26.09.2008

1993, Stones en solo !

Toujours en 1993, Keith effectue une tournée avec les X Pensive Wino’s.

Mais le fait marquant de cette année c’est principalement l’anniversaire des 50 ans de Mick Jagger, anniversaire que ne manque pas de souhaiter la presse lyonnaise (profitant entre autre de la sortie de l’album Wandering spirit) avec son titre « Mick le rebelle » qui effraya le monde des adultes dans les années soixante. *** Aujourd’hui, les Stones ne font plus peur. Et puis Mick donne dans le bémol désormais. Au cours d’une interview parue la semaine dernière dans le « Point », il dessine le nouveau Jagger quinquagénaire : « Je n’ai jamais parlé pour une génération, j’ai toujours parlé pour moi-même. Je ne suis pas un élu et ma responsabilité n’est pas impliquée… la seule responsabilité que j’ai, c’est en scène vis-à-vis du public : qu’il entende bien, qu’il assiste à un bon spectacle et qu’il soit en sécurité. Le reste ne me regarde pas ».***J-M DURAND , LE PROGRES , 5 février 1993.

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Et pour souffler les cinquante printemps, ce 26 juillet 93, un titre sympa avec un gentil coup d’œil pour Mick Jagger. *** Bon anniversaire Mick…. Mick Jagger, le « Peter Pan » du rock comme l’a surnommé son complice et frère ennemi Keith Richard, souffle aujourd’hui ses cinquante bougies. Grand père depuis quelques mois, grâce à Jade, la fille qu’il a eue de son mariage avecBianca Perez Morena de Macias, il semble pourtant incarner à jamais l’image de l’éternelle jeunesse. *** LE PROGRES, 26 juillet 1993.

24.09.2008

1992 ... le départ de Bill Wyman !

Fin 1992 , Bill Wyman s’éclipse discrètement du groupe. L’heure de la séparation semble consommé lorsqu’on découvre fin 91 un article de Paris Match annonçant « du rififi chez les Stones » et la probable explosion du groupe. Deux pages d’interview, somme toute assez banales donne néanmoins l’occasion à Bill, le Fantôme, de se laisser aller à un aveu quand le journaliste lui fait remarquer qu’il paraît si loin de tout lorsqu’il est sur scène. *** En fait, placide comme je suis, je suis le spectateur de deux shows à la fois : ces quatre types qui fond des bonds sur la scène à ma droite et, devant moi des milliers de personnes qui donnent elles aussi, un spectacle à part entière.*** d’après ROMAIN CLERGEAT, PARIS MATCH 1991.

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Un peu plus tard Mick Jagger se laissera aller à quelques commentaires sur Bill Wyman qui n’était déjà plus un Stone. *** « C’est quelque chose de terrible. Je ne sais pas comment je vais le vivre. Je crois que Bill en avait marre. Sur la dernière tournée, pourtant, les choses paraissaient bien se passer pour lui. Il a suffisamment d’argent, et je présume qu’il désirait tourner la page. Nous n’avons pas parlé ensemble,mais je ne pense pas que nous engagerons un bassiste permanent. Nous allons enregistrer un autre album studio, suivi d’une tournée et, au bout d’une période de deux, on fera le bilan. » *** d’après FRANCOIS JOUFFA, les Stones, 40 ans de rock n’roll.

Bill Wyman quitte officiellement le groupe le 6 janvier 1993 prétendant que sa fortune , son restaurant (Sticky Finger à Londres) et la rédaction de ses mémoires vont désormais lui suffir, nous faisant quand même en partant un petit salut à sa manière : *** « j’ai été un Stone durant trente ans, avec plein de souvenirs particuliers . Cela a été merveilleux. Je crois que les deux dernières années passées avec eux ont été les meilleures que nous avons connues. Je suis donc plutôt content de m’arrêter après cela. »*** IDEM.

