15.10.2009

1983, Rolling Stones... 40 ans ! Fureur intacte...

1983,

La frénésie des concerts est retombée, et les Rolling stones sont donc repartis vaquer à leurs occupations plus personnelles. C’est ainsi que l’on retrouve au gré du temps, Mick Jagger travaillant sur un album solo, Keith en faisant de même, ou produisant, à l’occasion, la sortie de disques d’autres artistes comme Aretha Franklin lorsqu’elle reprend Jumping Jack Flash.. Charlie se consacre à son Jazz band, Le Charlie Watts Orchestra avec lequel il se produit très régulièrement dans des clubs renommés.. Ron Wood, quand il ne s’adonne pas à la peinture, part en tournée avec Bo Diddley aux U.S.A, au japon ou en Europe, ou rejoint, à plusieurs occasions, Bob Dylan. On les voit parfois par deux, ainsi Keith et Ron au coté de Jerry Lee Lewis qu’ils semblent particulièrement aimer à accompagner sur scène. Encore par deux, s’agissant de Bill et Charlie se retrouvant au Marquee Club de leurs débuts, pour s’offrir un bœuf avec Alexis Corner ( Alexis qui décède le 1er janvier 1984, à l’age de 55 ans, à l’hôpital de Westminster).

Les Rolling Stones, en entier, se rencontrent néanmoins quelquefois, soit par le plus pur des hasards, soit qu’ils se réunissent pour le travail dans les bureaux de Londres ou de Paris, pour discuter de nouveaux projets pour les Rolling Stones. En janvier 1983, Mick Jagger, dans une interwiew accordée au SUN parle pour la première fois de la possibilité d’une séparation des Stones ! D’ailleurs dit-il, cela ferait plaisir à sa mère qui n’a jamais aimé ce que son fils faisait. *** La désintégration du groupe sera très lente. Bill répète depuis des années qu’il va se retirer et un jour ou l’autre, il finira par le faire. Le groupe a réalisé toutes ses ambitions. Je ne sais plus trop quelbut il peut bien lui rester encore…*** LE GRAND LIVRE, MASSIMO BONNANO.

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Quoi qu’il en soit, en novembre, les Rolling Stones sortent UNDERCOVER. Cet album a été enregistré en France, à Paris, aux studios EMI-PATHE MARCONI. C’est à cette occasion que Melody Maker du 12 novembre 1983 titre son article de critique : FORTY YEARS ITCH.

Et d’expliquer à propos de UNDERCOVER que les Stones, arrivés à la quarantaine, abordent l’avenir avec la même fougue, et une fureur identique à celle de leurs débuts en 1962. Ils n’affichent d’ailleurs pas d’état d’âme qui les feraient sombrer dans le genre de déprime rencontrée par Pete Towshend, qui se « cherche », ou bien encore se lamenter comme Bob Dylan s’apitoyant sur sa condition vieillissante !

13.10.2009

1982, Stones' again, enfin le 16 juin !

1982, LYON, 16 juin
GERLAND, C’est enfin le grand jour,


Ce 16 juin douloureusement attendu. A Gerland, nous y sommes arrivés vers 15 heures. Nous avons garé la voiture devant la fenêtre de mes Parents pour qu’il la surveille. D’autres amis attendus en ont fait de même. Direction le stade qui se trouve à quelques enjambées de la maison familiale. Aux abords de palais des sports (où nous avons vu les Stones en 70 et 76), qui se situe face au stade, nous devons franchir les barrières gardées par le service d’ordre composé de dizaines de types habillés de blanc, avec le logo sécurité inscrit en noir sur le T.shirt. fouille bon enfant, mais très efficace. Il faut rappeler que durant toute la semaine précédent le concert une méga-campagne d ‘affichage avait été placardée sur les murs de la ville avec un communiqué interdisant, sous peine de confiscation du matériel, tout enregistrement, prise de photo ou film.

Toutes ces tracasseries passées, nous entrons dans le stade où sous un soleil de plomb, nous découvrons en bout de pelouse, dressée dans le virage, cette monumentale scène, haute comme l’immeuble où habitent mes Parents. Ouaaahhh ! C’est bien la première fois que nous est donnée l’occasion de voir un tel décor, d’une telle dimension ! Epoustouflant, vous laissant bouche bée.
Coté pelouse, vers 17 heures, elle est quasiment noire de monde. Près de la scène, les pompiers arrosent à coup de lance à incendie les premiers rangs et évacuent de temps à autres quelques personnes victime de malaises dus à la chaleur conjuguée à l’empilement contre les barrières qui protègent l’accès de la scène.

Et c’est comme dirait les sportifs, le coup d’envoi. Jean-Marie et les Garçons bouchers ouvrent les festivités. Les pauvres gars ont sûrement paniqué sur cette grande scène face à cet innombrable public, et ont du se demander où ils étaient tombés. Ils n’ont pas été sifflés, c’est déjà çà !

George Thorogood, inconnu du grand public d’aujourd’hui. J’ai tous ses disques, du blues ,du rock, du vrai, du dur. Très bon guitariste, plein d’humour, il nous fait savourer avec sa bière et son bourbon un magnifique duo guitare-trombone. Il nous ravit les oreilles pendant un long moment avant de laisser la place à J. Geils band et son chanteur Peter Wolff. J’aime beaucoup moins que Thorogood, mais c’est seulement une question de goût puisque J. Geils band firent une bonne prestation et quittèrent la scène sous les applaudissements bien mérités. Commence la dernière attente.

C’est le moment qu’ILS ont choisi de faire traverser le ciel du stade par une montgolfière qui passe au-dessus de nos têtes avant de se diriger de l’autre coté de la Saône pour se poser (pour ceux qui connaissent) à la Mulatière, pour être dégonflée, transportée, et regonflée pour un deuxième passage pendant le show des Stones. Pour l’anecdote, quelle ne fut pas la surprise de ma Mère lorsqu’elle vit arriver ce camion qui déchargea la toile. Elle assista au gonflage du dirigeable une fois, puis une seconde fois … ! Il faut dire qu’elle était accoudée à la fenêtre de la chambre qui fut la mienne durant toute mon enfance, jusqu’à mon départ pour cause de mariage.

Pendant que nous patientions, le Maire de Lyon était reçu par Mick Jagger.
***C’est vers19 H30, dans les vestiaires du stade de Gerland, que le Maire de Lyon, M. Francique Collomb et Me Ambre ont offert à Mick Jagger et Keith Richard des coffrets de disques de l’orchestre de Lyon et des livres. Cadeaux symboliques et l’on ne pouvait pas penser à ces antiques cérémonies,lorsqu’on remettait les clefs à l’hôte de marque… sous les voûtes sombres, après avoir franchi cinq ou six « barrages » d’un service d’ordre ferme, la poignée d’heureux mortels qui assistaient à cet échange de politesses et civilités avaient vraiment le sentiment d’être témoin d’une poignée de main historique.*** LE PROGRES, 17 juin 1982.

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(Je manquais de très peu cette chance en n’ayant pu avoir un Back stage que ne put obtenir Jean Louis Bigot, mon ami du Progrès, ni mon disquaire, qui pour consolation, m’offrit la grande affiche officielle du concert de Gerland.)

Pas de mêlée ouverte sur la pelouse, mais une immense ovation, quand après les quelques notes de pianos de Duke Ellington, pète l’intro de Under my Thumb et qu’arrivent en courant nos Rolling Stones. Mick Jagger en tenue de joueur de foot américain, en rouge et rayures blanches. Il saute, il fait de grands gestes à notre encontre.

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Keith Richard, le cheveu plus noir que jamais qui fait ressortir son teint blafard.

