19.11.2009
1990, STEEL WHEELS, Turin, Pragues
28 juillet, Turin, Mon enthousiasme communicatif, surtout quand il s’agit des Rolling Stones, entraîna quelques amis à regretter de n’être pas aller à Marseille pour les voir le 20 juin. Chacun d’entre eux ne les ayant d’ailleurs jamais vu. En examinant une carte routière de plus près, à l’évidence il apparaît que Turin est à portée de voiture. Après concertation, la décision est vite prise : nous irons voir les Stones à Turin ! Un détour à la FNAC de Lyon, entre deux rendez-vous commerciaux, et voilà les billets in the poche. Les concerts ont lieu le 28 et 29 juillet, et le 28 tombe un samedi, ainsi personne n’aura à manquer le travail. Nous nous donnons rendez-vous à Lyon où j’attends Christian, Jean Marie et Geneviève qui viennent de Valence, et Serge qui arrive de l’Ain. Trois heures, à peine, de voiture plus tard, nous voilà arrivé devant ce superbe stade olympique de Turin où grouille une multitude de personnes.
De nombreux vendeurs de T-shirts à la sauvette nous accostent, il en vient de partout. Il faut dire que les T-shirts, dont certains de très bonne qualité, sont bon marché, ce qui nous permit d’en acheter plusieurs afin de pouvoir en offrir au retour à Lyon. Bien sûr, il faut pénétrer dans l’enceinte du stade, pour se faire, le cérémonial est toujours le même pour franchir la barrière de sécurité : fouille, etc…. Mais comme à Marseille, tout se passe bien. Bien sûr, une fois à l’intérieur, Turin ressemble à Marseille ou Paris, à priori la même scène, le même show. En fait, assister à un deuxième, offre l’avantage, hormis le plaisir de les revoir si peu de temps après, de connaître une partie de ce que l’on va revoir, mais d’être étonné par le « comment ça marche », puisque attentif à l’effet qui va suivre. Par exemple Mick jagger qui prend un ascenseur situé derrière la scène pour se retrouver tout en haut de la tour pour attaquer Sympathy for the devil. Il redescend par les mêmes moyens pour bondir sur le devant de la scène où l’attendaient les autres en jouant l’intro… Please let me introduce myself…. Un mois après c'est bien encore l'émerveillement, avec les frissons en prime, la magie des rolling stones est infaillible. Je ne saurais encore aujourd’hui décrire l’étonnement, la joie qu’ont ressentie mes amis qui voyaient pour la première fois les rolling Stones dont je leur avais si souvent et tant parlé, sans jamais pouvoir modérer ma passion pour cette musique tellement bien servie par ce grand groupe. Après le concert nous avons repris la route pour faire quelques kilomètres, le temps de trouver un coin de champ pour planter les guitounes pour passer la nuit qui fût assez courte. Nous prenons un petit déjeuner en Italie en parlant, entre deux croissants, des grands moments d’émotion vécus durant le concert d’hier soir. Nous achetons la Stampa, le seul journal disponible dans ce coin perdu d’Italie, c’était dimanche matin ! Chacun est ensuite reparti, avec ses souvenirs, de son côté en se promettant d’être présent, sans aucune hésitation, à la prochaine fois.
Après Marseille, Paris, Turin, les Rolling Stones font un crochet par Berlin, où ils jouent le 13 et 14 août. Eddy qui se trouvait là-bas à ce moment-là, et bien qu’il ne les ait pas vus en concert, me rapporta un super cadeau : l’affiche STEEL WHEELS 90 des concerts berlinois. Pragues...Pour achever cette mémorable tournée européenne 1990 ils acceptent pour la première fois de jouer en Tchécoslovaquie, à Prague.C’est un scoop du Progrès de début août qui nous l’apprend : « *** Le premier concert du groupe Rolling Stones en Tchécoslovaquie aura lieu le 18 août prochain dans un grand stade sportif à Prague devant quelque 100 000 spectateurs, selon le contrat signé hier à Vienne. Le Président Havel assistera au concert a indiqué aux journalistes le musicien Ladislav Kantor, chef du secrétariat du Président havel. Le légendaire groupe de rock présentera dans la capitale tchèque son programme « Rolling Stones Urban Jungle Europe 1990 ».*** LE PROGRES, 11 août 1990. L’événement historique sera grandement rapporté par plusieurs grands quotidiens français, comme le Journal du dimanche qui remarque : « A Prague, Jagger tire la langue à Staline ».*** « Les tanks sont partis, les Rolling Stones arrivent. ». C’est au son de ce slogan scandé par 110 000 personnes que le groupe anglais a été accueilli, hier soir, pour un concert unique à Prague. Ultime étape de leur tournée mondiale démarrée voici tout juste un an.------Budapest et Varsovie avaient été préalablement choisies par les Stones pour y diffuser leur rock à l’Est. Jusqu’à ce que Vaclav Havel, ami de Lou Reed, de Zappa et de Paul Simon, demande personnellement au groupe de se produire dans sa ville. Le Président-écrivain recevait d’ailleurs Mick Jagger, quelques heures avant le concert.------ Dans la foulée (Mick Jagger) il a même fait placer en ville un logo géant des Stones-La fameuse langue tirée- sur le socle de la statue de Staline.*** CARLOS GOMES, JOURNAL DU DIMANCHE, 19 AOUT 1990. Nice matin du 19 annonce « Les Rolling Stones à Prague » *** C’est le Président Havel qui a décidé Mick jagger ». « C’est une grande occasion pour nous de jouer devant des gens qui ne pouvaient pas nous écouter dans le passé », a déclaré le guitariste Keith Richard avant que les Rolling Stones allaient donner hier soir au stade Spartakiadni dans le cadre de leur tournée « Urban Jungle ».*** NICE MATIN, 19 AOUT 1990. Lyon matin se fit aussi écho de cette date mémorable : « Les Rolling Stones à Prague, 110 000 fans, Vaclav Havel a assisté au concert » *** très populaire en Tchécoslovaquie depuis les années 60, mais sous surveillance après l’écrasement du « printemps de Prague », le rock a triomphé samedi au stade Strahov à Prague avec un concert nostalgie des Rolling Stones qui a rassemblé 110 000 fans enthousiasmes. *** LYON MATIN, 20 AOUT 1990. Et le Progrès, pour ne pas être en reste : « POUR LA PREMIERE FOIS EN TCHECOSLOVAQUIE. Les Rolling Stones en concert à Prague. ». C’est ainsi, juste avant l’ultime show en Angleterre, que se termine cette nouvelle inoubliable tournée, cuvée 1990.
08:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, livre
11.11.2009
1990, l'Urban Jungle à Paris
Paris, 22.23.23 juin...
Après la liesse que connurent les Stones à Marseille, c’est le rendez-vous avec la Capitale française qui les attend. Il est prévu 3 soirs, les 22, 23, et 25 qui comme on s’en rappelle a sans doute été rajouté à la place de Lyon !!!!
Là encore, les 3 concerts vont drainer et enflammer un immense public. Tiens, même qu’à Lyon il nous fut possible d’avoir quelques échos dans notre principal quotidien Le Progrès.
« LES STONES AU PARC, SATISFACTION »
L’auteur de la chronique du jour nous commente le passage des Stones comme on le ferait pour une rencontre de foot-ball, stade obligeant sûrement…*** Les Pierres liftées roulent sur l’or mais ils n’ont pas roulé leur public. L’entreprise Jagger a encore du jus. Au Parc des princes, pas de ballon, pas d’arbitre, pas de hooligans, juste une foule bon enfant qui découvre (pour les teen-agers) ou retrouve (pour les papis et mamies rockers) une drôle d’équipe ; le dernier match en 82 n’avait été guère concluant, mis à part la dernière demi-heure de tir-au-tubes. Mais en huit ans, on a le temps d’oublier, de se refaire un mythe, une attente et même un groupe, un bon groupe pour une tournée. Même si le capitaine-entraîneur Jagger s’est entre temps égaré en solo en seconde division.------ Deux heures du mat’ dans un pub rock des halles, devant une petite centaine d’attablés, un obscur trio de jeunots reprend Jumping jack flash entre un Lou Reed et un Who. A un moment donné, le chanteur demande à l’assistance : y’en a qui étaient au « Parc » ? Le oui est quasi général. La plupart des consommateurs vient de passer son bac ou fréquente la fac. La moyenne d’âges des Stones est 48 ans. *** BRUNOS THOMAS, LE PROGRES, 23 JUIN 1990.