Pendant cette période on assiste en même temps à une course effrénée entre Mick Jagger et Keith Richards, à savoir qui de l’autre sortira son album solo le premier. C’est ainsi que nous pourrons écouter l’album de Keith avec The X-Pensive Wino’s live at the Hollywood palladium (enrégistré le 15 décembre 1988, aussi en vidéocassette), sorti fin 1991, puis Main offender (mi octobre 1992) et enfin Wandering spirit de Mick Jagger (son 3ème album) le 8 février 1993.

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22.09.2008

1991, ... Flashpoint

1991, ... Flashpoint, les Stones à la GEODE en IMAX !

Il nous faudra alors attendre quelques mois, pour que de nouveau, l’actualité se tourne sur les Rolling Stones. Cela a lieu en avril de cette année 1991. Comme nous l’espérions, ils nous offrent un nouvel album live qui résume les deux tournées STEEL WHEELS/URBAN JUNGLE. Nous y retrouvons avec grand plaisirs les principaux morceaux que nous avons écoutés lors des concerts de Marseille ou Turin, notamment la fracassante intro de Start me up ou encore la super version de Paint it black. En prime, nous avons Little red rooster avec Eric Clapton.
A propos de la sortie de cet album, FLASHPOINT, Yvon Rondu écrit dans le Progrès LES STONES DEVANT L’ETERNEL. *** Le plus grand groupe du monde lors de sa tournée gigantesque : FLASHPOINT , cinquième album en public des Stones, est la conclusion logique d’un come-back programmé sur deux ans, et totalement réussi. Les Stones sont désormais réellement passés dans la légende, aux portes de l’éternel, canonisés de leur vivant à l’aube de la cinquantaine.*** Yvon RONDU , le PROGRES , 28 avril 1991.

Et toujours sur cette nouvelle galette, Philippe Manœuvre, chroniqueur de Rock et Folk et Monsieur Es-Rolling Stones, nous avouera : « Je m’excuse d’insister encore, mais ce disque-là, le Stones en public (le cinquième !), c’est un de ceux que je vais garder….. Ces Stones, je vais en faire mon disque de réveil, mon disque de virée et mon disque de tout un tas de chose… »

Un peu plus tard sur la fin de l’année, on retrouve Keith Richard en Espagne. Plus précisément à Séville, le 17 octobre devant un très large public. C’est pendant les préparatifs de l’exposition universelle 1992, que pendant huit jours est organisé le festival « Guitar Legends », durant lequel se produiront de très grandes stars de la guitare comme B.B KiNG, Bo Diddley, ou encore Jack Bruce (ex Cream), Bob Dylan et… Keith Richard.

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Après l’album FLASHPOINT , nous avons droit en cette fin d’année, décidemment carrément Stones, à la sortie d’un film qui sera projeté à la Géode de la Cité des sciences à Paris. Ce film intitulé Rolling Stones at the MAX nous permet de revivre les concerts de Urban Jungle comme si on était avec les Stones sur scène ! Ce film est diffusé à partir du 28 octobre 1991 et à cette occasion, Mick Jagger présent pour le lancement déclare : *** Les Rolling Stones ont encore un avenir, un avenir artistique je ne sais pas, du point de vue commercial en tout cas oui.*** VAR MATIN , octobre 1991.

A cette époque le siège social de la société qui m’employait se situait à Paris et j’eus donc la chance de pouvoir assister en février 1992, à une projection, et pendant une heure trente le bonheur de se retrouver au cœur du concert, savourant Brown Sugar, Honky tonk woman, Ruby Tuesday ou Satisfaction, bien calé dans mon fauteuil, mais presque à « pouvoir toucher » chacun des Stones tant l’effet relief/stéréophonie rend le spectacle magique (Ce procédé très sophistiqué permet une projection sur un écran hémisphérique d’un diamètre de 26 m, soit 180 degrés et dépasse très largement le champ maximal de vision d’un être humain qui est de 120 degrés à l’horizontal et 140 degrés à la verticale). Il est vrai que la cassette vidéo commercialisée plus tard ne donne en aucun cas ces sensations de proximité qui font dire à Mick Jagger avec humour, qu’avant « il n’avait jamais vu les Rolling Stones en concert »….