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Et Ron Wood en replis avec son éternel clope au bec. Bill Wyman encore et toujours dans sa transparente discrétion regarde attentivement son ami Charlie bien calé derrière ses batteries. Beaucoup de standard qui font balancer les bras : Let’s spend the night together, Going to a go go,Time is on my side, Start me up....
Une bonne surprise quand ils interprètent Twenty flight rock de Eddy Cochran. Beaucoup de bonheur, rien qu’un immense bonheur, ils sont bien là, Jagger qui court d’un bout à l’autre de la scène qui s’étale sur toute la largeur du stade, on entend bien…. Seulement, il y a un hic ! Nous réalisons que nous sommes dans un stade (c’est vraiment bien plus grand que le palais des sports), la scène est à la taille de ce gigantisme, mais les Stones, EUX, ils sont tout petits, minuscules, ils sont loin, là-bas à l’autre extrémité du stade…. Ils nous faudra utiliser les jumelles pour les voir « mieux ». Cela ne nous empêchera pas de voir Mick jagger survolant le public perché dans une nacelle, ou encore d’apprécier Keith Richard jouant au tennis avec les ballons multicolores lâchés pendant Satisfaction, qui malheureusement nous fait savoir, encore une fois, que le concert est fini. Un feu d’artifice tiré derrière la scène nous salue et pendant la demi-heure qui suivit le stade fut rapidement vidé, sans bousculade, ni incidents.

Dehors, nous retrouvons le silence, et nous attendrons demain, pour faire durer, le temps de la lecture des comptes rendus de la presse, le plaisir de revivre par la pensée les instants inoubliables procurés par ce concert des Rolling Stones. Il y a donc le lendemain, il y a toujours un lendemain, plus triste après le passage des Stones, et le lendemain, il y a la presse. Que vont-ils écrire ?

Les titres que nous découvrons dans les deux principaux quotidiens lyonnais (plus tard fusionnés pour n’être plus que Le Progrès) nous laissent quand même assez satisfaits. Ainsi Lyon Matin : LE JOUR LE PLUS LONG DU ROCK ! SATISFACTION ».*** Qui l’eut dit, qui l’eut cru ! Pourtant les Stones ont bien eu droit à l’antre de Gerland. Un stade chauffé à blanc qui a navigué dans l’hystérie collective, des heures et des heures durant. Lorsque Jagger est apparu bariolé de rouge et blanc, ce fut le délire. 50 000 personnes étaient massées dans les gradins et sur la pelouse. Démentiel. C’est sans conteste le plus grand, le plus génial, le plus époustouflant et provoquant spectacle de rock and roll du monde. Hier, Lyon a acquis ses lettres de noblesse. Avant que les Stones ne déchaînent les passions, MMFrancique Collomb, maire et Joannes Ambre, adjoint à la culture sont venus remettre des cadeaux souvenirs à ces irréductibles Anglais ? Dans les coulisses souterraines de Gerland, Jagger s’est vu gratifier d’un coffret… De l’Orchestre de Lyon dirigé par Serge Baudo ! ------ Enorme, géant, grandiose, démentiel, dantesque, apocalyptique ! Les Rolling Stones, c’est tout cela à la fois. Jamais personne n’a eu autant le sens de la démesure que ces diables d’anglais. Ce n’est pas possible : tout petits déjà, ils durent tomber dans la potion magique du music hall ! Gerland, usine à rock pour un jour, a réveillé les pulsions de 50 000 personnes massées dans les gradins et pelouse et devenus pantins désarticulés. Jamais, non jamais, la province n’avait enregistré pour un concert une telle marée humaine. On parlait toujours de Woodstock, de Wembley, de Copenhague, de Paris ou d’ailleurs, mais de Lyon que nenni ! Et bien la deuxième ville de France a acquis, enfin, ses lettres de noblesse du rock. Toutes les énergies à la recherche d’un passé, d’un présent, d’un devenir étaient concentrées dans cette antre devenue diabolique.------ « Miss you », « Honky tonk woman”, “Emotional rescue”, toute la gamme y passe. Et la pochette surprise c’est, bien sûr, « Satisfaction ». Vous avez dit « Satisfaction » ? Et comment ! ***JEAN PIERRE GUILLOT, LYON MATIN, 17 juin 1982.

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On trouve l’apothéose dans le gros titre du Progrès : LA GRANDE FETES DES STONES. ILS ETAIENT CINQUANTE MILLE VENUS DE TOUTE LA REGION ET D’AILLEURS, POUR ACCLAMER CALMEMENT CES VIEILLES IDOLES SOLIDES COMME LE ROC, ET QUI ROULENT TOUJOURS. Et de lire en première page, cote à cote, l’autre gros titre du jour : « ON A PERDU », s’agissant bien entendu que l’équipe de France avait été battue par celle d’Angleterre. Mais ça, nous le savions déjà, puisque Mick jagger avait regardé le match à la Télé et nous l’avait dit lors de son arrivée sur la scène. Avec le mauvais esprit qui me caractérise, je n’ai pas manqué de faire remarquer, en insistant beaucoup, à mes copains amateurs de foot que nous : « ON A GAGNE ». Et qu’en plus leur pelouse était toujours praticable, puisque non endommagée. *** MICK JAGGER TIENT LES STONES A BOUT DE BRAS. 50 000 spectateurs et … 400 évanouissements hier au stade de Gerland pour le second concert français des Rolling Stones. Commençant avec une demi-heure d’avance par le traditionnel Under my thumb accompagné d’un lâché de ballons, Mick Jagger en pleine forme, toujours sautillant, courant, dansant, parcourant la scène de long en large, n’a eu aucun mal à enthousiasmer le public. Mais pour tous ceux qui étaient là, ce 16 juin, fut, avant tout l’occasion d’être ensemble pour une grande fête. ------ Bien plus que la musique elle-même la grande foule s’est déplacée hier à gerland, pour voir en chair et en os, ces personnages de légende qui n’apparaissent guère en public que tous les six ans. On ne pouvait s’attendre en effet qu’à près de quarante ans de moyenne d’âge les Rolling Stones nous étonnent par leur musique, par leur jeu de scène.*** YVON RENDU, LE PROGRES, 17 juin 1982.

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Quelques jours plus tard, le 20 juin, le même Yvon Rendu surenchérit en titrant : « LES ROLLING STONES AU STADE DE GERLAND : UN BILAN CENT POUR CENT POSITIF ». Et de confirmer le bilan dressé par les organisateurs et la municipalité : En résumé tout s’est bien passé. La pelouse est intacte et a déjà retrouvé ses couleurs printanières, sans compter que les mètres-cubes d’eau déversés par les membres de la Croix rouge sur les premiers rangs pour les rafraîchir, permettront à Topalovic le goal de l’O.L, de retrouver quelques pousses vertes fraîchement plantées….
Un peu plus tard, en me remémorant ces heures passées à Gerland, j’écoutais le Live de la tournée STILL LIFE, sur la pochette j’avais écrit : « 20 juin 1982, en souvenir de ce gigantesque concert des Stones à Gerland. Puissions-nous rêver que ce ne fut pas le dernier ».

04.10.2009

1977, les Stones sans KEITH... 1978... 1981 !

