18.10.2009
1985, Mick Jagger, album solo
Plus tard alors que Mick Jagger travaille sur un album solo, les rumeurs vont bon train quant à la séparation imminente. Et Mick de rappeler qu’ils ont signé avec CBS et qu’ils ont l’obligation d’assurer au moins cinq albums Tous ensemble. Ce qui fait qu’ils ne sont donc pas prêt de se perdre de vue. Dans un article de VSD : Mick Jagger « Je suis encore la plus belle gueule de la pop-music » l’Edito nous rassure quant au devenir du groupe *** Pour la première fois de sa carrière, Mick jagger sortira un album solo. Cela ne veut pas dire que les Rolling Stones se séparent. Bien au contraire. La maison de disque CBS vient de leur signer un contrat de deux cent millions (20 milliards de centimes !), pour enregistrer cinq albums. Le premier « UNDERCOVER », vient de sortir et les quatre autres s’échelonneront tous les dix huit mois.. Jusqu’ en 1989-90.*** VSD janvier 1984.
L’album de Mick jagger sort enfin en mars 1985 : SHE’S THE BOSS, sur lequel se trouvent, parmi d’autres musiciens invités, Jeff Beck ou PeteTownshend. Lors de la promotion de cet album, le quotidien Le Matin nous livre quelques impressions : *** Un album solo avec le gratin du rock, des projets de cinéma et une pêche qui ne se dément pas. Michel le Jaguar n’est pas prêt de prendre sa retraite. Quadragénaire svelte dans un pull à rayures assez laid, charmeur mondain au labeur (promotion obligée), légende lippue peu à peu flétrissant (nos futures rides creusent comme le sillon des disques par les diamants – qui eux sont éternels ?). Mick Jagger, au fil des ans qui laissent un peu plus loin derrière ce qu’il nous a donné de passion chaude, conserve sa dégaine élastique de vieux collégien farceur, peut-être un peu plus fatigué de faire des farces. Celle-ci, incartade solo contre la routine Rolling Stones, c’est – Il le démentira mollement – du sérieux. ------ A l’arrivée (*il parle du disque), un machin tiédasse et poussif, Stones sans riffs, parade à peine crâneuse accomplie comme une formalité de douane, transit léger vers la gloire égoïste, et quelques broutilles à déclarer, chrono en main, rictus programmé et pas si à l’aise. *** FRANCOIS GORIN, LE MATIN, 28 février 1985. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est à peine aimable… Pour Rock et Folk, beaucoup plus tendre, oncle Mick vole tout simplement en solo : *** Mick est un pro. Depuis vingt ans, à chaque sortie d’un nouvel album des Stones, il fait briller son plus beau sourire et repart pour une tournée d’interwiews – généralement suivie d’une tournée de concerts. Cette fois-ci, c’est un peu différent. Mick a fait un album tout seul et tout pro qu’il soit, il est un peu ému.*** ROCK ET FOLK, mars 1985.
La vraie énorme, et très bonne surprise, c’est en juin avec la sortie du 45 tours qui réunit le fabuleux duo Bowie/Jagger qui chantent Dancing in the street, qui avait été Interprétée, quelques années auparavant par le grand Rocker Little Richard.
Dans la foulée Bowie et Jagger nous offrent un somptueux clip qui fera un tabac planétaire.
Le 13 juillet Mick jagger participe au concert LIVE AID.*** Le concert LIVE AID a lieu simultanément sur scène à Londres au stadium de Wembley, et au JFK stadium de Philadelphie. Il est retransmis par satellites dans le monde entier, y compris en URSS, pour un public de 1.6 milliards de personnes, ce qui fait de l’événement le plus grand spectacle de toute l’histoire du show business. A Philadelphie, Mick passe en compagnie de Hall and Oates, puis Tina Turner se joint à lui pour un medley de State of shock et It’s only rock n’ roll, et il lui déchire sa jupe pendant le set ; c’est son tout premier solo en live. Plus tard, Ron Wood et Keith rejoignent Bob Dylan sur scène, pour le dernier morceau du concert. Le passage du clip de Mick et de David Bowie Dancing in the street est un des grands moment du spectacle.*** LE GRAND LIVRE.