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Pour rester un instant dans le domaine du cinéma Mick Jagger annonce qu’il tourne dans un film de science fiction Free Jack dans lequel il joue un tueur à gages.

medium_1992_free_jack.jpgA ce propos il rencontrera quelques déboires avec le Japon lors du lancement de Free Jack dans ce pays. En effet les services d’immigration japonais sont très sourcilleux vis-à-vis des vedettes étrangères condamnées dans le passé pour consommation de drogue, même si ce n’est pas sur le territoire japonais. C’est ainsi que Mick Jagger, sur la liste noire, n’avait pu se rendre au Japon en 73. Autorisé à s’y rendre en 88 et 90, il aurait oublié cette fois de faire sa demande pour son arrivée à Tokyo.

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Ce qui nous valut *** Le Japon se méfie de Mick Jagger. Après une journée d’attente à l’aéroport international de Tokyo-Narita, le chanteur britannique Mick Jagger a obtenu hier un visa spécial du ministre de la justice lui permettant d entrer sur le territoire japonais. Arrivé dimanche pour lancer son dernier film au Japon, Mick Jagger s’était vu refuser l’entrée du territoire par les services d’immigration de Narita, en raison de son passé de consommateur de stupéfiants.*** LE PROGRES, 18 février 1992.

20.09.2008

1990... The Rolling Stones... L'Urban Jungle à la télé et dans les magazimes TV...

Les Stones, Folies télévisuelles...

Une fois encore, les Rolling Stones ont été acclamés, ovationnés, tels des gladiateurs des temps modernes, dans les stades qui auraient remplacé les arènes, par des milliers de supporters avides de rock n’ roll. Et pendant ce temps, vaste phénomène, ils suscitent toujours les féroces appétits journalistiques.
C’est pourquoi, une fois encore, pendant ces trois mois de folie, à l’occasion du passage des Rolling Stones dans différentes émissions télévisuelles, les chroniqueurs des hebdos spécialisés, ou des quotidiens dans leurs pages TV, y allèrent de leurs commentaires, faisant parfois de gros titre sur le sujet !

A propos d’un reportage diffusé le 9 juin sur Canal +, télé 7 jours du 3 au 9 juin propose : « 25 ANS PLUS TARD, LES STONES ROULENT TOUJOURS ».*** « Je ne me vois pas chanter Satisfaction à 40 ans comme Elvis devant les vieilles rombières de Las Vegas » claironnait Mick Jagger, il y a une vingtaine d’années. Et pourtant ! Ce qu’il n’avait pas prévu non plus, c’est qu’une chaîne de télévision, Canal + en l’occurrence, rallumerait les souvenirs pour fêter vingt-cinq ans du groupe, le samedi 9 juin à 22 h25, avec interviews et extraits de concerts.------ Aujourd’hui, Mick chante toujours Satisfaction, devant des stades combles. Et si les rombières qu’il redoutait restent à la maison, ce sont leurs filles qui fêtent le démon du rock and roll. Ce diable d’homme, père de famille nombreuse, a 46 ans !.*** CHRISTINE WATSON, Télé 7Jours, 3 au 9 juin 1990.

Le Progrès, pour une émission sur A2 le 18 juin : *** Les Rolling Stones. Après avoir enflammé les Etats-unis l’automne dernier, Mick Jagger et sa bande débarquent sur la vieille Europe. Ils ont fait sauter la banque outre atlantique et s’apprêtent à renouveler l’opération chez nous. Première mercredi à Marseille. Ca roule pour les Stones. Après les Etats-Unis, papy Jagger, Tonton Keith Richards et consorts déferlent sue l’Europe. Trente sept concerts dans dix pays et une pluie de devises pour ces vétérans du rock dont la devise est devenue « time is money ». « Les affaires sont les affaires » a d ‘ailleurs déclaré récemment le beau Mick.------ Mazette, quel retour pour Jagger et ses chics types ! On les croyait pourtant finis jusqu’à la sortie de leur dernier album STEEL WHELLS. Un disque 100% Stones avec un son très années 70, et donc complètement dans le coup, la techno-pop et autres avatars de la musique minimum mâtinée de sons synthétiques ayant pris un sérieux coup dans l’aile ces derniers temps. ***J.M DURAND, LE PROGRES, 18 JUIN 1990.