Les Rolling Stones dans les stades… 1977, Keith Richard continue à nous donner des sueurs froides en fréquentant de nouveau les colonnes des faits divers à la rubrique usage de drogues. C’est ainsi qu’on apprend qu’au Canada, à Toronto, la police procède à une perquisition dans sa chambre d’hôtel et l’arrête pour détention d’héroïne. Il sera toutefois laissé en liberté sous caution. Il devra néanmoins rester sur le territoire canadien pour attendre son procès qui devrait avoir lieu le 27 juin, qui sera ajourné et reporté au 2 décembre, pour un nouvel ajournement pour cause de délibération. L’accusation de détention d’héroïne pourrait lui valoir la prison à vie en cas de verdict de culpabilité. Entre temps Mick Jagger, en accord avec Keith, déclare que si ce dernier est emprisonné, les Stones continueront sans lui. *** Il serait ridicule d’attendre 5 ans. Dans 5 ans, les Stones ne feront plus de tournée.***L’agenda des Stones, FRANCOIS JOUFFA. A peu près à la même époque, à la question « est-ce que les Rolling Stones peuvent encore durer quinze ans de plus ? », Keith Richard, sans aucune hésitation, répondait :*** Oh yeah ! J’espère. Comment répondre à ça ? On sait qu’un tas de vieux jazzmen ont continué jusqu’à perpette. En ce qui nous concerne, un tas de vieux jazzmen, de vieux joueurs de blues jouent pratiquement comme nous. Et ceux-là ont continué jusqu’à ce qu’ils s’écroulent.*** LE GRAND LIVRE DES STONES, MASSIMO BONNANO. Il faudra attendre le 23 octobre 1978 pour que le verdict soit enfin prononcé : un an de liberté surveillée.*** La justice canadienne rend enfin son verdict sur le procès de Keith Richard accusé de détention d’héroïne : un an de liberté surveillé, et le devoir de donner un concert de charité à Toronto dans les 6 mois à venir, au profit des aveugles. Le juge Lloyd Graburn ajouta : « Bien que les Rolling Stones soient connus pour avoir cautionné l’emploi des drogues, les efforts de Mr Richard pour se désintoxiquer (au centre psychiatrique Stevens de New York) peuvent avoir un effet salutaire pour des millions de jeunes qui l’admirent. » Avant de quitter Toronto, Keith accepte ce concert de charité avec les autres Stones.***L’agenda des Stones, FRANCOIS JOUFFA. (En fait, Keith Richard offrira ce concert le 22 avril 1979, en jouant avec les New-Barbarians). Pour l’anecdote, pendant cette période passée au Canada, la femme du Premier ministre canadien, Margaret Trudeau fit la une des journaux pour s’être intégrée à la bande à Jagger, provoquant par là-même un scandale diplomatique avec les retombées médiatiques qui ne manquèrent pas d’éclabousser les Rolling Stones. Margaret Trudeau dira plus tard dans un hebdo français qu’elle avait bien ri, beaucoup bu, et chanté avec les Stones, mais qu’aucune liaison ne s’est nouée avec l’un des membres du groupe. En 1978 la sortie de l’album SOME GIRLS (qui connaît à son tour quelques ennuis de couvertures aux Etats-Unis. Certaines dames n’ayant pas apprécié la présence de leur visage photographié sur le montage de l’illustration de la pochette du 30 cm…) voit s’esquisser une nouvelle tournée américaine qu’ils annoncent en mai et qui débute en juin en floride. La première partie est assurée par Peter Tush que les Stones produisent sur leur label Rolling Stones Records. Durant cette gigantesque tournée, ils jouent dans des stades plus grands les uns que les autres, mais ils ne manquent jamais l’occasion de se produire dans des lieux plus intimes. Le 10 juin, ils démarrent donc à Lakeland, puis de New York (où l’on peut apercevoir Mme et Mr Paul Mc Cartney ou Bob Marley), à Memphis, en passant par Detroit ou Atlanta. De la Floride à l’Ohio, la Géorgie, la Virginie, traversant le Kentucky et le New Jersey, c’est encore et toujours des scènes d’émeutes. Chicago ou New Orleans voient se remplir des stades ou des salles de 80 000 personnes. A Washington, c’est plus de 90 000 personnes qui prennent d’assaut le stade J.F Kennedy. C’est pour les 35 ans de Mick Jagger que s’achève à Oakland cette impressionnante visite aux Etats-Unis.

