprendre à François et à Nora la venue de Bob Dylan en première partie de Montpellier. Aussi étonnant qu’il y paraît, ils l’ignoraient….Ils font en conséquence un scoop sur l’antenne ! Et toujours aussi étonnants, ils avouent ne pas pouvoir se procurer des places pour le concert de l’Olympia. Je peux prendre quelques photos et avant de nous quitter ils me tuyautent sur la présence des Stones à l’hôtel Georges V qui se trouve à deux enjambées de Europe 1.
Evidemment devant l’hôtel se presse une foule importante, et il faudra attendre pas mal de temps avant qu’enfin, ils se décident à sortir. 
Pour se faire, c’est d’abord le tour des musiciens et des choristes qui sortent pour monter dans un bus qui les attend devant la porte principale. J’ai ainsi la chance de pouvoir approcher Bobby Keys et l’un des choristes.
Puis, sur le coté, par une porte de service ils vont chacun leur tour (chaque arrivée est espacée de quelques minutes) ils vont monter dans les voitures blindées qui doivent les emmener à Longchamp. Le premier a nous saluer est Charlie, accompagné de Madame… Puis Ron Wood….. Suivi deKeith Richard, avec son Father….
Et enfin Mick Jagger qui a l’amabilité de poser… Manque de pot, je n’ai pu prendre que des photos furtives à bout de bras et n’ai photographié qu’une partie du visage de Mick…..
Tout ça pour arriver en fin de journée et qu’il va falloir s’avancer là-bas où en cette fin de semaine, je vais avoir la grande joie de voir les Stones pour la 7ème fois…..depuis 1966 !
Après avoir laissé la voiture dans le parking du palais des congrès Porte Maillot, je me jette dans le métro ou la « faune » présente en T.Shirt bariolés de Stones laisse prévoir que l’on ne s’est pas trompé de ligne….
Ballade au travers des allées du bois avant de se retrouver face à ce « bulding » qui se dresse sur la pelouse.
Il faut avouer que même prévenu on reste néanmoins le souffle coupé devant les dimensions de ce décor, avec ses tours, et cette espèce de tête de serpent. L’attente commence dès lors, et comme à chaque fois, le temps passe avec des premières parties que l’on apprécie plus ou moins. Pour ce qui me concerne, j’ai vaguement entendu du bruit avec le premier groupe, quant à Bon Jovi, j’avoue que j’avais pensé que ce serait mieux. Ma foi ? Pendant la prestation de Bon Jovi, nous avons droit à une surprise, l’arrivée de Johnny Hallyday, en hélicoptère ! Il viendra se placer juste derrière nous…. A la différence près, c’est que lui était dans les tribunes…..Et enfin, le soleil, doucement, mais sûrement, descend pour aller passer sa nuit, laissant sa place à ceux que nous attendons tous, les Stones.
C’est alors en même temps que le grand serpent crache ses flammes de venins, que résonne un tempo, joué au tam-tam, le tempo reconnaissable de Buddy Holly ou de Bo Diddley. Jagger arrive suivit de Ron et Keith qui entrent dans le jeu de la batterie avec les premiers accords de Not fade away.. C’est reparti pour plus de deux heures de grand bonheur, ceux qui sont loin peuvent voir sur cet écran qui doit dépasser en dimensions tout ce qui a pu se faire dans ce domaine à ce jour. You got me rocking, et encore Satisfaction, c’est encore et encore le délire.
Mick Jagger court de long en large, en pleine forme. Une petite pause, le temps de faire glisser Charlie Watts plus en avant de la scène, de laisser prendre les guitares acoustiques pour Keith et Ron, et ils nous gratifient d’un superbe Angie…. C’est un instant magique dans ce décor monumental qui ne nuit aucunement à cette intimité. L’intro à l’harmonica de Mick, et la chair de poule s’installe, c’est Sweet Virginia… le show reprend sa folie avec un vieux tube It’s all over now qui nous ramène dans les années 60, avec la rythmique comme si on y était, Miss you, que Jagger se plait à faire durer, Honky tonk woman, et le, l’incontournable fantastique Sympathy for the devil, ou comment Mick Jagger nous apparaît avec sa redingote, son chapeau haut de forme et chaussé de binocles noires d’une autre époque.. Dans le même temps les poupées géantes se gonflent pour nous donner un décor hallucinant avec la caricature de Elvis Presley qui dandine lamentablement au dessus de cette scène. Et puis, si quelqu’un du public avait eu envie de s’endormir, ce fut de courte durée quand explose Start me Up qui amène toute la foule à balancer les bras. Bien sûr, It’s only rock n’roll, Brown sugar….. Et puis bye bye, le temps a bondit trop vite car c’est déjà Jumpin’ jack flash . Et le feu d’artifice comme pour nous dire et nous faire comprendre que c’est bien fini… Dehors, c’est le merdier, on se retrouve tant bien que mal dans le dédale de fourrés, il n’y a pas de lumière. On suit à qui mieux- mieux ceux qui nous précèdent pour enfin arriver à la station de métro pris d’assaut au moment où on nous annonce que c’est le dernier. Plus de correspondance, il me faudra plus de deux heures de marche pour retrouver enfin mon auto et rentrer à Lyon. Heureusement que dans ces cas là résonnent encore longtemps dans la tête les souvenirs de ce grand moment passé avec les Stones.