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Annonçant la diffusion d’un concert le 26 juin sur Canal +, télé 7 jours proclame : « Vingt-sept ans après, ils déchaînent encore les passions. LA FOLIE ROLLING STONES ». *** Ils sont nés en janvier 1963, dans le sous-sol d’un pub de la banlieue londonienne. Aujourd’hui les Stones--moyenne d’âges quarante huit ans—continuent de déplacer les foules. La preuve, leur dernière (pour l’instant) tournée mondiale, qui a déjàpermis à des millions de fans d’assouvir leur passion de musique et de show. Une tournée géante qui va sillonner ces jours-ci la France (à Marseille le 21, et au Parc des princes à Paris les 22, 23 et 25 juin).------ Aujourd’hui, ceux qui se massent aux concerts des Rolling Stones et achètent leurs compilations sur disques laser ne sont pas seulement des adultes nostalgiques, mais des millions d’adolescents qui découvrent les riffs hargneux de Keith Richard, la provocation de Mick Jagger, la basse efficace de Bill Wyman, la pêche et la discrétion du batteur Charlie watts et le caractère espiègle du dernier venu dans le groupe, le guitariste Ron wood. Leur premier manager n’avait pas tort : les Stones ne seront jamais comme les autres.------ En 1990, après les années de bruit et de fureur, les sévices de la gloire semblent les avoir épargnés. Le rock a mûri et les acteurs de son théâtre démoniaque se sont assagis. Seule la génération montante pourra nous dire si les Stones sont éligibles pour un prochain mandat en l’an 2000.*** DOMINIQUE FARRAN, TELE 7 JOURS , JUIN 1990.

Et enfin Télérama les 20 et 23 juin, « LES STONES C’EST REPARTI COMME EN 60 , ROULEZ JEUNESSE ! ».*** Ca roule pour les Stones. Les revoilà dans une méga-tournée. Croulant sous les projos, le matos et les dollars, les vieilles pierres pètent le feu ; on aime toujours. Avec ou sans rides.------ Cette fois, c’est leur tournée. Plutôt un tour de force : trente deux villes américaines visitées en soixante concerts mammouthesques, au cours de l’automne 89, rassemblant près de trois millions de spectateurs.------ Au bout du compte (plus de deux heures), une fois retombées les dernières étincelles du feu d’artifice final, on reste heureux et moulu sur son gradin tarifié. Avec l’impression d’avoir assisté à une reconstitution historique fastueuse et le sentiment réconfortant, qu’un passé qu’on croyait relégué à l’age de pierre, batifole toujours à nos cotés. Qui n’a jamais cédé avec satisfaction à la nostalgie des Rolling Stones nous jette la première pierre. *** Philippe BARBOT, TELERAMA, 20 JUIN 1990.

On laissera volontiers le mot de la fin à Best : *** L’événement du mois était sans nul doute la déferlante Rolling Stones qui s’abattait sur Paris. Une couverture médiatique sans précédent pour des Stones qui n’étaient pas venus à Paris depuis 1982, l’immensité du Parc des princes, la fatigue supposée des héros et le cliquetis incessant des multiples tiroirs caisses laissaient planer quelques doutes sur la réussite des concerts malgré l’incontestable succès des précédents sets en Europe. C’était sans compter sans l’immense capacité des Stones à tenir la scène, a être sans conteste encore un des meilleurs groupe live et à leur habitude de jouer dans des endroits démesurés.------ Le feu d’artifice n’en finit pas d’abasourdir 60 000 spectateurs conscients d’avoir approché la légende, d’avoir vu les derniers monstres qui arrivent à concilier le cirque barnum et l’histoire du rock n’roll.*** ERIC LEEDS, BEST, AOUT 1990.