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Les Stones nous avaient habitués à une alternance entre les U.S.A et l’Europe. Donc logiquement, nous étions en droit de les attendre en 1979 ! Malgré tous nos espoirs, à notre grand regret et à notre énorme déception, il n’en fût rien… ***Leur tournée américaine de 78 annonçait donc leur venue en Europe pour cette année. Comment donc expliquer leur absence ? Avec les Stones, il ne faut jamais chercher à comprendre----- Evidemment, passer une soirée avec les Stones aurait été une belle façon de finir les seventies. ***L’AGENDA DES STONES.
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Pourtant ils viendront faire une virée en France durant les vacances de l’été 1980. malheureusement, il ne s’agissait pas d’une tournée, aussi confidentielle soit-elle, mais tout simplement d’une opération publicitaire organisée pour la promotion-annonce de la sortie de leur prochain album EMOTIONAL RESCUE. Dans le titre phare, Emotional Rescue, Mick Jagger a la curieuse idée de vouloir vocaliser comme les castras Bee Gees que j’ai toujours trouvé imbuvables ! Il est vrai que la basse de Bill Wyman a grandement participé à sauver les meubles. A propos de ce dernier, c’est à l’occasion de ce séjour que Mick et Bill, par BEST interposé, lave leur linge pas très propre quant à l’éventuelle décision annoncée par Bill de quitter les Stones en 1982 !!! Avant de partir vers ses nombreuses préoccupations Mick Jagger s’offre en passant une petite bâtisse du XII ème siècle, le château de Fourchette près d’Amboise. Lord Mick devient ainsi châtelain sur notre bonne vieille terre de France qui n’arrivera pas encore cette fois à bouter l’Anglais dehors. On ne sait pas si depuis le château a connu les Riffs démoniaques des Rolling Stones, ou si Jagger amène avec lui, lors de ses visites, le célèbre Fog londonien. Il faudrait pour cela sûrement en parler avec ses voisins !
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C’est à Philadelphie, le 16 août, que Mick Jagger annonce officiellement Une grande tournée américaine baptisée US TOUR 81. Dans la même déclaration, il dément fermement que ce soit la dernière qu’ils feront. Le 31 août sort l’album TATTOO YOU, avec entre autres titres Start me up dont on va reparler très souvent plus tard. Les Rolling Stones innovent encore en faisant sponsoriser leur tournée par une marque de parfum ? *** C’est la première fois dans l’histoire du Rock n’ roll qu’une tournée se fait sponsorisée ainsi.*** LE GRAND LIVRE DES STONES. Pour cette tournée géante, les Stones eurent au gré du moment des premières parties aussi différentes que fabuleuses tel Screamin’ Jay Hawkins, Stray Cats, Georges Thorogood, Journey, ZZ top, J. Geils Band, Foreigner medium_1980_keith_et_tina.gifou encore Tina Turner qui se joindra à eux pour interpréter et danser avec Mick Jagger Honky Tonk woman lors des concerts de Meadowlands. Rien que du beau monde en tout cas. Coté technique, pour la première fois les micros et les guitares sont munis d’un matériel émetteur HF sans fil. Pendant les premières semaines de septembre, on les voit se rôder dans de petits concerts devant un public très restreint (3 à 400 personnes !) dans le Massachusetts ou ailleurs. Certains maires, comme celui de Boston refusant ou interdisant l’organisation de concert, craignant des émeutes comme celles qui avaient eut lieu à Worcester. C’est enfin le 25 septembre que commence réellement cet US TOUR 81, au John Fitzerald Kennedy Stadium de Philadelphie plus rempli que jamais. C’est ainsi qu’Il y aura un deuxième concert le lendemain tout aussi complet que celui de la veille. Les Rolling Stones inaugurent la plus grande scène jamais construite avec ses 60 mètres de larges et 15 mètres de haut. Pour des questions de logistiques, ils disposaient de 3 scènes. Les Rolling Stones drainent un public de plus en plus imposant au fil des années. Chaque ville visitée semble vouloir entrer dans le livre des records quant au nombre des entrées enregistrées. C’est ainsi qu’en fonction de la capacité d’accueil des stades ou des salles, le palmarès est époustouflant. 25 septembre au stadium de Philadelphie avec 90 000 personnes en délire ! 80 000 spectateurs s’entassent au Rich stadium de Buffalo le 27 septembre. Deux concerts sont donnés les 3 et 4 octobre à Boulder pour attirer 120 000 fans. 60 000 à San Diego, ou encore 90 000 au Coliseum de Los Angeles, la foule est dense, très nombreuse ces 9 et 11 octobre alors que l’on peut voir dans ce public Bob Dylan, Jack Nicholson ou Peter O Toole… Kingston, c’est une ruée de 72 000 âmes. Lors du concert en plein air à Canlestich park à San Francisco, c’est un public de 146 000 personnes qui y assiste, du jamais vu avant à San Francisco. Ils sont 60 000 pour fêter les 45 ans de Bill Wyman à Orlando et on compte encore 50 000 à Houston, 80 000 à Dallas le 31 octobre où se déroulera un second show. Puis c’est à Louisville avec 50 000, et 100 000 entrées au Madison Square garden de New York. Le 30 novembre le Silverdrome de Pontiac reçoit 70 000 personne, un deuxième concert sera nécessaire pour essayer de satisfaire à une demande trop nombreuse. Avec 90 000 personnes le 5 décembre à NewOrleans ou 70 000 à Phoenix, le nombre de spectateurs a atteint des records inégalés. Le point final de cette gigantesque US TOUR 81 à lieu le 9 décembre au Hampton coliseum à Hampton Roads en Virginie. Le public total pour tous ces concerts aura été de plus de 2 millions de spectateurs ? Rappelons, en passant, qu’en 1977 Mick Jagger déclarai « que d’ici 5 ans les Rolling Stones ne feraient plus de tournée »…. D’après les estimations, les Stones ont récolté une recette de plus de 50 millions de dollars au cours de cette tournée de 50 concerts aux Etats-Unis. La plus longue qu’ils n’aient jamais entreprise. Un film sur la tournée a été réalisé par Hal Ashby. Voilà, presque 20 ans après leur début, ils prouvent s’il en était encore besoin qu’ils sont là, solidement présents, les plus grands. Toujours les plus forts sur les disques ou sur ces monumentales scènes qu’ils piétinent en marquant le tempo du rock n’ roll dont il se dit qu’ils sont le plus grand groupe du monde, pendant leurs show impressionnants frôlant presque la mégalomanie. Enterrés vivants, ils l’ont été plus d’une fois. Si souvent même, qu’ils ne doivent sûrement plus y prêter attention. Est-ce à dire que 20 ans plus tard, ils n’ont pas pris d’âge ; donc comme eux nous aurions toujours 20 ans ! En tout cas c’est peut-être cela la magie que dégage ce groupe mythique que sont les Rolling Stones.
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Ceci étant… Et nous ? Viendront-ils, ne viendront-ils pas en Europe, en France ? A quand peut-on espérer la prochaine venue des Pierres qui roulent sur notre cher continent qui les attend avec une impatience à peine dissimulée ? Comme pour nous faire patienter la télé nous offre une rediffusion (12 mai 1980) du show de Pantin de 1976 !
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Et pendant ce temps là ... 1977... 17 août . Sur la route de retour des vacances; je rentrais de Grèce, nous apprenons le décès survenu la veille de celui que beaucoup appelait le King: Elvis Presley. Malheureusement pour nous il y a très longtemps que Elvis le Rocker était mort, et que les Rois du Rock N' roll ont toujours eu pour noms, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry et tous les autres que j'ai déjà cités. Il n'en reste pas moins vrai qu' Elvis était un très grand chanteur doté d'une superbe voix, et qu'il aura à sa manière ouvert la voie du rock (travail difficile à accomplir par des chanteurs noirs comme Chuck Berry, Little Richard ou Fats Domino),voie dans laquelle se sont bien sûr engoufrés les Rolling Stones et beaucoup d'autres 1977, 30 novembre LYON, le Palais des sports accueille Eddy Mitchell, toujours égal à Schmoll qui nous offre avant et avec lui le légendaire harmoniciste Charlie Mc Coy. 1977 4 décembre LYON, Palais des sports C'est le tour de Donovan, le troubadour, qui nous fera passer un moment agréable. En "Vedettes" nous découvrons Yes qui effectuèrent une honnête prestation. 1978, 26 avril, Lyon, Croix Rousse, salle des fêtes Rendez-vous pour une très belle soirée avec un des très grands du Folk song, le talentueux et sympathique Graeme Allright. 1978, 1er juin, LYON, palais des sports Nouvelle visite de Genesis, que cette fois je pris un énorme plaisir à applaudir. 1978 7 septembre Mort de Keith Moon Le 4ème WHO C'était sans aucun doute le batteur le plus dingue de toute l'histoire du rock. Il avait 34 ans lorsqu'il a tiré sa révérence ce triste soir d'automne... 1978, 9 octobre Mort de Jacques BREL J'avais eu la chance de voir Jacques BREL sur scène, au Palais d'hiver en 1966. Il était indiscutablement le seul chanteur français à communiquer avec le public comme le font les chanteurs de Rock n'roll. 1978, 10 novembre, palais des sports de Lyon L' apothéose avec une nouvelle fois la visite du Killer, Jerry lee lewis qui ce soir se paie le luxe de nous proposer une extraordinaire première partie de rockabilly en invitant Crazy Cavan and the Rythm Rockers. 1980 23 février LYON palais d'hiver Jerry Lee Lewis, Encore une grande soirée de rock n' roll avec l'immense Jerry Lee Lewis, Killer de son état... 1980 8 décembre JOHN LENNON... ASSASSINE !!!! Dans une rue de New York, un dingue tire à bout portant sur John Lennon, qui restera pour moi le seul authentique rocker des 4 Beatles 1981 8 février Mort de Bill HALEY Rock around the clock… C'est fini, Bill Haley a posé sa guitare et salué ses Comets pour partir rejoindre d'autres astres. 1981 24 février LYON, palais des sports JETHRO TULL Nous sommes allés écouter Aqualung et voir Jethro Tull . Féérique comme chacun de ses shows. 1981 5 mai LYON, palais des sports C L A S H Puis un événement : the magnificent CLASH, mélange des plus détonnant de rockabilly et de punk. INOUBLIABLE… 1981 10 novmenbre LYON, palais des sports SANTANA Une nouvelle occasion, toujours avec délectation, de voir l'immense Santana.

17.09.2009

1976, les ROLLING STONES à LYON-GERLAND

9 juin , Palais des Sports de LYON-GERLAND Et à Lyon ? … Il faut se rappeler que le 26 mai nous sommes allés applaudir une des Idoles des Stones (dont ils interprétèrent plusieurs titres à leurs débuts : Carol, Come on…), Mister Chuck Berry. la veille, toujours dans le même palais des sports de Gerland nous étions venus voir les WHO qui nous jouèrent de très larges extraits de TOMMY et QUADRIPHONIA. Une foule dense agglutinée aux alentours du palais prouve si besoin était que le grand jour est arrivé. Certains ont du arriver tard dans la nuit, et toute la longue journée d’attente avant l’ouverture de ce qui va devenir pour quelques heures le temple où officieront leurs satanics majesties. L’entrée dans la salle, après la fouille qui est devenue une coutume, se fait sans trop de soucis. C’est donc sans encombre que nous nous retrouvons dans cette grande salle ultra-bondée. Nous découvrons au-dessus de nos têtes, suspendu au plafond, un immense miroir qui traverse la salle de part en part… la première partie est assurée par un groupe dont j'ai oublié le nom; je dois dire que je ne me déplacerais pas pour aller le voir (j’allais dire applaudir) en concert. Comme quoi on peut aimer les Stones et ne pas partager complètement les mêmes goûts. Arrive l’entrée des Stones avec le déluge de lumières dorénavant incontournable dans les concerts. En fait les projecteurs sont placés derrière le mur d’amplificateurs (qui servira au cours du concert de passerelle à Mick Jagger), et lancent leurs jets de lumière contre le miroir qui renvoie les lasers de toutes les couleurs, tels des rayons de défense anti aérienne qu’ont connu nos parents pendant la sinistre période que l’on sait, pour éclairer les Stones en retour. Les Rolling Stones nous offrent un panaché de morceaux anciens comme Gimme Shelter, Street fighting man, et de titres plus récents issus pour la plupart de leur dernier album : Fool to cry ou Hot stuff. Coté scénique le plus étonnant, voir gênant, c’est incontestablement Mick Jagger, qui ce soir s’est pris pour LA grande folle du rock n’ roll Little Richard. Mick Jagger l’androgyne apparaît vêtu d’un pantalon collant et d’une extravagante cape verte, bordée de rouge laissant apparaître le torse nu. Il est outrageusement maquillé, poudré, fardé comme une Honky tonk woman. Il joue les prostituées, se faisant de l’air avec un éventail, en feignant une cour assidue à Billy Preston (pendant le concert, il était aux claviers comme accompagnateur) venu le rejoindre le temps de chanter Hey Negrita dont on se serait volontiers passé. Il nous étonna tout au long de cette soirée où seront servis dans le désordre : Jagger se balançant au bout d’une corde au-dessus du public des premiers rangs, le dragon de décor en carton pâte au bout de son tuyau en plastic , ou encore le pénis géant qui après s’être gonflé pointe sa gueule vers le ciel avant que Mick ne l’enjambe pour une chevauchée épique alors qu’il chante Star fucker et que le phallus nous crache une multitude de confettis ; Au final, les spectateurs de devant la scène recevront un seau d’eau jeté par Mick lors de son salut….