Les Rolling Stones se retrouvent tous réunis ce 20 décembre pour accompagner dans sa dernière demeure leur pianiste et vieil ami de toujours Ian Stewart qui fût le 6ème stones anonymes. Celui que les Autres appelaient affectueusement STU est mort, le 12 décembre à 47 ans d’une crise cardiaque.
Il est donc inhumé en présence de tous les Stones, qui pour la plupart ont effectué un long déplacement, par avion ou autre, pour être là.
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08.10.2008
1995, l'Olympia
Et maintenant l'Olympia
... et la presse unanime
Le lendemain, Le Progrès du 1er juillet avec « Les Stones aux Champs » nous rapporte le succès du concert de ce vendredi et confirme la soirée prévue le 3 juillet à l’Olympia. *** Les Rolling Stones ont donné hier soir le premier de leurs deux concerts à l’hippodrome de Longchamp. Les organisateurs annonçaient 70 000 spectateurs, chiffre difficile à vérifier même s’is sont nombreux à avoir pris leur précautions pour s’approcher de l’énorme scène. Le lieu et les exploits gymniques de Jagger and Co…, à mi-chemin entre la raffinerie de pétrole et le décor de science fiction, confirme en cela l’esthétique exigée par les méga concerts contemporains depuis quelques années. On est sagement assis en famille, entre copains, il y a les jeunes, les moins jeunes mais les « papys » n’ont guère plus de 50 ans. Jagger livre clés en main un travail extraordinairement propre et efficace. Plus d’âme diront les cruels. Du savoir faire irréprochable rétorqueront les pragmatiques. Il y a ce qu’il faut pour satisfaire tout le monde : des hits par brassées, des riffs que la répétition n’est pas parvenu à émousser, des ballades éreintées mais touchantes. Le Rolling Stones Circus revient ce soir pour un second concert à Longchamp avant d’offrir un spectacle « cerise sur le gâteau » à l’Olympia lundi. *** LE PROGRES, 1er JUILLET 1995.
Le matin du 3 juillet on apprend dans le Parisien que le deuxième concert des Rolling Stones à Longchamp a eut lieu sous des trombes d’eau, vraiment pas de bol pour ceux qui y ont assisté, quand on sait que la veille nous avons eu un temps digne d’été avec la limite d’avoir trop chaud. L’édito poursuit en titrant « Les Stones : et maintenant l’Olympia ». *** Après Longchamp, qui a rassemblé vendredi et samedi 164 000 spectateurs, les Rolling Stones jouent ce soir à l’Olympia pour un « concert intime », trente et un ans après leur première venue dans la capitale et ce temple du music-hall où alors avaient été cassés plus de trois cent fauteuils…. Pour faire partie des cinq mille spectateurs de l’Olympia ce soir, il fallait faire la queue sur le trottoir du Virgin des Champs Elysées. Enfin, le précieux bracelet bleu au poignet, et le billet dans l’autre main, on pouvait aller enfin se coucher (certains étaient venus directement du concert de Longchamp). *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 3 JUILLET 1995.
Et arrive le grand soir, ou plutôt la soirée de gala qui donna lieu à plusieurs reportages dans nos journaux télé visés du fait de la présence du gratin parisien dans lequel on trouve, eux aussi avec le fameux bracelet, l’ancien-« toujours » ministre de la Culture et de la musique Jack Lang, ou encore Emmanuelle Béart, les Rita Mitsouko,
Paul Personne, et même Patrrriiick Bruel… *** Comme prévu, l’Olympia a été pris d’assaut, hier soir, pour voir les Rolling Stones… Les yeux dans les yeux. Nombre de leurs fans étaient déjà là aux aurores pour être au premier rang… C’est la cinquième fois que le groupe anglais se donne en concert à l’Olympia après ceux de 1964, 1965, 1966 et 1967. Ce qui a fait dire hier soir à Jean Michel Boris, son directeur : « nous sommes très fiers et très heureux qu’ils aient choisi une fois de plus notre maison »…. Au total, un show très réussi, en dépit de quelques critiques à la sortie qui faisait état d’une sono un peu forte --- comme pour le concert de Joe Cocker,mardi dernier --- et d’une sécurité trop pointilleuse. *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 4 et 5 juillet 1995.