Le lendemain, alors qu’on n’en attendait pas autant, nous avons droit à une deuxième couche : « ET JAGGER APPARUT EN REDINGOTE VERTE… » *** Ils étaient 60 000 au parc des princes pour fêter le retour des Stones. Jubilatoire, géant ! Vingt sept ans de gloire et ça roule toujours plus fort pour les Stones. Hier au parc des princes, les cinq caillasses ont rendu fous de bonheur les 60 000 personnes (ados, curieux, parents mordus et jeunes grands-papis et mamies nostalgiques) massées. Il n’est pas jusqu’aux plus réticents (déçus par leur dernier spectacle de 82) ou au plus mal léchés (victimes du temps maussade) qui n’aient déposé les armes devant la bande à jagger.------ Chaque titre claque comme une victoire scandée par une foule chauffée à blanc. Dans cette pâmoison suprême, arrivent en triomphe les maîtres jockers « Satisfaction », « Brown sugar », « Jumping jack flash » et un feu de bicentenaire du 14 juillet ! Bref, la plus improbable exploration du temps restera la plus dingue de l’histoire du rock. ***MONIQUE PREVOST, LE PROGRES, 24 JUIN 1990.
Nous aurons droit à quelques mots sur le parc en lisant le 24 juin le dossier « LES GRANDS CONCERTS SE MEURENT » que nous avons évoqué lors de l’annulation du concert prévu à Lyon. *** Au cœur de la verdure proche de l’hippodrome d’Auteuil à Paris, la jungle de béton du parc des princes accueille, jusqu’à lundi, la multinationale Rolling Stones, pour trois concerts de cet « Urban jungle Tour » 1990, qui bat tous les records de popularité (cent cinquante mille personnes au total !). Dès les premières mesures, c’est l’évidence ; ce show sera bien meilleur que celui de 1982. le parc des princes explose d’entrée, quand les feux de Bengale jaillissent devant la scène et illuminent l’intro hyper électrique de Start me up. Le départ est fulgurant, et pendant deux heures et demie les Stones ne relâcheront jamais la pression ; *** YVON RONDU, LE PROGRES, 25 JUIN 1990.
Quant à Libération, en avant-première des concerts parisiens, titre « IT’S ONLY ROLLING STONES » « Avant hier, ils transformaient Marseille en feu de Bengale sous la pluie : quel meilleur résumé pour ce gigantesque final enter Jungle rock et Urbanité , Avant Marseille c’était les Pays-Bas, et ce week-end, Paris ». ils nous sortent un papier de plusieurs pages, pour nous présenter, nous représenter devrais-je dire, les Rolling Stones et plus particulièrement Mick Jagger dans une interview qui nous ramène à l‘enfance de Mick Jagger avec le genre de questions dignes d’un Psy : « Quelle type de musique écoutait-on chez les Jagger ?--- Etiez-vous ce qu’on appelle un enfant gâté ? --- Comment avez-vous réagi à la naissance de votre frère ?…. ». It’s pas vraiment rock n’ roll tout ça !….. M’enfin ?
07:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, livre
07.11.2009
1990, l'Urban Jungle Stade Vél'
Marseille, la presse s'enthousiasme
…. 21 juin, lendemain de concert. Les lendemains qui généralement déchantent après la grande fête, sont moroses. Mais aujourd’hui, nous allons vivre une prolongation, car une fois n’est pas coutume, la presse a décidé, d’une certaine manière, à sa façon, de prolonger, le temps d’une lecture, cette grand’ messe donnée la veille par les Rolling stones. En effet, avec encore plus d’enthousiasme qu’à l’annonce, dans leurs colonnes, du concert, les gros titres fleurissent dans les kiosques marseillais. De mémoire de rockeur, jamais une telle avalanche d’articles et de compte-rendus de concerts sur le rock n’avaient consommé autant d’encre, pour applaudir, et généré un si grand nombre de pages dédiées aux Rolling Stones autrement que pour les conspuer !
« ROLLING STONES : LE STADE VELODROME EN FOLIE ! » s’écrie le Méridional ! *** 55 000 personnes en délire. Les Rolling stones ont fait vibrer le stade vélodrome au moins autant que l’OM ! Bel exploit en vérité. Comme à Barcelone une semaine plus tôt, la pluie a bien failli gâcher, hier soir, le concert des Rolling Stones à Marseille. On eu peur, on a eu chaud, mais finalement touts s‘est bien passé, plus de peur que de mal, la pluie nous a laissé vivre en paix notre amour du rock n roll et notre plaisir de voir et entendre les Rolling Stones.------ Le décor de jungle urbaine se darde de couleurs salies par la météo douteuse : vert passé, orange terne, rouge lointain. Heureusement la musique, elle, est impériale. Et les écrans géants relaient les yeux de ceux qui sont loin.------ Epuisant. Ereintant, magique. Pour les vrais fans –et il y en avait sûrement… 54 999 hier soir—ce concert des Stones restera un souvenir éternel. Hurlé, chanté, dansé avec un bonheur qui se lisait dans tous les yeux et les sourires. Si vous avez chanté tout au long des deux heures et demi, votre voix s’en ressent sûrement ce matin….Mais quel bonheur cela aura été ! Really terrifying !*** PATRICK COULOMB, LE MERIDIONAL, 21 JUIN 1990.
Apparemment, le Méridional avait détaché un commando au concert pour que nous puissions trouver cet autre titre « NOUS SOMMES 55 000 A AVOIR 20 ANS ! » *** Carrefour des « générations Rolling Stones », le concert marseillais a réuni tous les âges et tous les souvenirs. Qui l‘eut cru : il fut un temps où la musique des Stones était dans les foyers synonyme de discorde, caractéristiques des conflits inter-générations. Autrement dit, il y avis ceux qui écoutaient des chansons, fredonnaient de jolis refrains, sagement « à leur place » dans la société, et ceux qui swingaient sur de la musique, vibraient à la voix de Jagger, et bousculaient, avec la même vitalité, les rangs de la même société. Le temps a passé : une génération. Et magiquement, tous les âges se sont retrouvés hier soir au stade vélodrome. Nul n’y est venu découvrir quoi que ce soit : chacun était là pour retrouver les émotions immanquablement accrochées aux mélodies. Et elles étaient au rendez-vous, dans une ambiance aussi électrique que le vent orageux. *** SILVIE ARIES, LE MERIDIONAL, 21 JUIN 1990.
Et un troisième compère d’écrire : *** SEC, NERVEU, NATURE… Voilà, c’est fini. La fête est terminée. Et le gigantesque feu d’artifice qui indique aux cinquante mille spectateurs encore sous le choc la porte de sortie a quelque chose de triste. Une drôle de sensation. A mi-chemin entre le désir d’exprimer une joie intense, de crier, d’exploser et celui de tout garder pour soi. De savourer de l’intérieur. Et puis, il y a la crainte. Celle que provoque la durée des vacances prises par les « Pierres précieuses » entre deux tournées. Six à huit ans en moyenne. De quoi se dire sérieusement, qu’on vient, cette fois-ci, d’assister à la der des der. Qu’on aura bien le temps de ressasser tout ça et de dire qu’on y était… Les “Rolling Stones” ont hier soir envoyé leurs détracteurs dans les cordes. Ceux-là même, qui depuis plusieurs années les considéraient comme un ramassis de vieux débris tout juste bons à se chamailler, ont dû—on l’espère—revoir leur jugement. Car d’anciens combattants, croulant sous le poids des ans, nous n’en avons pas vus. Bien au contraire. Nos « Papy » préférés ont donné une véritable leçon de vitalité.------ Qu’on était loin, hier, des sons lessive sans saveur que proposent les roitelets du Top 50. Mick Jagger, Keith Richard, Ron Wood, Charlie Watts et Bill Wyman, ont prouvé que si le rock n roll n’attendait pas toujours le nombre des années, il ne détestait pas non plus choisir ses plus fidèles représentants dans les hordes de quinquagénaires pétulants. Rassurant, vous ne trouvez pas ? *** GUILLAUME SINGER, LE MERIDIONAL, 21 JUIN 1990.
Pour le Provençal qui détacha 5 correspondants, « C’était la grande kermesse du rock au stade vélodrome. 55 000 FANS POUR LES STONES » *** Malgré la pluie, ils étaient encore plus nombreux que prévus, venus de tout le sud de la France. Beaucoup de tout jeunes dans la foule. En revanche, moins de quadragénaires. Les fidèles de la première heure, les fans des sixties n’étaient pas tous au rendez-vous.***. C’était aussi « only rock n’ roll et DIABOLIQUEMENT STONES » *** Je n’écoute jamais nos vieux albums. Parce que cela ne m’intéresse pas. C’est maintenant qu’ils m’intéressent (Mick jagger). ------ Mais Mick Jagger sait bien que face à un public large de 30 ans d’adolescence rebelle, il importe de piocher dans la vingtaine de disques marqués de l’emblématique langue rouge. Et il ne s’en prive pas.------ Mais l’image qui restera à jamais collée au corps des 55 000 furieux d’une nuit, outre le final somptueux « Jumping jack flash-Satisfaction » (avec un feu d’artifice en prime), c’est le rictus menaçant de Mick jagger sur Sympathy for the devil, incantation au malin, décharge de lucidité avouée à trente mètres de hauteur. Et puis surtout ce solo de guitare anguleux sabordé par le père Keith, contrepoint parfait du défi vocal de l’ami Mick, mise à mort d’une guitare qui semblait brûler de jouissance sous l’attaque acerbe d’un médiator qui n’a pas fini de rouler… Tout simplement grandiose. Et nécessaire. *** FRED GUILLEDOUX, LE PROVENCAL, 21 JUIN 1990.