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C’est vrai que pendant ces quelques moments, on s’est un peu éloigné de la musique rock n’ roll…. A noter que pour la première fois, nous n’avions plus fait l’erreur d’être dans la fosse, mais sagement assis dans les gradins…. Ce fut quand même une grande soirée, dehors, nous avons retrouvé la grisaille du train-train quotidien qui nous attendait pour demain. C’est avec une certaine fébrilité que nous feuilletons LE PROGRES qui nous livre ses impressions sur ce concert ; *** Pour les amateurs de musique rock et pop, c’était hier soir sans aucun doute une date marquante. Les Rolling Stones se produisaient au Palais des sports à Lyon et comme dans toutes les villes visitées au cours de leur actuelle tournée européenne, ils ont joué à guichets fermés. Des faux billets avaient été distribués et l’on craignait des violences. Mais si ce n’est quelques heurts individuels, aucun acte grave ne fut à déplorer.------Treize ans après avoir connu leur premier succès, les Stones sont fidèles à leurs sources, ils restent dans leur musique, leurs textes et leurs jeux de scène, vibrants, parfois touchants et délibérément provocants.------Les Stones, c’est presque du classique…. Et les 15 000 spectateurs l’ont écouté chanter des succès anciens ou plus récents avec calme, presque religiosité. La grande majorité de ces spectateurs étaient très jeune : nombre d’entre eux devaient tout juste marcher quand les Stones montèrent sur les planches. Et ces jeunes-là ne les écoutent certainement pas comme les jeunes, il y a 10 ans. C’est la preuve que les Rolling Stones ont su bien vieillir.*** PATRICK EBERHARD, LE PROGRES, 10 juin 1976.
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On retrouve les Rolling Stones en août au festival de Knebworth, dans la grande banlieue de Londres. Ce festival réunit 200 000 personnes et les Stones interprètent une trentaine de chansons pour un concert de défonce de près de 3 heures. Rock et Folk était là pour nous.***Il fallait hélas traverser la Manche pour se joindre à quelque fête galante. Knebworth en fut une et des mieux réussies. Surtout quand la nuie venue, ILS démontrèrent en un show fantastique qu’on les avait enterrés un peu vite.----- il est plus de minuit. La massa immense remue dans l’ombre, et c’est déjà trop d’attente dans le bleu perlé. On espère les Stones, on sait le prix des minutes avant eux, et même on les savoure. Mais trop, c’est trop.. Alors, à son sommet, l’attente au-dessous de la scène se gonfle en une gigantesque lèvre supérieure, gavée de rouge, et l’avant-scène en langue tirée jusqu’au château ou presque. Musique de foire, qui décroît, et le meneur de jeu, tout doux qui chuchote un extatique « Ladies and gentlemen, the Rolling Stones », cette lâche provocation. Juste les projecteurs sur le groupe qui envahit l’espace, Keith, guitare dans la hanche, grimace alléchée, et tout de suite un grand écart, les épaules aux oreilles , LE riff de guerre, l’inattendu riff de toutes nos guerres depuis dix ans, et au bout du chemin, là-bas, droit, très loin, l’autre silhouette d’avant hier, Jagger en blouson noir et pantalon de soie, cuir aux épaules, émeraude aux jambes, qui petit-patte, les main sur les yeux, en aviateur, vite, plus vite, jusqu’au grand pied dressé sur le parjure : SATISFACTION ! Oh non bien sûr qu’il ne peut pas l’obtenir, il n’est plus temps, et c’esttellement la balle perdue que les deux cent mille têtes en flanchent, touchées par surprise.------ Je ne sais pas si ce concert fut le dernier des Rolling Stones, et je m’en fiche. Si oui, tant pis, sinon que les prochains soient ne serait-ce qu’un dixième aussi grandioses. On ne peut pas toujours avoir ce qu’on veut, mais on peut s’en donner une idée : que le rock, comme ce soir à Knebworth, tire sa langue rougeoyante au vieux monde, ou qu’on l’oublie. *** FRANCOIS DUCRAY, ROCK ET FOLK ? Octobre 1976.
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Quant à nous, nous réalisions que nous avions déjà pris de très mauvaises habitudes d’apprécier les bonnes choses que nous souhaiterions être sans fin : 31 mars 1966…., 3 octobre 1970….., 9 juin 1976…… Alors on s’est dit, pourquoi serait-ce fini ? En fait, on attendait déjà la prochaine tournée européenne qui passera, pour sûr, à Lyon.
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Et pendant ce temps là ! 1976, 25 mai the WHO LYON, palais des Sports La bande à Daltrey, les WHO... Grandiose, avec un immense TOMMY en quadriphonie dans la salle. 1976 26 mai Palais des Sports, LYON GERLAND CHUCK BERRY Quelques jours avant la grande date, pour les Stones, Crazy legs Chuck Berry, un de leurs pères spirituels qui nous envoie encore et encore son hail hail rock n'roll que nous ne nous lasserons jamais d'entendre. La première partie était assurée par les rois du rockabilly Crazy Cavan and rythmrockers. 1976, 25 juin GENESIS Palais des sports à Gerland. Deux semaines plus tard, Genesis et Phil Collins comme chanteur prennent la relève. Succès très mitigé. A leur décharge, il leur fut difficile d'assurer la suite des Rolling Stones si peu de temps après.

01.08.2009

1974, Jagger le Dandy, Mick Taylor s'en va !!!

Pour la première fois un Stone enregistre en solitaire. En effet Bill Wyman prépare un album solo en compagnie de D.John et Leon Russel (pianiste et accompagnateur de Joe Cocker). MONKEY GRIP sort en mai . ***Il est dommage d’avoir été obligé d’attendre plus de dix ans pour se rendre compte que Bill Wyman est capable d’écrire de très belles chansons.***CITATION ? Il est vrai que pendant que Mick Jagger entreprenait ses flirts avec la JET SOCIETY, partageant son temps entre Paris, londres ou New York, les autres Stones reprenaient un peu leur souffle. Keith Richard participe à l’enregistrement de l’album solo de Ron Wood (guitariste des Schmall Faces, groupe de Rod Stewart), et l’accompagne lors de son concert solo au Gaumont de Kilburn (Londres). medium_1973_mick_taylor.gif14 décembre, Mick Taylor quitte le groupe en déclarant que son départ n’est dû qu’à des divergences musicales. Il rejoint Jack Bruce (ex bassiste des Creams) pour fonder un nouveau band. Mick Jagger ne semble pas vouloir trop s’étendre sur ce départ.*** Après cinq ans et demi, Mick a envie de changer de décor et veut avoir l’occasion de se lancer dans de nouvelles aventures, d’entreprendre de nouvelles choses. Tous, en étant très désolés qu’il s’en aille, nous lui souhaitons beaucoup de succès et de bonheur. *** LE GRAND LIVRE DES STONES.