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19.09.2008

1990, STEEL WHEELS, Turin, Pragues

28 juillet, Turin,

Mon enthousiasme communicatif, surtout quand il s’agit des Rolling Stones, entraîna quelques amis à regretter de n’être pas aller à Marseille pour les voir le 20 juin. Chacun d’entre eux ne les ayant d’ailleurs jamais vu. En examinant une carte routière de plus près, à l’évidence il apparaît que Turin est à portée de voiture. Après concertation, la décision est vite prise : nous irons voir les Stones à Turin ! Un détour à la FNAC de Lyon, entre deux rendez-vous commerciaux, et voilà les billets in the poche. Les concerts ont lieu le 28 et 29 juillet, et le 28 tombe un samedi, ainsi personne n’aura à manquer le travail.

Nous nous donnons rendez-vous à Lyon où j’attends Christian, Jean Marie et Geneviève qui viennent de Valence, et Serge qui arrive de l’Ain. Trois heures, à peine, de voiture plus tard, nous voilà arrivé devant ce superbe stade olympique de Turin où grouille une multitude de personnes.
De nombreux vendeurs de T-shirts à la sauvette nous accostent, il en vient de partout. Il faut dire que les T-shirts, dont certains de très bonne qualité, sont bon marché, ce qui nous permit d’en acheter plusieurs afin de pouvoir en offrir au retour à Lyon. Bien sûr, il faut pénétrer dans l’enceinte du stade, pour se faire, le cérémonial est toujours le même pour franchir la barrière de sécurité : fouille, etc…. Mais comme à Marseille, tout se passe bien.
Bien sûr, une fois à l’intérieur, Turin ressemble à Marseille ou Paris, à priori la même scène, le même show. En fait, assister à un deuxième, offre l’avantage, hormis le plaisir de les revoir si peu de temps après, de connaître une partie de ce que l’on va revoir, mais d’être étonné par le « comment ça marche », puisque attentif à l’effet qui va suivre. Par exemple Mick jagger qui prend un ascenseur situé derrière la scène pour se retrouver tout en haut de la tour pour attaquer Sympathy for the devil. Il redescend par les mêmes moyens pour bondir sur le devant de la scène où l’attendaient les autres en jouant l’intro… Please let me introduce myself….
Un mois après c'est bien encore l'émerveillement, avec les frissons en prime, la magie des rolling stones est infaillible. Je ne saurais encore aujourd’hui décrire l’étonnement, la joie qu’ont ressentie mes amis qui voyaient pour la première fois les rolling Stones dont je leur avais si souvent et tant parlé, sans jamais pouvoir modérer ma passion pour cette musique tellement bien servie par ce grand groupe. Après le concert nous avons repris la route pour faire quelques kilomètres, le temps de trouver un coin de champ pour planter les guitounes pour passer la nuit qui fût assez courte. Nous prenons un petit déjeuner en Italie en parlant, entre deux croissants, des grands moments d’émotion vécus durant le concert d’hier soir. Nous achetons la Stampa, le seul journal disponible dans ce coin perdu d’Italie, c’était dimanche matin ! Chacun est ensuite reparti, avec ses souvenirs, de son côté en se promettant d’être présent, sans aucune hésitation, à la prochaine fois.

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Après Marseille, Paris, Turin, les Rolling Stones font un crochet par Berlin, où ils jouent le 13 et 14 août. Eddy qui se trouvait là-bas à ce moment-là, et bien qu’il ne les ait pas vus en concert, me rapporta un super cadeau : l’affiche STEEL WHEELS 90 des concerts berlinois.