Et enfin la Marseillaise de clamer « Stones à Marseille : SATISFACTION » *** La première étape française de la tournée européenne des Rolling Stones a réuni plus de 50 000 personnes au stade vélodrome de Marseille, qui a vibré pendant deux heures au rythme de Mick jagger et les siens. Le plaisir d’écouter une voix singulière et des sons qui ont conquis le monde.***, Et de crier « HOURRA, STONES RAGEURS, STONES ENCORE » *** La jungle urbaine des Stones a déferlé sur 55 000 marseillais enthousiastes. ------ soudain Mick jagger et les siens, les baroudeurs du rock se trouvent face à face avec près de trois générations de fans. Pas de préambule. Le mot est donné, le show démarre sur les riffs assurés d’un Start me up irrésistible. ------ Hier soir Mick Jagger a subjugué les teen-agers autant que ses plus vieux fidèles. D’Angie à Steel Wheels le pont a été jeté avec succès. Mission accomplie, pour le plus grand groupe de rock du monde. *** ANTONIO MOREIRA, LA MARSEILLAISE, 21 JUIN 1990.
Et de surenchérir « MARSEILLE EST « STONE » » *** Environ cinquante mille personnes de tous âges au stade vélodrome de Marseille pour l’événement rock de l’année dans cette ville. Les rolling Stones sont passés. Ni les novices ni les fans ne les ont loupés.------ Minute, papillon, encore un instant, les voici, les voilà, Mick jagger en tête. Tonnerre de bravos, de sifflets, de trépignements. De jeunesse. Lorsque l’écran géant cadre la silhouette longiligne de Mick qui fait déjà des siennes, le grondement et les ovations redoublent d’intensité.------ Alors, à ces moments-là, la nuit est complète au-dessus de l’arène enflée de musique, et des briquets, par myriades, dressent leur flamme vers le ciel au rythme du slow. Cela fait comme une micro-ville dans la nuit qui tient dans le stade. Comme si tout Marseille était là. Non, tout Marseille n’était pas là. Mais les cinquante mille personnes présentent auront l’occasion de lancer cette phrase qui dit enfin, simplement, le plaisir : « j’y étais ! ». *** ALBERT LAMMERTYN, LA MARSEILLAISE, 21 JUIN 1990.
07:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, livre
06.11.2009
1990, Urban jungle à Marseille
Marseille, 20 juin,
J’arrive à Marseille la veille du concert et le lendemain matin, quelle n’est pas mon énorme surprise de découvrir dans les kiosques marseillais la folie, la liesse exprimée par la majorité des grands quotidiens de la ville, La Marseillaise, Le Provençal, Le Méridional, Le Soir, chacun y allant de premières pages grandioses accompagnées le plus souvent par des suppléments gratuits de quelquefois 10 pages pour encenser les Rolling Stones… *** 50 000 fans attendus demain. . les Stones à Marseille. Ils joueront demain à Marseille devant 50 000 personnes. Un stade pour les Stones. Vingt-quatre ans… l’attente aura été longue. Mais demain, ils seront là : Mick, Keith, Bill, Charlie et Ron. Autrement dit, les Rolling stones, le plus grand groupe de rock n’ roll du monde. Lors de leur première venue à Marseille en 1966, 3000 fans les avaient retrouvés à la salle Vallier. Demain, ils seront 50 000, sur les gradins et sur la pelouse du stade Vélodrome, à nouveau transformé en gigantesque salle de spectacle, un an après l’essai réussi du Pink Floyd. ------ Car au-delà des années et des générations, les Rolling Stones proposent toujours après trente ans de bons et loyaux services, ce qui se fait de mieux en matière de concert de grande envergure. It’s only rock n’roll...and we like it! *** FRED GUILLEDOUX, LE PROVENCAL,19 JUIN 1990
Nous sommes donc le 20 juin, et malgré un temps assez incertain, c’est le délire. Incroyable à imaginer quelques années auparavant, totalement impensable dans les années 66-70. la grande fête annoncée et attendue par cette presse unanime qui rivalise dans l’art du meilleur titre, de la meilleure éloge sur le plus grand groupe de rock n’ roll du monde…
C’est ainsi que La Marseillaise fait sa Une avec : « Marseille, voilà les Stones. Vingt ans après : toujours là ».***Sur le stade, tout est prêt. Le sérieux britannique, et singulièrement anglais, n’échappe pas à l’organisation d’un concert comme celui de ce soir. Le hasard n’a aucun lopin de gazon sur le stade Vélodrome de Marseille. C’est que cinquante mille personnes viendront faire autour des Stones leur propre concert. Elles arriveront de tout le sud de la France, d’Espagne, d’Italie.------ Un soin particulier a été apporté à la protection de la pelouse. Pour la préserver un parquet contreplaqué « hydrofuge » de quinze millimètres d’épaisseur a été préféré aux habituelles bâches de plastique. La pelouse pourra respirer, sans être piétinée.***ALBERT LAMMERTYN, LA MARSEILLAISE, 20 JUIN 1990.
Juste à coté, c’est le Provençal qui surenchérit en nous proposant un supplément gratuit « on sort » qui nous dit « Marseille est Stones » « Le stade vél’ en folie, Ce soir, les Stones » et nous propose un historique détaillé des Stones, accompagné de textes de chansons, ainsi que des témoignages de fans ayant assisté aux concerts de 1966. Il nous remémore l’anecdote du barreau de chaise que reçut Mick Jagger lors du dernier concert. *** Ils placèrent aux bons endroits leurs « tubes » internationaux. Ils terminèrent par le tonitruant « Satisfaction », qu’ils semblèrent donner aux personnages extraordinaires s’écrasant en vagues chevelues autour de la scène. Tout cela se bousculait dans une joyeuse folie. Au fond c’était terriblement sympathique ! (Eugène Saccomano). Dans la cohue et malgré un service d’ordre assuré par les agents cyclistes, Mick jagger devait recevoir un barreau de chaise sur l’arcade droite. Après un passage à la Conception, il pouvait finalement rentrer le soir à l’hôtel avec un bandage impressionnant sur la tête. Heureusement la blessure était sans gravité et quelques heures plus tard il prenait le train en gare St-Charles. Mais avant de quitter Marseille, Mick Jagger s’était rendu dans un poste de police, afin de porter plainte contre X pour blessures involontaires. Aux dernières nouvelles, cette manifestation de la vindicte stonienne n’a jamais été levée. Mais que l’auteur des faits se rassure : depuis, il y a largement eu prescription… ***FRED GUILLEDOUX , LE PROVENCAL, 20 JUIN 1990.
Et le summum, c’est en fin d’après-midi avec la sortie du Soir et ses pleines pages « LE PLUS GRAND GROUPE DE ROCK DU MONDE. ILS SONT LA ! » *** Les Rolling Stones à Marseille : 50000 personnes attendues au stade Vél’.------ La musique des Rolling Stones (les pierres qui roulent) nous accompagne depuis presque trente ans.------ « Laisseriez-vous votre sœur sortir avec un Rolling Stone »---- Depuis 25 ans le plus grand groupe de rock du monde traîne derrière lui une odeur de soufre.------ Et puis surprise : à l’aube des années 90, le plus grand groupe de rock n’ roll du monde est toujours là. Leur tournée actuelle est un véritable triomphe partout dans le monde. Pour combien de temps encore ?
Désormais les seules limites des Rolling Stones sont biologiques. Mais au tournant de la cinquantaine, l’heure de la retraite n’a pas encore sonné. ***JACQUES COROT, LE SOIR, 20 JUIN 1990.
Remontés à bloc, par une presse qui ne nous avait jamais habitués à une telle débauche de compliments déversés sur les Rolling Stones, et après avoir scruté le ciel resté gris toute la journée (il a pleuvassé de temps à autres en milieu d’après-midi), nous nous engouffrons dans le métro pour rejoindre le stade.