29.07.2009

1972 … L'US' Tour !

Cela a continué en 1972 … Nous avions laissé nos compères s’installer dans le sud de la France où ils ont l’air de passer des jours heureux.

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medium_1972_sud.gifOn les retrouve en pères peinards comme Mick Taylor, à Cap d’Antibes, entre la mer et le ciel où le dernier des Stones a choisi de vivre, tandis que son ami Charlie Watts avait aménagé dans une authentique ferme en plein cœur du Gard. Pour Keith Richard, le chaud soleil de Provence lui donne l’occasion de vivre en pleine liberté avec son fils Marlon. Bill semble préférer profiter de la pureté du ciel pour passer la nuit à examiner les étoiles. Quand à Mick Jagger il joue les troubadours en donnant l’aubade à sa femme Bianca. Apparemment les craintes du début ont laissé place à un esprit de bon voisinage.***Les Rolling Stones ? C’est cela. Je les connais bien, les Rolling Stones ; mon fils achète tout leurs disques. Ils sont un peu bruyants, tout de même… et puis, tous ces hippies attirent les curieux, et il n’en manque pas chez nous, peuchère ! achève la patronne du rendez-vous de la pétanque en me servant un pastis bien tassé.**J. Moreau, SALUT LES COPAINS, mars 1972. C’est dans cet environnement serein qu’ils élaborent dans la villa de Keith Richard, à Villefranche sur mer, l’album EXILE ON MAIN STREET. Dans cet exil, les Rolling Stones avaient pris grand soin d’entraîner avec eux une bonne équipe de musiciens comme Jim Price ou Bobby Keys qui avaient bien sûr déjà travaillé sur l’enregistrement de STICKY FINGERS. Ne manquent pas non plus à l’appel quelques techniciens et le personnel habituel au grand complet. C’est un double album qui nous offrent 18 titres dont 16 sont co-signés Jagger-Richard, et l’un de ces morceaux, Ventilator blues, sera réalisé avec la collaboration de Mick Taylor. Sur cet album on trouve de magnifiques ballades avec guitares acoustiques comme Sweet Virginia. A propos de EXILE ON MAIN STREET , Philippe Paringaux nous laissé ces quelques notes : *** Ces gens disent, un peu étonnés : « Le nouvel album des Stones, vous savez, c’est du ROCK ! » Quelle audacieuse affirmation, quelle stupéfiante découverte ! Comme si les Stones, je vous le demande, avaient jamais fait autre chose que des albums de rock, de rock et de rock encore. Alors il n’était pas difficile de prévoir que la suite de STICKY FINGERS serait du rock, tout comme il n’est pas difficile de prévoir que la suite de EXILE ON MAIN STREET sera encore du rock.***ROCK ET FOLK, juin 1972. Pour l’anecdote, pendantcette période la villa de Keith Richard est cambriolée et onze guitares sont volées. EXILE ON MAIN STREET sort le 26 mai sur le label Rolling Stones records alors qu’ils s’apprêtent à affronter pour la 7ème fois les Etats-Unis.
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La nouvelle tournée américaine du nord débute donc en juin, au Pacific Coliseum à Vancouver.***Vancouver. Trente et un policiers ont été blessés samedi soir dans une bataille contre une foule de deux milles personnes qui leur envoyaient des pierres et des cocktails Molotov. Ces deux milles jeunes n’avaient pu trouver de billets pour le concert.***ROCK ET FOLK, Août 1972.
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En première partie se produit Stevie Wonder. Avec quelques grandes étapes qui rentrent dans les annales du rock ; 1er juin à Los Angeles où on peut voir entres autres invités Billy Preston, Ike and Tina Turner ou Jack Nicholson ; 13 juin avec 60 arrestations et 15 blessés à San Diego (Californie) ; une pluie de gaz lacrymogène à Tucson (Arizona)le 14 ; le 4 juillet 50 000 personnes se pressent au stade J.F Kennedy à New York. ;***Emeute à Montréal. La police charge à Vancouver.Bagarres à Chicago, à Long Beach, à San Diego, et encore lundi, au Madison square garden. Après huit semaines de tournées à travers l’Amérique, le cataclysme Rolling Stones vient de s’abattre sur New York. Prix des places au marché noir : 5 dollars. Cinquante concerts dans trente villes ; en tout, 750 000 spectateurs, 20 millions de Francs de recette. Pour certains quarante huit heures de queue avant d’arriver devant un guichet qui ferme.*** L’EXPRESS, 6 Août 1972. medium_1972_bombe.jpgLe 17 juillet à Montréal avec un grave fait divers : ***BOMBE CONTRE L’ENTREPRISE DES ROLLING STONES. La veille du spectacle, deux individus ont déposé une bombe artisanale sous un camion transportant divers haut-parleurs pour le spectacle des « Rolling Stones ». Tout le quartier a été réveillé en sursaut suite à cette explosion et des vitres ont volé en éclat autour du Forum dont la façade a été quelque peu endommagée. Leur gérant M. Peter Rudge est venu sur les lieux et très flegmatique, ne perdant absolument pas son sourire pour autant, a mentionné : « Ce genre d’incident survient souvent partout où nous passons, et c’est fort regrettable », et il a ajouté : « Malgré cela le spectacle continue ». Effectivement un porte parole de l’organisation Donald K. Donald a confirmé que cela n’empêcherait pas les Rolling Stones de présenter leur spectacle où l’on attend plus de 20 000 personnes.***MAXIPOP, 31 août 1972.
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Cette tournée se termine le 26 juillet par un concert historique au Madison square garden de New York où eurent lieu 4 concerts en 3 jours, puisqu’un concert dû être rajouté aux trois initialement prévus. ***Jamais groupe de rock n’aura été meilleur que les Rolling Stones ce soir-là, ça ne se discute même pas (surtout lorsque l’on ne les a pas vus) ! Jamais musique de rock n’aura été si totalement reçue par le public que celle des Rolling Stones, et jamais chanteur n’aura autant de pouvoir sur tant de gens. C’est bouleversant, et, d’un seul coup, l’on admet cette vénération dont les Rolling Stones sont l’objet aux Etats unis, l’on comprend qu’il n’y a aucune disproportion entre ce qu’ils sont et ce dont est fait leur mythe. Ce n’est que justice, et les Etats-Unis, par le gigantisme qui s’empare de chacun des évènements qui y naissent, sont évidemment le seul pays qui puissent rendre aux Stones ce qui leur est DU.***JACQUES CHABIRON, ROCK ET FOLK, SEPTEMBRE 1972. Mick Jagger fête ce jours-là ses 29 ans sur scène et termine sa soirée, à l’hôtel, par un cocktail avec les orchestres de Count Basie et de Muddy Waters. Ce soir là, de nombreux invités dont Bob Dylan ou Woody Allen. Et puis, en fin d’année, faisant suite à une surveillance discrète de la police concernant leur alimentation depuis leur arrivée en France, un brutal coup de tonnerre avec ces titres dans la presse lyonnaise:
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***NOUVELLES AFFAIRES DE DROGUES. Mandat d’arrêt contre l’un des Rolling Stones***LE PROGRES SOIR, 6décembre 1972. ***MANDATS D’ARRET LANCES CONTRE LE ROLLING STONES KEITH RICHARDS ET L’ACTRICE ITALIENNE ANITA PALLENBERG. Nice, 6 décembre. Le parquet de Nice a lancé deux mandats d’arrêt : l’un contre Keith Richards, membre des Rolling Stones , l’autre contre la jeune comédienne italienne Anita Pallenberg, soupçonnés de s’être livrés au trafic de stupéfiants, tel est l’aboutissement d’une longue enquête menée par les policiers niçois.*** LE PROGRES, 7 décembre 1972. Keith Richard aurait de nouveaux ennuis avec la police française pour utilisation de drogues. Nous apprenons que la justice de notre pays a déposé une requête devant la XII ème chambre correctionnelle qui devra confirmer les mandats le concernant. Ces mesures ne toucheraient que Keith Richard. Bien évidemment les rumeurs vont bon train et à Nice, selon elles, Keith richards et Anita Pallenberg auraient été appréhendés par la police française. Rumeurs qui circulent avec insistance et démenties par la suite. Dans le même temps un porte parole du groupe fait publier une déclaration des Rolling Stones. Déclaration au nom de Mick Jagger qui dément catégoriquement que Charlie Watts, Bill Wyman, Mick Taylor et lui-même n’aient été inculpés par la police française pour possession ou utilisation d’héroïne. Pas plus qu’il n’a été suggéré quelque achat d’héroïne. Donc n’ayant pas été inculpés, ils n’ont pas été mis en liberté provisoire, comme il avait été dit, et ont répondu librement aux questions qui leur ont été posées. Mick souligne entre autre, que chacun vivait de son coté et ne se retrouve que pour enregistrer des disques. Quand à Keith Richard, il aurait déclaré :***C’est en lisant les journaux que j’ai appris pour la première fois l’existence d’un mandat d’arrêt contre moi.***LE PROGRES SOIR, 6 décembre 1972. En décembre se produit au Nicaragua un tremblement de terre.***NICARAGUA. MANAGUA. 25 décembre, La capitale est ravagée par un violent séisme qui fait 18 morts et 50 000 blessés.***EDITION : CHRONIQUES DU 20ème siècle. Mick jagger, lors d’une conférence de presse à Los Angeles annonce la participation des Rolling Stones à un concert au profit des victimes. Ce concert a lieu le 18 janvier au Forum de Los Angeles avec Santana en première partie. Les 18 000 spectateurs présents permettent de recueillir 3 millions de francs.
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Et pendant ce temps là ! 1972 9 mai LYON, Palais d'hiver JERRY LEE LEWIS & the MEMPHIS BEAT première partie BURT BLANCA En ouverture BURT BLANCA qui éxécute quelques classiques de R'N'R, c'est pas pire que les PIRATES ou autres LIONCEAUX des sixties.... Et puis, en pantalon rouge, bottines rouges, il porte même la barbe ! THE Killer JERRY LEE LEWIS. Un moment il va même engueuler les caméramans de POP 2 qui nous empêchaient de voir. What'd I Say... Whole Lotta.... qui traîne, qui traîne... avant de rebondir dans la furie de JERRY LEE. Debout, qu'il est sur le piano, les spectateurs étaient montés sur les tables !!! Sweet Little sixteen, Little Quennie, Long Tall Sally.... Cela a duré moins d'une demi-heure, mais QUELLE DEMI HEURE !!!!!! 1972 28 juin LYON-Gerland, Palais des sports JOE COCKER Pour la première fois nous allons voir et entendre JOE COCKER. Nous étions confortablement assis à quelques mètres de la scène. J'avais beaucoup aimé ce type avec cette drôle de voix. Dommage que le public d'une affligeante nullité se soit cru obligé de se la jouer WOODSTOCK ! 1972 12 juillet Palais des sports-Lyon-Gerland. MICHEL POLNAREFF Première partie DYNASTIE CRISIS Soirée "gag". Il faut savoir que les billets avaient été imprimés par la boîte où travaillait Jacky, le mari de ma frangine !!! Autant dire que tous les copains des copains avaient leur entrée ! Imaginez la tronche du "Michel".... Une première partie à se tordre de rire avec Dynastie Crisis.... Et puis un Polnareff vexé avec un tour de chant laissant beaucoup à désirer. Heureusement, en type intelligent et beau joueur et après qu'il nous ait demandé si nous aimions le Rock n'Roll , pour notre grand plaisir, il termine son show, au piano, par une inoubliable jams de rock n'roll dont Jerry Lee Lewis aurait été assez fier. Sacrée soirée !!!! 1972 5 août LONDRES, stade de WEMBLEY LONDON ROCK N' ROLL SHOW Ce samedi, dans le gigantesque temple du foot anglais, le stade de Wembley, nous assistons au "London rock n'roll show"(de 12 h00 à 22 h00). Avec à l'affiche : The MC5, hardeux de Détroit, Screamind Lord Sutch (que j'avais vu en 65 en première partie des Who), Gary Glitter. Puis les grands pionniers qui se suivent sur cette immense scène : Bo Diddley avec sa légendaire guitare rectangulaire; the Memphis Beat qui annoncent l'entrée de Mister Jerry Lee Lewis toujours grandiose, perché sur le piano; Bill Haley et ses Comets, très surpris du succès nous bisse Rock around the clock dans un délire indescriptible; la grande folle du Rock n'roll lui succède: I'm the king: Little Richard se paie le bide de sa carrière en nous imposant un lamentable streap tease... Le show se termine en aphotéose avec Crazy legs papa Berry, le grand Chuck Berry qui fera illuminer le stade à la fin de son show. Ce fût une grande journée de rock, une de ces journées que nous n'aurions pas voulu manquer. De nombreux Français, comme nous, ont pu dire : "NOUS y étions !!!!! " .Mick Jagger était tranquillement installé dans les tribunes VIP. 1972 10 septembre LYON, Palais des sports THE WHO Première partie the GOLDEN EARING THE WHO qui nous présente l'essentiel de TOMMY, Fabuleux. See me, feel me.... Le micro de Daltrey qui s'envole très haut !!!! 1972 14 novembre LYON, Palais d'hiver IKE & TINA TURNER C'est la première fois que pour un concert le public est composé pour plus de la moitié de Blacks, certains avec la coupe Afro. Tout ça pour venir voir ce grand duo de la plus grande revue soul-music du monde IKE & TINA TURNER. Sans oublier les IKETTES que les spectateurs du dessous de la scène se régalent les yeux fixés sur leurs petites culottes... 1972 28 novembre LYON, Palais d'hiver SANTANA Comme beaucoup j'ai découvert SANTANA dans le film de WOODSTOCK lorsqu'on prend en pleine tête le fameux Soul sacrifice. Ce soir-là, au Palais d'hiver de Lyon, c'est en "direct" que nous avons pu apprécier les rythmes délicieusement colorés par les percussions et le style magique de la guitare de Carlos SANTANA. Soirée magique.