En reprenant la route, je pense déjà à notre prochain rendez-vous, dans 3 semaines, à Montpellier, le 27 juillet.
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09.05.2008
1995, deux étapes françaises pour les Rolling Stones
Voodoo Lounge, Paris, Montpellier
LE grand jour, tant attendu, a lieu dans la soirée du samedi 3 juin 1995, à Stockholm quand les Rolling Stones donnent le coup d’envoi de leur tournée européenne qui devrait visiter vingt cinq villes de quinze pays pour une série de trente et un concerts en 3 mois.
C’est devant plus de trente cinq mille spectateurs (dont certains n’étaient pas nés à la création du groupe) qu’ils entament donc VOODOO LOUNGE EUROPE TOUR.
Après la Suède ils vont jouer en Finlande, en Norvège, au Danemark, en Belgique, et en France !……
C’est le 30 novembre qu’en ouvrant mon quotidien habituel ma joie éclate : *** « Deux étapes françaises pour les Rolling Stones » *** LE PROGRES, 30 novembre 1994.
Et à partir de cet instant la fièvre va commencer à monter, une fébrilité qui va s’accentuer au fil des jours dans l’attente de savoir où il nous sera possible, de Montpellier ou de Paris, de se rendre pour aller les voir puisque Lyon ne figure pas cette fois encore sur la liste des villes traversées.
Commence aussi la quête des divers articles qui ne vont pas manquer de paraître dans les quotidiens, hebdos ou mensuels que je vais glaner au gré de mes déplacements ou séjours dans telles ou telles villes.
Dès début juin, « les Stones à l’assaut de l’Europe », c’est ce qu’annonce Le Progrès qui rapporte qu’ils ont donné devant 35 000 personnes leur premier concert sur le vieux continent. Ils nous apprennent qu’ils joueront trois jours en France, au lieu de deux prévus. Ils seront donc à Paris les 30 juin et 1er juillet, et le 27 juillet à Montpellier.
Plus tard c’est Télérama, qui pour la circonstance a invité dans ses colonnes Sacha Reins, qui sort son « Jurassic Stones », et en grand connaisseur et amateur des Stones, il rappelle en quelques mots l’origine de nos gaillards.*** Depuis trente ans, ils dépassent les modes, survolent les hit-parades et survivent à tous les scandales. « Pas mal pour de vieux minables, non ? » comme l’a hurlé lui-même Mick Jagger au concert d’ouverture de leur énième tournée mondiale…. Les Rolling Stones ont tous aujourd’hui plus de 50 ans. S’ils sont fiers de leur longévité artistique, les plaisanteries plus ou moins drôles sur leur âge commence à les énerver. « J’ai vu aujourd’hui un boy-scout accomplir une B-A., a dit dans un show de la télévision américaine. Il aidait les Rolling Stones à traverser la rue… Réplique de Mick Jagger : « Personne n’est obligé de prendre sa retraite à 50 ans, non ? C’est vrai qu’aucun groupe n’a duré aussi longtemps. Mais c’est une aventure formidable, et nous restons les meilleurs. De toute façon, tant qu’on aura pas trouvé de remplaçants… ». *** d’après SACHA REINS, TELERAMA , 21 juin 1995.
l’Express de la même semaine clame tout haut que « L’Europe est Stones ! » en annonçant que Mick Jagger et ses Pierres qui roulent seront en France le 30 juin. Ils nous apprennent que les Stones auraient prévu un concert surprise à l’Olympia, le 3 juillet ? La seconde surprise nous est donnée par Midi libre du 26 juin qui nous annonce Bob Dylan en première partie du concert de Montpellier. *** Décidemment, les Montpelliérains sont bien plus chanceux que les Parisiens pour cette tournée 95 des Stones. On savait déjà qu’on échappait à Bon Jovi (première partie de Longchamp) au profit des vénérés Black Crowes. Et voilà que pour le même prix on nous rajoute Bob Dylan dont ce concert prend d’ailleurs un caractère unique. *** MIDI LIBRE , 23 juin 1995.