Pragues...Pour achever cette mémorable tournée européenne 1990 ils acceptent pour la première fois de jouer en Tchécoslovaquie, à Prague.C’est un scoop du Progrès de début août qui nous l’apprend : « *** Le premier concert du groupe Rolling Stones en Tchécoslovaquie aura lieu le 18 août prochain dans un grand stade sportif à Prague devant quelque 100 000 spectateurs, selon le contrat signé hier à Vienne. Le Président Havel assistera au concert a indiqué aux journalistes le musicien Ladislav Kantor, chef du secrétariat du Président havel. Le légendaire groupe de rock présentera dans la capitale tchèque son programme « Rolling Stones Urban Jungle Europe 1990 ».*** LE PROGRES, 11 août 1990.

L’événement historique sera grandement rapporté par plusieurs grands quotidiens français, comme le Journal du dimanche qui remarque : « A Prague, Jagger tire la langue à Staline ».*** « Les tanks sont partis, les Rolling Stones arrivent. ». C’est au son de ce slogan scandé par 110 000 personnes que le groupe anglais a été accueilli, hier soir, pour un concert unique à Prague. Ultime étape de leur tournée mondiale démarrée voici tout juste un an.------Budapest et Varsovie avaient été préalablement choisies par les Stones pour y diffuser leur rock à l’Est. Jusqu’à ce que Vaclav Havel, ami de Lou Reed, de Zappa et de Paul Simon, demande personnellement au groupe de se produire dans sa ville. Le Président-écrivain recevait d’ailleurs Mick Jagger, quelques heures avant le concert.------ Dans la foulée (Mick Jagger) il a même fait placer en ville un logo géant des Stones-La fameuse langue tirée- sur le socle de la statue de Staline.*** CARLOS GOMES, JOURNAL DU DIMANCHE, 19 AOUT 1990.

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Nice matin du 19 annonce « Les Rolling Stones à Prague » *** C’est le Président Havel qui a décidé Mick jagger ». « C’est une grande occasion pour nous de jouer devant des gens qui ne pouvaient pas nous écouter dans le passé », a déclaré le guitariste Keith Richard avant que les Rolling Stones allaient donner hier soir au stade Spartakiadni dans le cadre de leur tournée « Urban Jungle ».*** NICE MATIN, 19 AOUT 1990.
Lyon matin se fit aussi écho de cette date mémorable : « Les Rolling Stones à Prague, 110 000 fans, Vaclav Havel a assisté au concert » *** très populaire en Tchécoslovaquie depuis les années 60, mais sous surveillance après l’écrasement du « printemps de Prague », le rock a triomphé samedi au stade Strahov à Prague avec un concert nostalgie des Rolling Stones qui a rassemblé 110 000 fans enthousiasmes. *** LYON MATIN, 20 AOUT 1990. Et le Progrès, pour ne pas être en reste : « POUR LA PREMIERE FOIS EN TCHECOSLOVAQUIE. Les Rolling Stones en concert à Prague. ».

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C’est ainsi, juste avant l’ultime show en Angleterre, que se termine cette nouvelle inoubliable tournée, cuvée 1990.

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18.09.2008

1990, l'Urban Jungle à Paris

Paris, 22.23.23 juin...

Après la liesse que connurent les Stones à Marseille, c’est le rendez-vous avec la Capitale française qui les attend. Il est prévu 3 soirs, les 22, 23, et 25 qui comme on s’en rappelle a sans doute été rajouté à la place de Lyon !!!!

Là encore, les 3 concerts vont drainer et enflammer un immense public. Tiens, même qu’à Lyon il nous fut possible d’avoir quelques échos dans notre principal quotidien Le Progrès.