03.04.2009

1964, L'avènement ROLLING STONES

En septembre 1963, les Rolling Stones effectuent une tournée avec Bo Diddley et les Everly Brothers. Cette tournée sera un succès. Leur popularité auprès des teenagers va grandissante. Mais plus ils deviennent populaire auprès des jeunes, plus les parents les détestent. Ces mêmes parents qui supportent d’un air amusé les Beatles qui chantent de si belles mélodies. *** Les Beatles, les sages, moralisent, prêchent la bonne parole. Les Stones, eux, passent à l’action et montrent l’exemple, à une époque où ils auraient certainement pu se laisser entraîner par leur envie de revanche après les affronts subis. Vous admettrez comme moi que les Rolling Stones ont toujours été considérés comme un groupe à scandale, même à l’époque où les Beatles malgré leurs cheveux outrageusement longs, faisaient figure de petits saints à coté de ces voyous de Stones. Depuis, ils ont été considérés par les tribunaux comme des boucs émissaires. Les Beatles étant les médaillés intouchables, les Stones trinquent. Il faut dire que la personnalité de ces cinq gaillards s’y prête. Mick se fait remarquer par son aspect lascif, son intelligence incisive et son cynisme forcé (c’est une arme pour contrer ceux qui leur veulent du mal). Keith, son air éthéré, absent, timide. Brian choque par son agressivité, son goût du scandale, son attitude révoltée, mais il paraît malgré tout lancer un clin d’œil complice une fois son coup d’éclat réalisé. Les deux autres Stones ont un aspect de Pères tranquilles. Leur modération et leur attitude réservée font encore plus ressortir les excentricités des trois autres. *** JOCELYNE BOURSIER de ROCK N’FOLK

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Janvier 1964, les Rolling Stones partent à travers l’ Angleterre. Pour la première fois ils occupent la tête d’affiche. Il sont accompagnés lors de cette tournée par un autre groupe the Ronnettes. Les Rolling Stones commencent à être connus. On les voit à Montreux (21 avril 1964) pour le festival international de T.V : La Rose d’Or. Puis à Wembley.