Pour annoncer la retransmission du concert suédois, programmé pour le 27 juin sur TF1, Ciné télé revue nous gratifie d’un familial « La seconde jeunesse des papys du rock » *** Après trois décennies de succès ininterrompu, les Rolling Stones ont essuyé les plâtres de leur tournée européenne en Suède. Mick Jagger et ses « vieux » potes (plus de 200 ans à eux quatre) ont enflammé le public pendant 2 H30, passant en revue tout leur répertoire qui fait quand même la part belle à leur dernier opus « VOODOO LOUNGE »…. Le passage des « Pierres qui roulent » dans la plaine de Longchamp constitue un évènement médiatique sans précédent. D’abord parce qu’ils reviennent dans nos contrées alors que les spécialistes croyaient que le « STEEL WHEELS TOUR » de 1990 constituait leur testament. Ensuite parce que le « VOODOO LOUNGE TOUR » est une merveille de gigantisme. *** CINE TELE REVUE 24 JUIN 1995.
« Branchez-vous Stones » nous lance Le Parisien ce matin d’été du 29 juin. Nous sommes à la veille du premier concert français et ils nous informent qu’à Longchamp il reste encore des places pour le lendemain et le samedi. Ils annoncent l’opération « réservation » de dimanche, au Virgin Mégastore, pour le concert intime que donneront les Stones le 3 juillet à l’Olympia. Mick Jagger et Keith Richard donnant une interview le soir même,à 19 H00, sur NRJ , Le Parisien nous en propose quelques extraits, notamment les réponses de Keith relatives au départ de Bill Wyman. Entre autres questions : *** « Est-ce que Bill Wyman vous manque ? ». « Pour être honnête, non. Je pense que Bill est parti quand il devait partir. Il a pris la bonne décision. Quand vous n’avez plus envie de faire ce que vous faites, il ne faut pas se forcer. Donc je le comprends. » *** D’après LE PARISIEN, 29 JUIN 1995.
Et enfin c’est la dernière ligne droite, le dernier jour d’attente, ce vendredi 30 juin ! Les journaux parisiens s’en donnent à cœur joie, chacun y va de son titre qui tache ainsi France soir et son « Jagger le diable ! » et Ariane Dollfus qui s’éclate en nous décrivant le concert que nous allons voir ce soir et s’arrête envoûtée, sur le sieur Jagger. *** Il bondit à travers les fumigènes et 80 000 personnes chavirent… Très vite Mick Jagger se métamorphose en vieux diablevaudou, possédé par le démon de l’énergie , courant, bondissant, ondulant, éructant, tout à la fois. Comment fait-il ? *** ARIANE DELLFUS, FRANCE SOIR, 30 JUIN 1995.
Pour Libération, qui ne manque jamais la venue des Stones, « Ce soir Paris est Stones » et nous allèchent dans l’article « Rolling Stones Voodoo rallonge » nous donnant un aperçu belge avant étape parisienne. *** Le faux départ est de rigueur. Et l’incontournable Jumpin’ jack flash pour sceller des adieux définitifs-en attendant la prochaine fois : pourquoi pas en l’an 2000 (light years from home ?)- sur fond d’orgie pyrotechnique majeure. Ensuite embouteillage fatidique…. Les Rolling Stones se posent pour deux soirées, aujourd’hui et demain, à l’hippodrome de Longchamp avant un troisième concert prévu lundi à l’Olympia. *** GILLES RENAULT, (envoyé spécial à Werchter), LIBERATION, 30 juin 1995.
Le Parisien de ce matin nous fait sa première avec « Rolling Stones : La fièvre monte à Paris » et la seconde « Les Rolling Stones électrisent Paris ». *** Les voilà donc, ce soir et demain, à l’hippodrome de Longchamp, où ils vont donner sur une scène gigantesque, un des concerts dont ils ont le secret depuis plus de trente ans. Les Rolling Stones débarquent à Paris et plus quejamais, ils ne font pas leur âge…. Et l’auteur du reportage qui les a déjà vu à Cologne de conclure son papier : Une fois de plus, les Rolling Stones se montrent inoubliables, comme ils le seront encore ce soir et demain à Longchamp. *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 30 JUIN 1995.

