29.10.2009
1990, The Rolling Stones... Steel Wheels...LYON ANNULE
1990, l'Urban Jungle !
Lyon, annulé...
Le nouvel appel du 22 mars a lieu à Londres, où les Rolling Stones confirment leur prochaine tournée européenne qu’ils appelleront L’URBAN JUNGLE TOUR. Ils nous expliquent que la scène a été dessinée par Mick Jagger, Charlie Watts et Mark Fisher (qui avait conçu celle de STEEL WHEELS), et d’après Mick Jagger le décor évoquera un paysage urbain rude et délabré. Nous apprenons aussi qu’il y aura des chansons de toutes les périodes, de leurs débuts jusqu’à aujourd’hui.
Commence alors pour nous, par presse interposée, un long jeu des questions : Où allons nous pouvoir les voir ? A Lyon ?… Car il faut se rappeler qu’en 1982, le suspense : viendront, viendront pas, avait mis nos nerfs à rude épreuve avant de savoir que la municipalité avait accepté de louer le stade !..
Enfin, en mai, le Progrès nous annonce : LES ROLLING STONES A LYON LE 27 JUIN, C’EST OFFICIEL."*** Cette fois, c’est sûr : les Rolling Stones reviennent à Lyon, pour un concert évènementiel : leurs tournées en France étaient devenues rares, et il n’est pas impossible que celle-ci soit la dernière du plus légendaire des groupes encore en activité. Après tout, ces infatigables diables abordent les rivages de la cinquantaine et un répertoire comme le leur, qui n’est pas celui d’un Trenet, peut difficilement passer la rampe quand les rockers fous se métamorphosent progressivement en papys à tête chenue.------ Mais pourquoi ne pas patienter (sous-entendu, plutôt que d’aller à Paris ou Marseille) jusqu’au concert qui aura lieu à lyon, au stade de Gerland, le 25 ou le 27 juin, sous l’égide de Rainbow concerts.***F.C. LE PROGRES, 7 mai 1990.
Quelques jours plus tard c’est la confusion quand ils nous rapportent qu’un troisième concert est rajouté à Paris.***Rolling Stones : un 3ème concert à Paris. Leurs deux premiers concerts au parc des Princes à Paris, les 22 et 23 juin, affichant complet, les Rolling stones ont ajouté une troisième représentation au même endroit le 25 juin. Les promoteurs français espèrent toujours obtenir de Mick jagger et consorts un, deux et peut-être trois concerts en province, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes semblant les villes les mieux placées actuellement. *** LE PROGRES, MAI 1990.
Et, badaboum ! Le 15 mai c’est la claque qu’on n’espérait pas : Le concert des Rolling Stones à Lyon est annulé. A-t’il été, seulement vraiment accepté dès l’annonce initiale ? *** Lyon. Le concert des Rolling Stones, prévu le 27 juin à Lyon, a été annulé à la demande du groupe. Dans un communiqué « Rainbow concerts » insiste sur le fait que ce concert, bien qu’annoncé au stade de gerland, « n’avait jamais été confirmépar écrit ». « Les Stones ne sentent pas Lyon et pourraient décider à la place une autre date en France », a précisé un responsable de la société lyonnaise. *** LE DAUPHINE LIBERE, 15 MAI 1990. On ne saura sans doute jamais le dessous de l’histoire (qui finit bien en 1982, mais pas cette fois !), et nous devons nous résigner, dans la mesure de nos moyens, à envisager un voyage vers Marseille ou Paris.
Un peu plus d’un mois plus tard, sous le titre LES GRANDS CONCERTS SE MEURENT, le Progrès tente de justifier la non venue des Stones à Lyon, qui ne serait pas du fait d’un refus quelconque de la municipalité, mais de la peur du groupe de ne pas « rentrer » dans son argent ! *** Grands concerts : au nom de la rentabilité. Les stones ont joué à Marseille et paris et ont ignoré Lyon. Par crainte de l’échec financier.------ Les Stones ont roulé de Marseille à Paris sans s’arrêter à lyon. Jamais confirmé, un concert au stade de Gerland avait pourtant bel et bien été annoncé. Mais ne s’est jamais concrétisé, faute d’une rentabilité assurée.*** CHRISTIAN SADOUX, LE PROGRES, 25 juin 1990.