C’est aux environ de 19 H30 que nous nous mêlons aux nombreuses personnes qui se pressent dans les queues qui se sont formées devant les grilles. Toutes les formalités d’entrée réglées (présentation du précieux sésame, fouille), un passage obligé au rayon T-shirt pour s’offrir celui avec le chien menaçant, logo de cette tournée. On se retrouve dans la tribune couverte, fort bonne idée quand on sait que la première partie assurée par the Gun fut un peu mouillée. Ce qui nous valut de voir « pousser », sur la pelouse, des cabanes que les spectateurs confectionnent en utilisant les plaques de contre-plaqué. Plaques prévues initialement pour protéger la pelouse qui le sera moins dorénavant. La pluie apparemment bien élevée, décida de s’arrêter, peut-être quand elle prit dans la tête un Start me Up qui nous fait savoir qu’ils sont effectivement bien là.
En pleine forme pour nous emmener pendant presque deux heures dans leur enfer, aux enfers du rock n’ roll stonien. Une scène gigantesque nous attend avec ses tours, ses tuyaux qui rappellent la raffinerie de Feyzin ? Scène encore plus grandiose qu’en 1982… Le show est impressionnant, pas un instant de répit, il se passe sans cesse quelques choses d’inattendues. De gargantuesques décors mouvants sont utilisés pour accompagner les chansons. Deux énormes putes qui se gonflent en quelques instants pendant les premiers accords de Honky Tonk Woman qui se balancent au gré du vent et se dégonflent, sûrement par dépit de ne pas avoir assez été tripotées par Mick Jagger qui comme à l’accoutumé bondit inlassablement d’un bout à l’autre de la scène afin d’honorer ces dames de sa présence. Le délire plus tard avec l’apparition de ces Doberman géants, aussi affreux et effrayants que le chien des Baskerville, avec une terrifiante gueule ouverte dans laquelle tape, à coups de bâtons Mick Jagger alors qu’il interprète Street fighting man. Ils nous offrent aussi une superbe mise en scène lors du mythique Sympathy for the devil, alors que le diable sautillant Jagger arrive dont ne sait où, après être apparu là-haut sur la plus haute tour et que résonnaient les premiers rythmes de tam-tam africains annonçant ce grand morceau qui prend toute sa dimension dramatique au cours des concerts. Et pour notre bonheur, se succèdent Jumping Jack flash, Ruby Tuesday, Paint it black, jusqu’à l’inoubliable Satisfaction qui sonne la fin avant le désormais traditionnel feu d’artifice. Nous quittons le stade avec la pluie qui pluviote et en prenant le métro, pour rejoindre l’hôtel, dans la tête résonnent, pour un long moment encore, tous ces trop courts moments vécus dans ce stade, à l’écoute de ce qui n’était que du rock n’ roll, mais peuchère que c’était bon ! Et avant de s’endormir, bien évidemment la grande interrogation : à quand la prochaine ? Je n’en sais rien, mais je suis sûr que j’y serais….
07:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, livre
31.10.2009
1990, Barcelone, SUS SATANICAS MAJESTADES
Dans cette attente, de se rendre à Marseille, nous pouvons être rassurés, si besoin était, sur les qualités du show cuvé 1990, en lisant les articles enflammés, n’hésitant pas à titrer « SUS SATANICAS MAJESTADES ! », au lendemain des deux soirées données à Barcelone les 13 et 14 juin (malgré une météo des plus moroses le 14 !). Barcelone où les Rolling Stones ont enflammé plus de 60 000 spectateurs venus assister à leur concert. *** Barcelone, le stade olympique de Montjuic, futur temple des jeux olympiques d’été de 1992, s’apprête à recevoir l’histoire du rock n’ roll ou plutôt, comme l’affirme le slogan publicitaire de l’Urban Jungle Tour, « le » rock and roll personnifié, les Rolling Stones ! La colline de Montjuic, qui domine la capitale catalane, avec son immense parc, ressemble à une certaine idée du paradis. Ce ne sont pas les policiers et militaires espagnols, à l’allure menaçante, ni les contrôles par bip électronique, qui ternissent cette image, tant toutes les conditions semblent réunies pour faire de cette soirée un grand et beau moment !------ la fête est finie, mais longtemps dans la soirée, elle résonne comme un intense moment de bonheur. Les Stones prouvent une fois encore qu’ils sont véritablement le rock and roll !*** PHIL BENOIT, VAR MATIN, 17 JUIN 1990.
Barcelone, ce 14 juin, où malgré les menaces du ciel, ils sont venus, pour la plupart arrivé très en avance pour assister à cette fiesta Barcelon-naise.***Joueront ? Joueront pas ? En ce jeudi 14 juin, la une des quotidiens barcelonais tourne et retourne cette question avec insistance. La veille, le premier concert a bien eu lieu, devant 60 000 personnes au stade olympique de Montjuic. Mais comme le souligne le chroniqueur de El Pais, malgré une production de deux millions de pesetas, Mick jagger n’a pas pu s’assurer la clémence des cieux. Un ciel sombre pour un retour. Los Stones, 14 anos después…------ Si Mick « Jogger » gambade moins qu’en 1982, les vieillards cacochymes peuvent se rassurer : le temps où il viendra les bassiner avec ses souvenirs d’ancien rocker n’est pas encore arrivé !------ Barcelone avait patienté durant quatorze années. En deux soirs, Mick jagger et les siens lui ont donné de quoi tenir vingt-huit. Mais les Rolling Stones seront-ils encore là en l’an 2018 ? *** FRED GUILLEDOUX, LE PROVENCAL, 20 JUIN 1990.
06:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, livre
29.10.2009
1990, The Rolling Stones... Steel Wheels...LYON ANNULE
1990, l'Urban Jungle !
Lyon, annulé...
Le nouvel appel du 22 mars a lieu à Londres, où les Rolling Stones confirment leur prochaine tournée européenne qu’ils appelleront L’URBAN JUNGLE TOUR. Ils nous expliquent que la scène a été dessinée par Mick Jagger, Charlie Watts et Mark Fisher (qui avait conçu celle de STEEL WHEELS), et d’après Mick Jagger le décor évoquera un paysage urbain rude et délabré. Nous apprenons aussi qu’il y aura des chansons de toutes les périodes, de leurs débuts jusqu’à aujourd’hui.
Commence alors pour nous, par presse interposée, un long jeu des questions : Où allons nous pouvoir les voir ? A Lyon ?… Car il faut se rappeler qu’en 1982, le suspense : viendront, viendront pas, avait mis nos nerfs à rude épreuve avant de savoir que la municipalité avait accepté de louer le stade !..
Enfin, en mai, le Progrès nous annonce : LES ROLLING STONES A LYON LE 27 JUIN, C’EST OFFICIEL."*** Cette fois, c’est sûr : les Rolling Stones reviennent à Lyon, pour un concert évènementiel : leurs tournées en France étaient devenues rares, et il n’est pas impossible que celle-ci soit la dernière du plus légendaire des groupes encore en activité. Après tout, ces infatigables diables abordent les rivages de la cinquantaine et un répertoire comme le leur, qui n’est pas celui d’un Trenet, peut difficilement passer la rampe quand les rockers fous se métamorphosent progressivement en papys à tête chenue.------ Mais pourquoi ne pas patienter (sous-entendu, plutôt que d’aller à Paris ou Marseille) jusqu’au concert qui aura lieu à lyon, au stade de Gerland, le 25 ou le 27 juin, sous l’égide de Rainbow concerts.***F.C. LE PROGRES, 7 mai 1990.
Quelques jours plus tard c’est la confusion quand ils nous rapportent qu’un troisième concert est rajouté à Paris.***Rolling Stones : un 3ème concert à Paris. Leurs deux premiers concerts au parc des Princes à Paris, les 22 et 23 juin, affichant complet, les Rolling stones ont ajouté une troisième représentation au même endroit le 25 juin. Les promoteurs français espèrent toujours obtenir de Mick jagger et consorts un, deux et peut-être trois concerts en province, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes semblant les villes les mieux placées actuellement. *** LE PROGRES, MAI 1990.
Et, badaboum ! Le 15 mai c’est la claque qu’on n’espérait pas : Le concert des Rolling Stones à Lyon est annulé. A-t’il été, seulement vraiment accepté dès l’annonce initiale ? *** Lyon. Le concert des Rolling Stones, prévu le 27 juin à Lyon, a été annulé à la demande du groupe. Dans un communiqué « Rainbow concerts » insiste sur le fait que ce concert, bien qu’annoncé au stade de gerland, « n’avait jamais été confirmépar écrit ». « Les Stones ne sentent pas Lyon et pourraient décider à la place une autre date en France », a précisé un responsable de la société lyonnaise. *** LE DAUPHINE LIBERE, 15 MAI 1990. On ne saura sans doute jamais le dessous de l’histoire (qui finit bien en 1982, mais pas cette fois !), et nous devons nous résigner, dans la mesure de nos moyens, à envisager un voyage vers Marseille ou Paris.