Même l’humanité, oubliant pour un instant sa sacro sainte lutte des classes, nous concocte un fameux « Leurs Sataniques Majestés prêchent toujours le rock », et avec sa plume Zoe Lin, se questionne et essaie de trouver la réponse quant à la durée du groupe. *** Mick Jagger et les siens font escale à Paris. Avec trois concerts… On a tous l’âge des Rolling Stones. Pas une découverte, une simple constatation. Depuis trente ans que ces gars roulent leur rock, nombre de générations sont complètement « stoned », du quinqua, fan de la première heure, au minot, capable de s’éclater sur le dernier tube de « dance » mais qui éprouve le maximum de respect pour eux…..Trente ans après, chacun s’interroge sur la longévité du groupe, le pourquoi du comment de leur éternelle réussite. Les Stones qui reposent sur un duo/duel Jagger/ Richard, qui fonctionne, se complétant à merveille…. L’histoire de ce groupe est-elle celle du rock and roll ? Oui et non. Indéniablement, leur musique est entrée au Panthéon du rock n’roll circus. Tout comme il y a eu un avant Rolling Stones, il y aura un après. Reste qu’il faut encore compter sur eux, car ce sont de vieilles pierres, certes, mais qui roulent encore. *** ZOE LIN , l’ HUMANITE, 30 juin 1995 .
Et pendant ce temps là !
19954 juillet
LYON, Théatre de Fourvière
Marianne Faithfull
Première partie
Jeff Buckley
Entre deux concerts des Stones, un peu d'émotion, avec la chair de poule en plus,
au Théatre antique de fourvière: Marianne Faithfull.
Jeff Buckley (décédé depuis) m' a quelque peu assommé...
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07.05.2008
1994, l'annonce du Voodoo
On the road again
C’est en mai 1994 que tombe la NOUVELLE :
« ILS REPARTENT ….. »
*** Ron Wood, Mick Jagger, Charlie Watts et Keith Richard sont de retour , en chair et en os, et en live, à partir du 1er août 1994. c’est sur un quai de Manhattan qu’ils ont annoncé l’évènement. Le coup d’envoi du Voodoo Lounge Tour sera donné à Washington et se poursuivra aux Etats-Unis, Canada, Japon, Extrême orient… et, pas de panique, en Europe aussi ! Leur nouveau disque sort en juin chez Virgin. *** VOICI, MAI 1994
Le périple américain débute donc au stade Robert Kennedy à Washington. Suivront New York, Toronto, Chicago, ou Boston d’où depuis l’hôtel, dans la soirée du 6 septembre, ils apprennent la mort de Nicky Hopkins (âgé de 50 ans) , qui fut leur pianiste dans de nombreux morceaux et l’accompagnateur occasionnel de grands groupes comme les Who, les Kinks, ainsi de Joe Cocker ou John Lennon.…
Et pour terminer Los Angeles le 19 octobre.
Le décor de la scène évoque un complexe industriel d’où surgissent, à l’arrière, des poupées gonflables géantes, dont l’une est à l’effigie de Elvis Presley. Pour la première fois, on trouve Darry Lee Jones à la basse tenue encore récemment par Bill Wyman ! La partie sud américaine de la tournée part de Mexico, où ils jouent sur un autodrome (204 000 spectateurs en quatre concerts), avant de passer par divers stades de foot du Brésil à l’Argentine. Leur tour du monde continue. En février, ils visitent l’Afrique du sud avec des concerts à guichets fermés. En effet l’apartheid ayant été levé, des milliers de spectateurs ont pu voir pour la première fois les Rolling Stones. Et en mars ils attirent encore des milliers de personnes pendant une semaine de concerts donnés à Tokyo.
J’entends love is strong, pour la première fois à la radio. C’était début juillet 1994, à Nice, sur un parking, je préparais le dossier de mon client suivant. Et je me suis pris, de suite, à rêver du prochain passage en France, pourquoi pas en 1995 ?.
.... L'album VOODOO LOUNGE nous arrive fin juillet 1994 et à l’occasion de sa sortie Yvon Rondu, dans le Progrès, sous le titre « Les Rolling Stones sous le signe vaudou » estime qu’il faudra attendre les
retombées de la tournée U.S pour espérer une suite européenne : *** Nous autres Européens devrons attendre 1995 pour connaître les dates de nos rendez-vous stoniens. Car si la tournée américaine se transforme en triomphe, elle se prolongera, et nous devrons prendre notre mal en patience. Baptisée « VOODOO LOUNGE », cette tournée emprunte son nom au dernier album qui vient de sortir. *** YVON RONDU, LE PROGRES 21 JUILLET 1994.07:11 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loisirs, livre









