Et de commenter que si le spectacle a toujours été le royaume de l’argent, il est peut-être en train d’en mourir. Citant ainsi Jean-claude Camus (manageur et producteur du Sieur Hallyday..), qui affirme sans aucune hésitation, que « le spectacle vivant aura disparu en France d’ici cinq ans » ?….. Dès lors, pour nous, pauvres Lyonnais, il n’y avait plus photo, il va falloir faire comme Lagardère, si Les Stones ne viennent pas à nous, nous irons aux Stones…. Pour ce qui me concerne, le Job de technico-commercial, que j’exerce en ces temps, va bien évidemment augmenter mes chances de pouvoir assister à un des concerts, celui du 20 juin au stade vélodrome de Marseille. Aussitôt dit, aussitôt billet en poche en attendant le grand jour du coté de la Canebière.
08:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs
15.10.2009
1983, Rolling Stones... 40 ans ! Fureur intacte...
1983,
La frénésie des concerts est retombée, et les Rolling stones sont donc repartis vaquer à leurs occupations plus personnelles. C’est ainsi que l’on retrouve au gré du temps, Mick Jagger travaillant sur un album solo, Keith en faisant de même, ou produisant, à l’occasion, la sortie de disques d’autres artistes comme Aretha Franklin lorsqu’elle reprend Jumping Jack Flash.. Charlie se consacre à son Jazz band, Le Charlie Watts Orchestra avec lequel il se produit très régulièrement dans des clubs renommés.. Ron Wood, quand il ne s’adonne pas à la peinture, part en tournée avec Bo Diddley aux U.S.A, au japon ou en Europe, ou rejoint, à plusieurs occasions, Bob Dylan. On les voit parfois par deux, ainsi Keith et Ron au coté de Jerry Lee Lewis qu’ils semblent particulièrement aimer à accompagner sur scène. Encore par deux, s’agissant de Bill et Charlie se retrouvant au Marquee Club de leurs débuts, pour s’offrir un bœuf avec Alexis Corner ( Alexis qui décède le 1er janvier 1984, à l’age de 55 ans, à l’hôpital de Westminster).
Les Rolling Stones, en entier, se rencontrent néanmoins quelquefois, soit par le plus pur des hasards, soit qu’ils se réunissent pour le travail dans les bureaux de Londres ou de Paris, pour discuter de nouveaux projets pour les Rolling Stones. En janvier 1983, Mick Jagger, dans une interwiew accordée au SUN parle pour la première fois de la possibilité d’une séparation des Stones ! D’ailleurs dit-il, cela ferait plaisir à sa mère qui n’a jamais aimé ce que son fils faisait. *** La désintégration du groupe sera très lente. Bill répète depuis des années qu’il va se retirer et un jour ou l’autre, il finira par le faire. Le groupe a réalisé toutes ses ambitions. Je ne sais plus trop quelbut il peut bien lui rester encore…*** LE GRAND LIVRE, MASSIMO BONNANO.
Quoi qu’il en soit, en novembre, les Rolling Stones sortent UNDERCOVER. Cet album a été enregistré en France, à Paris, aux studios EMI-PATHE MARCONI. C’est à cette occasion que Melody Maker du 12 novembre 1983 titre son article de critique : FORTY YEARS ITCH.Et d’expliquer à propos de UNDERCOVER que les Stones, arrivés à la quarantaine, abordent l’avenir avec la même fougue, et une fureur identique à celle de leurs débuts en 1962. Ils n’affichent d’ailleurs pas d’état d’âme qui les feraient sombrer dans le genre de déprime rencontrée par Pete Towshend, qui se « cherche », ou bien encore se lamenter comme Bob Dylan s’apitoyant sur sa condition vieillissante !
08:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, loisirsculture, livre
13.10.2009
1982, Stones' again, enfin le 16 juin !
1982, LYON, 16 juin
GERLAND, C’est enfin le grand jour,
Ce 16 juin douloureusement attendu. A Gerland, nous y sommes arrivés vers 15 heures. Nous avons garé la voiture devant la fenêtre de mes Parents pour qu’il la surveille. D’autres amis attendus en ont fait de même. Direction le stade qui se trouve à quelques enjambées de la maison familiale. Aux abords de palais des sports (où nous avons vu les Stones en 70 et 76), qui se situe face au stade, nous devons franchir les barrières gardées par le service d’ordre composé de dizaines de types habillés de blanc, avec le logo sécurité inscrit en noir sur le T.shirt. fouille bon enfant, mais très efficace. Il faut rappeler que durant toute la semaine précédent le concert une méga-campagne d ‘affichage avait été placardée sur les murs de la ville avec un communiqué interdisant, sous peine de confiscation du matériel, tout enregistrement, prise de photo ou film.
Toutes ces tracasseries passées, nous entrons dans le stade où sous un soleil de plomb, nous découvrons en bout de pelouse, dressée dans le virage, cette monumentale scène, haute comme l’immeuble où habitent mes Parents. Ouaaahhh ! C’est bien la première fois que nous est donnée l’occasion de voir un tel décor, d’une telle dimension ! Epoustouflant, vous laissant bouche bée.
Coté pelouse, vers 17 heures, elle est quasiment noire de monde. Près de la scène, les pompiers arrosent à coup de lance à incendie les premiers rangs et évacuent de temps à autres quelques personnes victime de malaises dus à la chaleur conjuguée à l’empilement contre les barrières qui protègent l’accès de la scène.
Et c’est comme dirait les sportifs, le coup d’envoi. Jean-Marie et les Garçons bouchers ouvrent les festivités. Les pauvres gars ont sûrement paniqué sur cette grande scène face à cet innombrable public, et ont du se demander où ils étaient tombés. Ils n’ont pas été sifflés, c’est déjà çà !
George Thorogood, inconnu du grand public d’aujourd’hui. J’ai tous ses disques, du blues ,du rock, du vrai, du dur. Très bon guitariste, plein d’humour, il nous fait savourer avec sa bière et son bourbon un magnifique duo guitare-trombone. Il nous ravit les oreilles pendant un long moment avant de laisser la place à J. Geils band et son chanteur Peter Wolff. J’aime beaucoup moins que Thorogood, mais c’est seulement une question de goût puisque J. Geils band firent une bonne prestation et quittèrent la scène sous les applaudissements bien mérités. Commence la dernière attente.
C’est le moment qu’ILS ont choisi de faire traverser le ciel du stade par une montgolfière qui passe au-dessus de nos têtes avant de se diriger de l’autre coté de la Saône pour se poser (pour ceux qui connaissent) à la Mulatière, pour être dégonflée, transportée, et regonflée pour un deuxième passage pendant le show des Stones. Pour l’anecdote, quelle ne fut pas la surprise de ma Mère lorsqu’elle vit arriver ce camion qui déchargea la toile. Elle assista au gonflage du dirigeable une fois, puis une seconde fois … ! Il faut dire qu’elle était accoudée à la fenêtre de la chambre qui fut la mienne durant toute mon enfance, jusqu’à mon départ pour cause de mariage.
Pendant que nous patientions, le Maire de Lyon était reçu par Mick Jagger.