Un peu plus d’un mois plus tard, sous le titre LES GRANDS CONCERTS SE MEURENT, le Progrès tente de justifier la non venue des Stones à Lyon, qui ne serait pas du fait d’un refus quelconque de la municipalité, mais de la peur du groupe de ne pas « rentrer » dans son argent ! *** Grands concerts : au nom de la rentabilité. Les stones ont joué à Marseille et paris et ont ignoré Lyon. Par crainte de l’échec financier.------ Les Stones ont roulé de Marseille à Paris sans s’arrêter à lyon. Jamais confirmé, un concert au stade de Gerland avait pourtant bel et bien été annoncé. Mais ne s’est jamais concrétisé, faute d’une rentabilité assurée.*** CHRISTIAN SADOUX, LE PROGRES, 25 juin 1990.

Et de commenter que si le spectacle a toujours été le royaume de l’argent, il est peut-être en train d’en mourir. Citant ainsi Jean-claude Camus (manageur et producteur du Sieur Hallyday..), qui affirme sans aucune hésitation, que « le spectacle vivant aura disparu en France d’ici cinq ans » ?….. Dès lors, pour nous, pauvres Lyonnais, il n’y avait plus photo, il va falloir faire comme Lagardère, si Les Stones ne viennent pas à nous, nous irons aux Stones…. Pour ce qui me concerne, le Job de technico-commercial, que j’exerce en ces temps, va bien évidemment augmenter mes chances de pouvoir assister à un des concerts, celui du 20 juin au stade vélodrome de Marseille. Aussitôt dit, aussitôt billet en poche en attendant le grand jour du coté de la Canebière.
08:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs
15.10.2009
1983, Rolling Stones... 40 ans ! Fureur intacte...
1983,
La frénésie des concerts est retombée, et les Rolling stones sont donc repartis vaquer à leurs occupations plus personnelles. C’est ainsi que l’on retrouve au gré du temps, Mick Jagger travaillant sur un album solo, Keith en faisant de même, ou produisant, à l’occasion, la sortie de disques d’autres artistes comme Aretha Franklin lorsqu’elle reprend Jumping Jack Flash.. Charlie se consacre à son Jazz band, Le Charlie Watts Orchestra avec lequel il se produit très régulièrement dans des clubs renommés.. Ron Wood, quand il ne s’adonne pas à la peinture, part en tournée avec Bo Diddley aux U.S.A, au japon ou en Europe, ou rejoint, à plusieurs occasions, Bob Dylan. On les voit parfois par deux, ainsi Keith et Ron au coté de Jerry Lee Lewis qu’ils semblent particulièrement aimer à accompagner sur scène. Encore par deux, s’agissant de Bill et Charlie se retrouvant au Marquee Club de leurs débuts, pour s’offrir un bœuf avec Alexis Corner ( Alexis qui décède le 1er janvier 1984, à l’age de 55 ans, à l’hôpital de Westminster).
Les Rolling Stones, en entier, se rencontrent néanmoins quelquefois, soit par le plus pur des hasards, soit qu’ils se réunissent pour le travail dans les bureaux de Londres ou de Paris, pour discuter de nouveaux projets pour les Rolling Stones. En janvier 1983, Mick Jagger, dans une interwiew accordée au SUN parle pour la première fois de la possibilité d’une séparation des Stones ! D’ailleurs dit-il, cela ferait plaisir à sa mère qui n’a jamais aimé ce que son fils faisait. *** La désintégration du groupe sera très lente. Bill répète depuis des années qu’il va se retirer et un jour ou l’autre, il finira par le faire. Le groupe a réalisé toutes ses ambitions. Je ne sais plus trop quelbut il peut bien lui rester encore…*** LE GRAND LIVRE, MASSIMO BONNANO.
Quoi qu’il en soit, en novembre, les Rolling Stones sortent UNDERCOVER. Cet album a été enregistré en France, à Paris, aux studios EMI-PATHE MARCONI. C’est à cette occasion que Melody Maker du 12 novembre 1983 titre son article de critique : FORTY YEARS ITCH.Et d’expliquer à propos de UNDERCOVER que les Stones, arrivés à la quarantaine, abordent l’avenir avec la même fougue, et une fureur identique à celle de leurs débuts en 1962. Ils n’affichent d’ailleurs pas d’état d’âme qui les feraient sombrer dans le genre de déprime rencontrée par Pete Towshend, qui se « cherche », ou bien encore se lamenter comme Bob Dylan s’apitoyant sur sa condition vieillissante !
08:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, loisirsculture, livre
13.10.2009
1982, Stones' again, enfin le 16 juin !
1982, LYON, 16 juin
GERLAND, C’est enfin le grand jour,
Ce 16 juin douloureusement attendu. A Gerland, nous y sommes arrivés vers 15 heures. Nous avons garé la voiture devant la fenêtre de mes Parents pour qu’il la surveille. D’autres amis attendus en ont fait de même. Direction le stade qui se trouve à quelques enjambées de la maison familiale. Aux abords de palais des sports (où nous avons vu les Stones en 70 et 76), qui se situe face au stade, nous devons franchir les barrières gardées par le service d’ordre composé de dizaines de types habillés de blanc, avec le logo sécurité inscrit en noir sur le T.shirt. fouille bon enfant, mais très efficace. Il faut rappeler que durant toute la semaine précédent le concert une méga-campagne d ‘affichage avait été placardée sur les murs de la ville avec un communiqué interdisant, sous peine de confiscation du matériel, tout enregistrement, prise de photo ou film.
Toutes ces tracasseries passées, nous entrons dans le stade où sous un soleil de plomb, nous découvrons en bout de pelouse, dressée dans le virage, cette monumentale scène, haute comme l’immeuble où habitent mes Parents. Ouaaahhh ! C’est bien la première fois que nous est donnée l’occasion de voir un tel décor, d’une telle dimension ! Epoustouflant, vous laissant bouche bée.
Coté pelouse, vers 17 heures, elle est quasiment noire de monde. Près de la scène, les pompiers arrosent à coup de lance à incendie les premiers rangs et évacuent de temps à autres quelques personnes victime de malaises dus à la chaleur conjuguée à l’empilement contre les barrières qui protègent l’accès de la scène.
Et c’est comme dirait les sportifs, le coup d’envoi. Jean-Marie et les Garçons bouchers ouvrent les festivités. Les pauvres gars ont sûrement paniqué sur cette grande scène face à cet innombrable public, et ont du se demander où ils étaient tombés. Ils n’ont pas été sifflés, c’est déjà çà !
George Thorogood, inconnu du grand public d’aujourd’hui. J’ai tous ses disques, du blues ,du rock, du vrai, du dur. Très bon guitariste, plein d’humour, il nous fait savourer avec sa bière et son bourbon un magnifique duo guitare-trombone. Il nous ravit les oreilles pendant un long moment avant de laisser la place à J. Geils band et son chanteur Peter Wolff. J’aime beaucoup moins que Thorogood, mais c’est seulement une question de goût puisque J. Geils band firent une bonne prestation et quittèrent la scène sous les applaudissements bien mérités. Commence la dernière attente.
C’est le moment qu’ILS ont choisi de faire traverser le ciel du stade par une montgolfière qui passe au-dessus de nos têtes avant de se diriger de l’autre coté de la Saône pour se poser (pour ceux qui connaissent) à la Mulatière, pour être dégonflée, transportée, et regonflée pour un deuxième passage pendant le show des Stones. Pour l’anecdote, quelle ne fut pas la surprise de ma Mère lorsqu’elle vit arriver ce camion qui déchargea la toile. Elle assista au gonflage du dirigeable une fois, puis une seconde fois … ! Il faut dire qu’elle était accoudée à la fenêtre de la chambre qui fut la mienne durant toute mon enfance, jusqu’à mon départ pour cause de mariage.
Pendant que nous patientions, le Maire de Lyon était reçu par Mick Jagger.
***C’est vers19 H30, dans les vestiaires du stade de Gerland, que le Maire de Lyon, M. Francique Collomb et Me Ambre ont offert à Mick Jagger et Keith Richard des coffrets de disques de l’orchestre de Lyon et des livres. Cadeaux symboliques et l’on ne pouvait pas penser à ces antiques cérémonies,lorsqu’on remettait les clefs à l’hôte de marque… sous les voûtes sombres, après avoir franchi cinq ou six « barrages » d’un service d’ordre ferme, la poignée d’heureux mortels qui assistaient à cet échange de politesses et civilités avaient vraiment le sentiment d’être témoin d’une poignée de main historique.*** LE PROGRES, 17 juin 1982.