« LES STONES AU PARC, SATISFACTION »

L’auteur de la chronique du jour nous commente le passage des Stones comme on le ferait pour une rencontre de foot-ball, stade obligeant sûrement…*** Les Pierres liftées roulent sur l’or mais ils n’ont pas roulé leur public. L’entreprise Jagger a encore du jus. Au Parc des princes, pas de ballon, pas d’arbitre, pas de hooligans, juste une foule bon enfant qui découvre (pour les teen-agers) ou retrouve (pour les papis et mamies rockers) une drôle d’équipe ; le dernier match en 82 n’avait été guère concluant, mis à part la dernière demi-heure de tir-au-tubes. Mais en huit ans, on a le temps d’oublier, de se refaire un mythe, une attente et même un groupe, un bon groupe pour une tournée. Même si le capitaine-entraîneur Jagger s’est entre temps égaré en solo en seconde division.------ Deux heures du mat’ dans un pub rock des halles, devant une petite centaine d’attablés, un obscur trio de jeunots reprend Jumping jack flash entre un Lou Reed et un Who. A un moment donné, le chanteur demande à l’assistance : y’en a qui étaient au « Parc » ? Le oui est quasi général. La plupart des consommateurs vient de passer son bac ou fréquente la fac. La moyenne d’âges des Stones est 48 ans. *** BRUNOS THOMAS, LE PROGRES, 23 JUIN 1990.

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Le lendemain, alors qu’on n’en attendait pas autant, nous avons droit à une deuxième couche : « ET JAGGER APPARUT EN REDINGOTE VERTE… » *** Ils étaient 60 000 au parc des princes pour fêter le retour des Stones. Jubilatoire, géant ! Vingt sept ans de gloire et ça roule toujours plus fort pour les Stones. Hier au parc des princes, les cinq caillasses ont rendu fous de bonheur les 60 000 personnes (ados, curieux, parents mordus et jeunes grands-papis et mamies nostalgiques) massées. Il n’est pas jusqu’aux plus réticents (déçus par leur dernier spectacle de 82) ou au plus mal léchés (victimes du temps maussade) qui n’aient déposé les armes devant la bande à jagger.------ Chaque titre claque comme une victoire scandée par une foule chauffée à blanc. Dans cette pâmoison suprême, arrivent en triomphe les maîtres jockers « Satisfaction », « Brown sugar », « Jumping jack flash » et un feu de bicentenaire du 14 juillet ! Bref, la plus improbable exploration du temps restera la plus dingue de l’histoire du rock. ***MONIQUE PREVOST, LE PROGRES, 24 JUIN 1990.

Nous aurons droit à quelques mots sur le parc en lisant le 24 juin le dossier « LES GRANDS CONCERTS SE MEURENT » que nous avons évoqué lors de l’annulation du concert prévu à Lyon. *** Au cœur de la verdure proche de l’hippodrome d’Auteuil à Paris, la jungle de béton du parc des princes accueille, jusqu’à lundi, la multinationale Rolling Stones, pour trois concerts de cet « Urban jungle Tour » 1990, qui bat tous les records de popularité (cent cinquante mille personnes au total !). Dès les premières mesures, c’est l’évidence ; ce show sera bien meilleur que celui de 1982. le parc des princes explose d’entrée, quand les feux de Bengale jaillissent devant la scène et illuminent l’intro hyper électrique de Start me up. Le départ est fulgurant, et pendant deux heures et demie les Stones ne relâcheront jamais la pression ; *** YVON RONDU, LE PROGRES, 25 JUIN 1990.

Quant à Libération, en avant-première des concerts parisiens, titre « IT’S ONLY ROLLING STONES » « Avant hier, ils transformaient Marseille en feu de Bengale sous la pluie : quel meilleur résumé pour ce gigantesque final enter Jungle rock et Urbanité , Avant Marseille c’était les Pays-Bas, et ce week-end, Paris ». ils nous sortent un papier de plusieurs pages, pour nous présenter, nous représenter devrais-je dire, les Rolling Stones et plus particulièrement Mick Jagger dans une interview qui nous ramène à l‘enfance de Mick Jagger avec le genre de questions dignes d’un Psy : « Quelle type de musique écoutait-on chez les Jagger ?--- Etiez-vous ce qu’on appelle un enfant gâté ? --- Comment avez-vous réagi à la naissance de votre frère ?…. ». It’s pas vraiment rock n’ roll tout ça !….. M’enfin ?

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