Les Rolling Stones, eux, sont accompagnés, chacun de sa petite famille ; c’est ainsi que cote à cote aux balcons sont installés Jerry Hall (Mme Jagger), Patti Hansen (Mme Richard), Joe Wood (l’épouse de Ron), le père de keith, les trois filles et le fils de Jagger, les enfants de Ron et les deux filles de Keith Richard . Et pour fermer ce chapitre sur l’Olympia, c’est Le Progrès qui tire ses conclusions avec son titre « Les Rolling Stones à l’Olympia : Stars et Stones » où il est écrit que pour ce concert réservé à quelques initiés, et une poignée de fans patients, il y avait presque plus de stars dans la salle que sur la scène.
*** C’est un étonnant paradoxe, souvent souligné par Jagger en personne, de voir un groupe ayant fondé sa légende sur ses mauvaises manières et ses habitudes sulfureuses, d’être aussi apprécié de la jet-set, tout pays confondus….. Voir les Stones dans un salle de la dimension de feu Palais d’hiver de Lyon, après deux shows à Longchamp devant 50 ou 60 000 personnes, permet de trouver à ces vieilles pierres le ciment qui leur convient….Il y avait du surréaliste de voir ce papa guitariste, archétype du rocker-voyou, envoyer des mimis à ses Filles pendant Jumping Jack Flash. Savaient-elles, ces petites blondes de six et sept ans, que leur papa avait donné son premier concert français sur cette même scène le 20 octobre 1964… Et que son précédent show à l’Olympia datait de 1967, avec Brian Jones. On fêtait justement lundi soir le 26ème anniversaire du décès du premier guitariste des Stones. *** THIERRY MEISSIREL, LE PROGRES, 5 juillet 1995 . Après une nuit de fête chez Castel, avec la présence remarquée de Jack Nicholson, les Rolling Stones quittent Paris pour effectuer un crochet par l’Angleterre où ils doivent jouer à Sheffield et au stade de Wembley, pour 4 concerts très attendus, avant de retrouver une salle intime puisqu’ils joueront au Royal Albert hall à Londres.
Photo "prêtée" par l'ami TWIS "ROB
Ensuite ils retraverseront la Manche pour se rendre dans le sud de la France où les attend en piaffant la « Province » à Montpellier, le 27 juillet.
Nous allons dès lors, pendant trois bonnes semaines assister à un véritable festival, avec un déluge de superlatifs dans les articles de la presse régionale. Une effervescence qui ira croissante de jour en jour jusqu’à LA DATE du concert du siècle !!!!
Une des plus belles chansons des ROLLING STONES
Salt Of The Earth
Buvons aux travailleurs
Buvons à tous ceux d'origine modeste
Levez votre verre au bien et au mal
Buvons au sel de la terre
Dites une prière pour le simple fantassin
Ayez une pensée pour son travail à se casser les reins
Dites une prière pour sa femme et ses enfants
Qui brûlent les feus et qui labourent encore la terre
Et quand je fouille une foule sans visage
Une masse tourbillonnante de gris et de noir et blanc
Ils ne me paraissent pas vrais
En fait, ils ont l'air si étranges
Levez votre verre aux travailleurs
Buvons aux innombrables têtes
Pensons aux millions vacillants
Qui ont besoin de leaders mais qui ont à la place des petits joueurs
Ayez une pensée pour l'électeur qui reste chez lui
Ses yeux vides contemplent d'étranges spectacles de beauté
Et une parade d'escrocs en costume gris
Le choix entre le cancer et la polio
Et quand je fouille une foule sans visage
Une masse tourbillonnante de gris et de noir et blanc
Ils ne me paraissent pas vrais
En fait, ils ont l'air si étranges
Buvons aux travailleurs
Pensons à tous ceux d'origine modeste
Ayez une pensée pour la racaille
Buvons au sel de la terre
Buvons aux travailleurs
Buvons au sel de la terre
Pensons aux deux milliards
Pensons à l'humble de naissance
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