(Je manquais de très peu cette chance en n’ayant pu avoir un Back stage que ne put obtenir Jean Louis Bigot,
mon ami du Progrès, ni mon disquaire, qui pour consolation, m’offrit la grande affiche officielle du concert de Gerland.)
Pas de mêlée ouverte sur la pelouse, mais une immense ovation, quand après les quelques notes de pianos de Duke Ellington, pète l’intro de Under my Thumb et qu’arrivent en courant nos Rolling Stones. Mick Jagger en tenue de joueur de foot américain, en rouge et rayures blanches. Il saute, il fait de grands gestes à notre encontre.
Keith Richard, le cheveu plus noir que jamais qui fait ressortir son teint blafard.
Et Ron Wood en replis avec son éternel clope au bec. Bill Wyman encore et toujours dans sa transparente discrétion regarde attentivement son ami Charlie bien calé derrière ses batteries. Beaucoup de standard qui font balancer les bras : Let’s spend the night together, Going to a go go,Time is on my side, Start me up....
Une bonne surprise quand ils interprètent Twenty flight rock de Eddy Cochran. Beaucoup de bonheur, rien qu’un immense bonheur, ils sont bien là, Jagger qui court d’un bout à l’autre de la scène qui s’étale sur toute la largeur du stade, on entend bien…. Seulement, il y a un hic ! Nous réalisons que nous sommes dans un stade (c’est vraiment bien plus grand que le palais des sports), la scène est à la taille de ce gigantisme, mais les Stones, EUX, ils sont tout petits, minuscules, ils sont loin, là-bas à l’autre extrémité du stade…. Ils nous faudra utiliser les jumelles pour les voir « mieux ». Cela ne nous empêchera pas de voir Mick jagger survolant le public perché dans une nacelle, ou encore d’apprécier Keith Richard jouant au tennis avec les ballons multicolores lâchés pendant Satisfaction, qui malheureusement nous fait savoir, encore une fois, que le concert est fini. Un feu d’artifice tiré derrière la scène nous salue et pendant la demi-heure qui suivit le stade fut rapidement vidé, sans bousculade, ni incidents.
Dehors, nous retrouvons le silence, et nous attendrons demain, pour faire durer, le temps de la lecture des comptes rendus de la presse, le plaisir de revivre par la pensée les instants inoubliables procurés par ce concert des Rolling Stones. Il y a donc le lendemain, il y a toujours un lendemain, plus triste après le passage des Stones, et le lendemain, il y a la presse. Que vont-ils écrire ?
Les titres que nous découvrons dans les deux principaux quotidiens lyonnais (plus tard fusionnés pour n’être plus que Le Progrès) nous laissent quand même assez satisfaits. Ainsi Lyon Matin : LE JOUR LE PLUS LONG DU ROCK ! SATISFACTION ».*** Qui l’eut dit, qui l’eut cru ! Pourtant les Stones ont bien eu droit à l’antre de Gerland. Un stade chauffé à blanc qui a navigué dans l’hystérie collective, des heures et des heures durant. Lorsque Jagger est apparu bariolé de rouge et blanc, ce fut le délire. 50 000 personnes étaient massées dans les gradins et sur la pelouse. Démentiel. C’est sans conteste le plus grand, le plus génial, le plus époustouflant et provoquant spectacle de rock and roll du monde. Hier, Lyon a acquis ses lettres de noblesse. Avant que les Stones ne déchaînent les passions, MMFrancique Collomb, maire et Joannes Ambre, adjoint à la culture sont venus remettre des cadeaux souvenirs à ces irréductibles Anglais ? Dans les coulisses souterraines de Gerland, Jagger s’est vu gratifier d’un coffret… De l’Orchestre de Lyon dirigé par Serge Baudo ! ------ Enorme, géant, grandiose, démentiel, dantesque, apocalyptique ! Les Rolling Stones, c’est tout cela à la fois. Jamais personne n’a eu autant le sens de la démesure que ces diables d’anglais. Ce n’est pas possible : tout petits déjà, ils durent tomber dans la potion magique du music hall ! Gerland, usine à rock pour un jour, a réveillé les pulsions de 50 000 personnes massées dans les gradins et pelouse et devenus pantins désarticulés. Jamais, non jamais, la province n’avait enregistré pour un concert une telle marée humaine. On parlait toujours de Woodstock, de Wembley, de Copenhague, de Paris ou d’ailleurs, mais de Lyon que nenni ! Et bien la deuxième ville de France a acquis, enfin, ses lettres de noblesse du rock. Toutes les énergies à la recherche d’un passé, d’un présent, d’un devenir étaient concentrées dans cette antre devenue diabolique.------ « Miss you », « Honky tonk woman”, “Emotional rescue”, toute la gamme y passe. Et la pochette surprise c’est, bien sûr, « Satisfaction ». Vous avez dit « Satisfaction » ? Et comment ! ***JEAN PIERRE GUILLOT, LYON MATIN, 17 juin 1982.
On trouve l’apothéose dans le gros titre du Progrès : LA GRANDE FETES DES STONES. ILS ETAIENT CINQUANTE MILLE VENUS DE TOUTE LA REGION ET D’AILLEURS, POUR ACCLAMER CALMEMENT CES VIEILLES IDOLES SOLIDES COMME LE ROC, ET QUI ROULENT TOUJOURS. Et de lire en première page, cote à cote, l’autre gros titre du jour : « ON A PERDU », s’agissant bien entendu que l’équipe de France avait été battue par celle d’Angleterre. Mais ça, nous le savions déjà, puisque Mick jagger avait regardé le match à la Télé et nous l’avait dit lors de son arrivée sur la scène. Avec le mauvais esprit qui me caractérise, je n’ai pas manqué de faire remarquer, en insistant beaucoup, à mes copains amateurs de foot que nous : « ON A GAGNE ». Et qu’en plus leur pelouse était toujours praticable, puisque non endommagée. *** MICK JAGGER TIENT LES STONES A BOUT DE BRAS. 50 000 spectateurs et … 400 évanouissements hier au stade de Gerland pour le second concert français des Rolling Stones. Commençant avec une demi-heure d’avance par le traditionnel Under my thumb accompagné d’un lâché de ballons, Mick Jagger en pleine forme, toujours sautillant, courant, dansant, parcourant la scène de long en large, n’a eu aucun mal à enthousiasmer le public. Mais pour tous ceux qui étaient là, ce 16 juin, fut, avant tout l’occasion d’être ensemble pour une grande fête. ------ Bien plus que la musique elle-même la grande foule s’est déplacée hier à gerland, pour voir en chair et en os, ces personnages de légende qui n’apparaissent guère en public que tous les six ans. On ne pouvait s’attendre en effet qu’à près de quarante ans de moyenne d’âge les Rolling Stones nous étonnent par leur musique, par leur jeu de scène.*** YVON RENDU, LE PROGRES, 17 juin 1982.
Quelques jours plus tard, le 20 juin, le même Yvon Rendu surenchérit en titrant : « LES ROLLING STONES AU STADE DE GERLAND : UN BILAN CENT POUR CENT POSITIF ». Et de confirmer le bilan dressé par les organisateurs et la municipalité : En résumé tout s’est bien passé. La pelouse est intacte et a déjà retrouvé ses couleurs printanières, sans compter que les mètres-cubes d’eau déversés par les membres de la Croix rouge sur les premiers rangs pour les rafraîchir, permettront à Topalovic le goal de l’O.L, de retrouver quelques pousses vertes fraîchement plantées….
Un peu plus tard, en me remémorant ces heures passées à Gerland, j’écoutais le Live de la tournée STILL LIFE, sur la pochette j’avais écrit : « 20 juin 1982, en souvenir de ce gigantesque concert des Stones à Gerland. Puissions-nous rêver que ce ne fut pas le dernier ».
07:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirsculture
04.10.2009
1977, les Stones sans KEITH... 1978... 1981 !