Les U.S.A ?… Nous sommes en juin 1964 (le 25 mars à LYON, EDDY 2ème du nom a pointé sa frimousse), de Hollywood à Detroit, les Rolling Stones sont la cause de remue-ménages ou de manifestations extra-musicales qui leur deviendront vite coutumières. *** La police a arrêté une conférence de presse que les Rolling Stones donnaient au beau milieu de Michigan Avenue, centre de Chicago. Pendant que des fans hurlant se groupaient autour de ces cinq chanteurs anglais, la circulation risquait de s’arrêter. Un chef de police, en colère, cria « circulez ou nous vous enfermons tous. *** DAILY TELEGRAPH 12 juin 1964.

Néanmoins, cette tournée sera un échec, les Rolling Stones n’ont, semble-t-il, pas atteint le public américain. Août 1964, la Hollande, puis l’Islande…

Septembre 1964, de nouveau l’Angleterre, retour triomphal ; Mick, Brian, Keith, Bill, Charlie s’affirment de jour en jour comme de grandes vedettes internationales. Melody Maker du 10 septembre donne aux Stones le titre du groupe anglais le plus populaire. Luton, Cardiff, Liverpool (fief des Beatles), Hull, Manchester... Partout le même accueil délirant. 24 joueurs de rugby sont engagés un soir pour protéger les Rolling Stones contre l’ardeur destructrice de leurs fans.

Les Rolling Stones, ce groupe parmi tant d’autres : the Kinks, the Supremes, the Mandfred Man, the Zombies, the Shadows... ont en quelques disques conquit une popularité que beaucoup d’autres groupes aimeraient atteindre.

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C’est donc ce groupe qui est déjà célèbre et très controversé, ou plus exactement très critiqué, qu’attendent les Parisiens pour le 20 octobre 1964 à l'Olympia. *** The Rolling Stones ont choqués les pays du monde entier comme James Dean et Marlon Brando à leur époque. En les voyant pour la première fois, le mot qui vient sur les lèvres est : « qu’est-ce que c’est encore que ces gueules d’impossibles » . *** DISCO REVUE du 3 octobre 1964.

Les Rolling Stones existent vraiment depuis un an à peine et déjà ils sont attendus avec les honneurs et les excès réservés aux grandes stars. Déjà on s’aperçoit que les Rolling Stones ne sont pas un groupe banal à la mode. Déjà il se dégage une fascination étrange et inexplicable ou inexpliquée qui leur est particulière. Avec les Rolling Stones il y a la musique et autre chose. *** Mick/Brian/Keith/Bill/Charlie, ces noms sont porteurs d’images… Des tambourins, des marraccas, des harmonicas. Jagger/Jones/Richards/Wyman/Watts. Une façon minutieusement particulière de frapper dans ses mains en chantant, de tenir sa guitare ou sa basse, de brandir le micro. Mick/Brian/Keith/Bill/Charlie, jamais de sourires commerciaux. Des réponses évasives ou fantaisistes aux interwiews, des vêtements dépareillés sur scène, des attitudes provocantes pour certains. Mick Jagger, Brian Jones, Keith Richards, Bill Wyman, Charlie Watts. Des cheveux longs… Surtout des cheveux longs. Les Rolling Stones enrobent leur musique de tout un contexte. Ils créent un micro-folklore qui protégera leur art contre les ingérences nuisibles. Ainsi ils se démarquent. Ainsi ils démasquent l’incompétence et l’opportunisme. Ainsi ils drainent un public solide. Ce public, tout comme une foule d’autres musiciens, va bientôt adopter leur folklore. Il va défendre sa musique , puis toute sa personnalité marginale, avec les mêmes isolants, les mêmes révélateurs. Les cheveux vont pousser. Malgré un déballage significatif d’agressivité haineuse (que beaucoup d’entre vous, un jour, ont dû subir), les amateurs masculins des Stones et du Rock vont obstensiblement porter les cheveux longs. En leur présence, le bagarreur des fins de bals-musettes, le jeune-cadre-plein-d’avenir, les mémères aux enfants sains, les champions de la virilité, les gardes-chiourmes, les proxénètes en tout genre sentent confusément, perçoivent physiquement l’écroulement des pauvres valeurs auxquelles ils raccrochaient leur personnalité creuse. D’où leurs réactions. *** SACHA REINS , BEST n° 28.

Les Rolling Stones reçoivent à Paris un accueil fantastique, la presse parisienne ne leur fait cependant aucun cadeau. Les termes employés pour la circonstance étant, on s’en doute, peu enclins à la sympathie.

Qu’importe…

Devant l’Olympia, il y a des flics partout. A l’intérieur, les amateurs de Rock, les Rockers, vident de scène tout ce qui ressemble de près ou de loin à un YE-YE. Dick Rivers en fait les frais ! A la sortie du spectacle une râfle générale fait que des centainesde jeunes se retrouvent au poste.

Beaucoup de fauteuils ont été cassés. Le cyclone Rolling Stones est passé. Ils viennent en une soirée d’enthousiasmer les Parisiens. Mick, Brian, Keith, Bill, Charlie qui viennent de chanter Carol, un vieux truc de Chuck Berry deviennent aux yeux des Français le groupe numéro 1, devançant dans notre pays les Beatles.

Puis vint la deuxième tournée américaine. La réputation de voyous, de mauvais garçons à ne pas fréquenter était arrivée avant eux. Ce sera la cause de l’échec de cette nouvelle tournée car les Parents et les Autorités américaines font en sorte que leurs enfants ne puissent se rendre aux concerts des Rolling Stones. C’est ainsi que les Maires de Milwaukees et de Cleveland firent des déclarations à la presse et à la radio locale pour mettre en garde les Parents, car le tour de chant donné par les Rolling Stones était immoral. Nos cinq amis jouent dans des salles pratiquement vides. BRIAN JONES tombé malade, les Stones finissent à quatre, cela n’arrangeant rien non plus. Pourtant la tournée aussi peu fructueuse soit elle permet aux Stones de se faire connaître aux teenagers américains (qui achètent massivement l’album The Rolling Stones 12x5) la musique et le blues. *** Car avant l’arrivée des groupes anglais et des Stones en particulier, le blues et le rythm and blues ne dépassaient jamais le cadre de l’auditoire de couleur. Aux Etats Unis, il existe des stations radio pour les Blancs et des stations radio pour les Noirs. Dans une certaine mesure, Mick, Keith, Brian, Bill et Charlie ont détruit un des aspects de la ségrégation des gens de couleurs outre Atlantique, ou pour être plus juste, ils ont vaincu une ignorance. Grâce à eux, on a vu des artistes Noirs prendre enfin la place qu’ils méritaient dans le hit national. Et Muddy Watters en prenait conscience lorsqu’il affirmait que les Stones sont ses fils spirituels. De même Louis Armstrong qui déclarait un jour que leurmusique était bourrée de swing. *** PHILIPPE RAULT de ROCK N’FOLK.

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... Et pendant ce temps-là !

21 octobre 1963, rendez-vous au théatre des célestins, pour approcher Mister Be bop a lula (un des premiers titres des Chaussettes Noires).
Avant le show de GENE VINCENT, se succèdent sur scène Moustique ou les Chats sauvages qui ont déjà perdu leur chanteur Dick Rivers parti faire carrière solo.

Il est vrai qu'en espérant une éventuelle venue des Rolling Stones à Lyon, nous nous éclations avec le Roi du Rock n'roll français.
Le 11 mars 1964 à Romans, Eddy Mitchell se joint à nous, avec Nancy Holloway, et me dédicace entre autre l'affiche de Cherchez l'idole.
Cette même année, à Lyon, je le retrouve sur scène le 11 juin, le 20 septembre, le 20 novembre.