Les Rolling Stones dans les stades… 1977, Keith Richard continue à nous donner des sueurs froides en fréquentant de nouveau les colonnes des faits divers à la rubrique usage de drogues. C’est ainsi qu’on apprend qu’au Canada, à Toronto, la police procède à une perquisition dans sa chambre d’hôtel et l’arrête pour détention d’héroïne. Il sera toutefois laissé en liberté sous caution. Il devra néanmoins rester sur le territoire canadien pour attendre son procès qui devrait avoir lieu le 27 juin, qui sera ajourné et reporté au 2 décembre, pour un nouvel ajournement pour cause de délibération. L’accusation de détention d’héroïne pourrait lui valoir la prison à vie en cas de verdict de culpabilité. Entre temps Mick Jagger, en accord avec Keith, déclare que si ce dernier est emprisonné, les Stones continueront sans lui. *** Il serait ridicule d’attendre 5 ans. Dans 5 ans, les Stones ne feront plus de tournée.***L’agenda des Stones, FRANCOIS JOUFFA. A peu près à la même époque, à la question « est-ce que les Rolling Stones peuvent encore durer quinze ans de plus ? », Keith Richard, sans aucune hésitation, répondait :*** Oh yeah ! J’espère. Comment répondre à ça ? On sait qu’un tas de vieux jazzmen ont continué jusqu’à perpette. En ce qui nous concerne, un tas de vieux jazzmen, de vieux joueurs de blues jouent pratiquement comme nous. Et ceux-là ont continué jusqu’à ce qu’ils s’écroulent.*** LE GRAND LIVRE DES STONES, MASSIMO BONNANO. Il faudra attendre le 23 octobre 1978 pour que le verdict soit enfin prononcé : un an de liberté surveillée.*** La justice canadienne rend enfin son verdict sur le procès de Keith Richard accusé de détention d’héroïne : un an de liberté surveillé, et le devoir de donner un concert de charité à Toronto dans les 6 mois à venir, au profit des aveugles. Le juge Lloyd Graburn ajouta : « Bien que les Rolling Stones soient connus pour avoir cautionné l’emploi des drogues, les efforts de Mr Richard pour se désintoxiquer (au centre psychiatrique Stevens de New York) peuvent avoir un effet salutaire pour des millions de jeunes qui l’admirent. » Avant de quitter Toronto, Keith accepte ce concert de charité avec les autres Stones.***L’agenda des Stones, FRANCOIS JOUFFA. (En fait, Keith Richard offrira ce concert le 22 avril 1979, en jouant avec les New-Barbarians). Pour l’anecdote, pendant cette période passée au Canada, la femme du Premier ministre canadien, Margaret Trudeau fit la une des journaux pour s’être intégrée à la bande à Jagger, provoquant par là-même un scandale diplomatique avec les retombées médiatiques qui ne manquèrent pas d’éclabousser les Rolling Stones. Margaret Trudeau dira plus tard dans un hebdo français qu’elle avait bien ri, beaucoup bu, et chanté avec les Stones, mais qu’aucune liaison ne s’est nouée avec l’un des membres du groupe.
En 1978 la sortie de l’album SOME GIRLS (qui connaît à son tour quelques ennuis de couvertures aux Etats-Unis. Certaines dames n’ayant pas apprécié la présence de leur visage photographié sur le montage de l’illustration de la pochette du 30 cm…) voit s’esquisser une nouvelle tournée américaine qu’ils annoncent en mai et qui débute en juin en floride. La première partie est assurée par Peter Tush que les Stones produisent sur leur label Rolling Stones Records. Durant cette gigantesque tournée, ils jouent dans des stades plus grands les uns que les autres, mais ils ne manquent jamais l’occasion de se produire dans des lieux plus intimes. Le 10 juin, ils démarrent donc à Lakeland, puis de New York (où l’on peut apercevoir Mme et Mr Paul Mc Cartney ou Bob Marley), à Memphis, en passant par Detroit ou Atlanta. De la Floride à l’Ohio, la Géorgie, la Virginie, traversant le Kentucky et le New Jersey, c’est encore et toujours des scènes d’émeutes. Chicago ou New Orleans voient se remplir des stades ou des salles de 80 000 personnes. A Washington, c’est plus de 90 000 personnes qui prennent d’assaut le stade J.F Kennedy. C’est pour les 35 ans de Mick Jagger que s’achève à Oakland cette impressionnante visite aux Etats-Unis.
organisée pour la promotion-annonce de la sortie de leur prochain album EMOTIONAL RESCUE. Dans le titre phare, Emotional Rescue, Mick Jagger a la curieuse idée de vouloir vocaliser comme les castras Bee Gees que j’ai toujours trouvé imbuvables ! Il est vrai que la basse de Bill Wyman a grandement participé à sauver les meubles. A propos de ce dernier, c’est à l’occasion de ce séjour que Mick et Bill, par BEST interposé, lave leur linge pas très propre quant à l’éventuelle décision annoncée par Bill de quitter les Stones en 1982 !!! Avant de partir vers ses nombreuses préoccupations Mick Jagger s’offre en passant une petite bâtisse du XII ème siècle, le château de Fourchette près d’Amboise. Lord Mick devient ainsi châtelain sur notre bonne vieille terre de France qui n’arrivera pas encore cette fois à bouter l’Anglais dehors. On ne sait pas si depuis le château a connu les Riffs démoniaques des Rolling Stones, ou si Jagger amène avec lui, lors de ses visites, le célèbre Fog londonien. Il faudrait pour cela sûrement en parler avec ses voisins ! C’est à Philadelphie, le 16 août, que Mick Jagger annonce officiellement Une grande tournée américaine baptisée US TOUR 81. Dans la même déclaration, il dément fermement que ce soit la dernière qu’ils feront. Le 31 août
sort l’album TATTOO YOU, avec entre autres titres Start me up dont on va reparler très souvent plus tard. Les Rolling Stones innovent encore en faisant sponsoriser leur tournée par une marque de parfum ? *** C’est la première fois dans l’histoire du Rock n’ roll qu’une tournée se fait sponsorisée ainsi.*** LE GRAND LIVRE DES STONES. Pour cette tournée géante, les Stones eurent au gré du moment des premières parties aussi différentes que fabuleuses tel Screamin’ Jay Hawkins, Stray Cats, Georges Thorogood, Journey, ZZ top, J. Geils Band, Foreigner
ou encore Tina Turner qui se joindra à eux pour interpréter et danser avec Mick Jagger Honky Tonk woman lors des concerts de Meadowlands. Rien que du beau monde en tout cas. Coté technique, pour la première fois les micros et les guitares sont munis d’un matériel émetteur HF sans fil. Pendant les premières semaines de septembre, on les voit se rôder dans de petits concerts devant un public très restreint (3 à 400 personnes !) dans le Massachusetts ou ailleurs. Certains maires, comme celui de Boston refusant ou interdisant l’organisation de concert, craignant des émeutes comme celles qui avaient eut lieu à Worcester. C’est enfin le 25 septembre que commence réellement cet US TOUR 81, au John Fitzerald Kennedy Stadium de Philadelphie plus rempli que jamais. C’est ainsi qu’Il y aura un deuxième concert le lendemain tout aussi complet que celui de la veille. Les Rolling Stones inaugurent la plus grande scène jamais construite avec ses 60 mètres de larges et 15 mètres de haut. Pour des questions de logistiques, ils disposaient de 3 scènes. Les Rolling Stones drainent un public de plus en plus imposant au fil des années. Chaque ville visitée semble vouloir entrer dans le livre des records quant au nombre des entrées enregistrées. C’est ainsi qu’en fonction de la capacité d’accueil des stades ou des salles, le palmarès est époustouflant. 25 septembre au stadium de Philadelphie avec 90 000 personnes en délire ! 80 000 spectateurs s’entassent au Rich stadium de Buffalo le 27 septembre. Deux concerts sont donnés les 3 et 4 octobre à Boulder pour attirer 120 000 fans. 60 000 à San Diego, ou encore 90 000 au Coliseum de Los Angeles, la foule est dense, très nombreuse ces 9 et 11 octobre alors que l’on peut voir dans ce public Bob Dylan, Jack Nicholson ou Peter O Toole… Kingston, c’est une ruée de 72 000 âmes. Lors du concert en plein air à Canlestich park à San Francisco, c’est un public de 146 000 personnes qui y assiste, du jamais vu avant à San Francisco. Ils sont 60 000 pour fêter les 45 ans de Bill Wyman à Orlando et on compte encore 50 000 à Houston, 80 000 à Dallas le 31 octobre où se déroulera un second show. Puis c’est à Louisville avec 50 000, et 100 000 entrées au Madison Square garden de New York. Le 30 novembre le Silverdrome de Pontiac reçoit 70 000 personne, un deuxième concert sera nécessaire pour essayer de satisfaire à une demande trop nombreuse. Avec 90 000 personnes le 5 décembre à NewOrleans ou 70 000 à Phoenix, le nombre de spectateurs a atteint des records inégalés. Le point final de cette gigantesque US TOUR 81 à lieu le 9 décembre au Hampton coliseum à Hampton Roads en Virginie. Le public total pour tous ces concerts aura été de plus de 2 millions de spectateurs ? Rappelons, en passant, qu’en 1977 Mick Jagger déclarai « que d’ici 5 ans les Rolling Stones ne feraient plus de tournée »…. D’après les estimations, les Stones ont récolté une recette de plus de 50 millions de dollars au cours de cette tournée de 50 concerts aux Etats-Unis. La plus longue qu’ils n’aient jamais entreprise. Un film sur la tournée a été réalisé par Hal Ashby. Voilà, presque 20 ans après leur début, ils prouvent s’il en était encore besoin qu’ils sont là, solidement présents, les plus grands. Toujours les plus forts sur les disques ou sur ces monumentales scènes qu’ils piétinent en marquant le tempo du rock n’ roll dont il se dit qu’ils sont le plus grand groupe du monde, pendant leurs show impressionnants frôlant presque la mégalomanie. Enterrés vivants, ils l’ont été plus d’une fois. Si souvent même, qu’ils ne doivent sûrement plus y prêter attention. Est-ce à dire que 20 ans plus tard, ils n’ont pas pris d’âge ; donc comme eux nous aurions toujours 20 ans ! En tout cas c’est peut-être cela la magie que dégage ce groupe mythique que sont les Rolling Stones. Ceci étant… Et nous ? Viendront-ils, ne viendront-ils pas en Europe, en France ? A quand peut-on espérer la prochaine venue des Pierres qui roulent sur notre cher continent qui les attend avec une impatience à peine dissimulée ? Comme pour nous faire patienter la télé nous offre une rediffusion (12 mai 1980) du show de Pantin de 1976 ! Et pendant ce temps là ...
1977... 17 août . Sur la route de retour des vacances; je rentrais de Grèce, nous apprenons le décès survenu la veille de celui que beaucoup appelait le King: Elvis Presley. Malheureusement pour nous il y a très longtemps que Elvis le Rocker était mort, et que les
Rois du Rock N' roll ont toujours eu pour noms, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry et tous les autres que j'ai déjà cités. Il n'en reste pas moins vrai qu' Elvis était un très grand chanteur doté d'une superbe voix, et qu'il aura à sa manière ouvert la voie du rock (travail difficile à accomplir par des chanteurs noirs comme Chuck Berry, Little Richard ou Fats Domino),voie dans laquelle se sont bien sûr engoufrés les Rolling Stones et beaucoup d'autres
1977, 30 novembre LYON, le Palais des sports accueille Eddy Mitchell, toujours égal à Schmoll qui nous offre avant et avec lui le légendaire harmoniciste Charlie Mc Coy.
1977 4 décembre LYON, Palais des sports C'est le tour de Donovan, le troubadour, qui nous fera passer un moment agréable. En "Vedettes" nous découvrons Yes qui effectuèrent une honnête prestation.
1978, 26 avril, Lyon, Croix Rousse, salle des fêtes Rendez-vous pour une très belle soirée avec un des très grands du Folk song, le talentueux et sympathique Graeme Allright.
1978, 1er juin, LYON, palais des sports Nouvelle visite de Genesis, que cette fois je pris un énorme plaisir à applaudir.
1978 7 septembre Mort de Keith Moon Le 4ème WHO C'était sans aucun doute le batteur le plus dingue de toute l'histoire du rock. Il avait 34 ans lorsqu'il a tiré sa révérence ce triste soir d'automne...
1978, 9 octobre Mort de Jacques BREL J'avais eu la chance de voir Jacques BREL sur scène, au Palais d'hiver en 1966. Il était indiscutablement le seul chanteur français à communiquer avec le public comme le font les chanteurs de Rock n'roll.
1978, 10 novembre, palais des sports de Lyon L' apothéose avec une nouvelle fois la visite du Killer, Jerry lee lewis qui ce soir se paie le luxe de nous proposer une extraordinaire première partie de rockabilly en invitant Crazy Cavan and the Rythm Rockers.
1980 23 février LYON palais d'hiver Jerry Lee Lewis, Encore une grande soirée de rock n' roll avec l'immense Jerry Lee Lewis, Killer de son état...
1980 8 décembre JOHN LENNON... ASSASSINE !!!! Dans une rue de New York, un dingue tire à bout portant sur John Lennon, qui restera pour moi le seul authentique rocker des 4 Beatles
1981 8 février Mort de Bill HALEY Rock around the clock… C'est fini, Bill Haley a posé sa guitare et salué ses Comets pour partir rejoindre d'autres astres.
1981 24 février LYON, palais des sports JETHRO TULL Nous sommes allés écouter Aqualung et voir Jethro Tull . Féérique comme chacun de ses shows.
1981 5 mai LYON, palais des sports C L A S H Puis un événement : the magnificent CLASH, mélange des plus détonnant de rockabilly et de punk. INOUBLIABLE…
1981 10 novmenbre LYON, palais des sports SANTANA Une nouvelle occasion, toujours avec délectation, de voir l'immense Santana.
08:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirsculture
17.09.2009
1976, les ROLLING STONES à LYON-GERLAND
9 juin , Palais des Sports de LYON-GERLAND
Et à Lyon ? … Il faut se rappeler que le 26 mai nous sommes allés applaudir une des Idoles des Stones (dont ils interprétèrent plusieurs titres à leurs débuts : Carol, Come on…), Mister Chuck Berry. la veille, toujours dans le même palais des sports de Gerland nous étions venus voir les WHO qui nous jouèrent de très larges extraits de TOMMY et QUADRIPHONIA.
Une foule dense agglutinée aux alentours du palais prouve si besoin était que le grand jour est arrivé. Certains ont du arriver tard dans la nuit, et toute la longue journée d’attente avant l’ouverture de ce qui va devenir pour quelques heures le temple où officieront leurs satanics majesties. L’entrée dans la salle, après la fouille qui est devenue une coutume, se fait sans trop de soucis. C’est donc sans encombre que nous nous retrouvons dans cette grande salle ultra-bondée. Nous découvrons au-dessus de nos têtes, suspendu au plafond, un immense miroir qui traverse la salle de part en part… la première partie est assurée par un groupe dont j'ai oublié le nom; je dois dire que je ne me déplacerais pas pour aller le voir (j’allais dire applaudir) en concert. Comme quoi on peut aimer les Stones et ne pas partager complètement les mêmes goûts. Arrive l’entrée des Stones avec le déluge de lumières dorénavant incontournable dans les concerts. En fait les projecteurs sont placés derrière le mur d’amplificateurs (qui servira au cours du concert de passerelle à Mick Jagger), et lancent leurs jets de lumière contre le miroir qui renvoie les lasers de toutes les couleurs, tels des rayons de défense anti aérienne qu’ont connu nos parents pendant la sinistre période que l’on sait, pour éclairer les Stones en retour. Les Rolling Stones nous offrent un panaché de morceaux anciens comme Gimme Shelter, Street fighting man, et de titres plus récents issus pour la plupart de leur dernier album : Fool to cry ou Hot stuff. Coté scénique le plus étonnant, voir gênant, c’est incontestablement Mick Jagger, qui ce soir s’est pris pour LA grande folle du rock n’ roll Little Richard. Mick Jagger l’androgyne apparaît vêtu d’un pantalon collant et d’une extravagante cape verte, bordée de rouge laissant apparaître le torse nu. Il est outrageusement maquillé, poudré, fardé comme une Honky tonk woman. Il joue les prostituées, se faisant de l’air avec un éventail, en feignant une cour assidue à Billy Preston (pendant le concert, il était aux claviers comme accompagnateur) venu le rejoindre le temps de chanter Hey Negrita dont on se serait volontiers passé. Il nous étonna tout au long de cette soirée où seront servis dans le désordre : Jagger se balançant au bout d’une corde au-dessus du public des premiers rangs, le dragon de décor en carton pâte au bout de son tuyau en plastic , ou encore le pénis géant qui après s’être gonflé pointe sa gueule vers le ciel avant que Mick ne l’enjambe pour une chevauchée épique alors qu’il chante Star fucker et que le phallus nous crache une multitude de confettis ; Au final, les spectateurs de devant la scène recevront un seau d’eau jeté par Mick lors de son salut….
1976, 25 mai the WHO LYON, palais des Sports La bande à Daltrey, les WHO... Grandiose, avec un immense TOMMY en quadriphonie dans la salle.
1976 26 mai Palais des Sports, LYON GERLAND CHUCK BERRY Quelques jours avant la grande date, pour les Stones, Crazy legs Chuck Berry, un de leurs pères spirituels qui nous envoie encore et encore son hail hail rock n'roll que nous ne nous lasserons jamais d'entendre. La première partie était assurée par les rois du rockabilly Crazy Cavan and rythmrockers.
1976, 25 juin GENESIS Palais des sports à Gerland. Deux semaines plus tard, Genesis et Phil Collins comme chanteur prennent la relève. Succès très mitigé. A leur décharge, il leur fut difficile d'assurer la suite des Rolling Stones si peu de temps après.
08:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirsculture, livre

