***C’est vers19 H30, dans les vestiaires du stade de Gerland, que le Maire de Lyon, M. Francique Collomb et Me Ambre ont offert à Mick Jagger et Keith Richard des coffrets de disques de l’orchestre de Lyon et des livres. Cadeaux symboliques et l’on ne pouvait pas penser à ces antiques cérémonies,lorsqu’on remettait les clefs à l’hôte de marque… sous les voûtes sombres, après avoir franchi cinq ou six « barrages » d’un service d’ordre ferme, la poignée d’heureux mortels qui assistaient à cet échange de politesses et civilités avaient vraiment le sentiment d’être témoin d’une poignée de main historique.*** LE PROGRES, 17 juin 1982.
(Je manquais de très peu cette chance en n’ayant pu avoir un Back stage que ne put obtenir Jean Louis Bigot,
mon ami du Progrès, ni mon disquaire, qui pour consolation, m’offrit la grande affiche officielle du concert de Gerland.)
Pas de mêlée ouverte sur la pelouse, mais une immense ovation, quand après les quelques notes de pianos de Duke Ellington, pète l’intro de Under my Thumb et qu’arrivent en courant nos Rolling Stones. Mick Jagger en tenue de joueur de foot américain, en rouge et rayures blanches. Il saute, il fait de grands gestes à notre encontre.
Keith Richard, le cheveu plus noir que jamais qui fait ressortir son teint blafard.
Et Ron Wood en replis avec son éternel clope au bec. Bill Wyman encore et toujours dans sa transparente discrétion regarde attentivement son ami Charlie bien calé derrière ses batteries. Beaucoup de standard qui font balancer les bras : Let’s spend the night together, Going to a go go,Time is on my side, Start me up....
Une bonne surprise quand ils interprètent Twenty flight rock de Eddy Cochran. Beaucoup de bonheur, rien qu’un immense bonheur, ils sont bien là, Jagger qui court d’un bout à l’autre de la scène qui s’étale sur toute la largeur du stade, on entend bien…. Seulement, il y a un hic ! Nous réalisons que nous sommes dans un stade (c’est vraiment bien plus grand que le palais des sports), la scène est à la taille de ce gigantisme, mais les Stones, EUX, ils sont tout petits, minuscules, ils sont loin, là-bas à l’autre extrémité du stade…. Ils nous faudra utiliser les jumelles pour les voir « mieux ». Cela ne nous empêchera pas de voir Mick jagger survolant le public perché dans une nacelle, ou encore d’apprécier Keith Richard jouant au tennis avec les ballons multicolores lâchés pendant Satisfaction, qui malheureusement nous fait savoir, encore une fois, que le concert est fini. Un feu d’artifice tiré derrière la scène nous salue et pendant la demi-heure qui suivit le stade fut rapidement vidé, sans bousculade, ni incidents.
Dehors, nous retrouvons le silence, et nous attendrons demain, pour faire durer, le temps de la lecture des comptes rendus de la presse, le plaisir de revivre par la pensée les instants inoubliables procurés par ce concert des Rolling Stones. Il y a donc le lendemain, il y a toujours un lendemain, plus triste après le passage des Stones, et le lendemain, il y a la presse. Que vont-ils écrire ?
Les titres que nous découvrons dans les deux principaux quotidiens lyonnais (plus tard fusionnés pour n’être plus que Le Progrès) nous laissent quand même assez satisfaits. Ainsi Lyon Matin : LE JOUR LE PLUS LONG DU ROCK ! SATISFACTION ».*** Qui l’eut dit, qui l’eut cru ! Pourtant les Stones ont bien eu droit à l’antre de Gerland. Un stade chauffé à blanc qui a navigué dans l’hystérie collective, des heures et des heures durant. Lorsque Jagger est apparu bariolé de rouge et blanc, ce fut le délire. 50 000 personnes étaient massées dans les gradins et sur la pelouse. Démentiel. C’est sans conteste le plus grand, le plus génial, le plus époustouflant et provoquant spectacle de rock and roll du monde. Hier, Lyon a acquis ses lettres de noblesse. Avant que les Stones ne déchaînent les passions, MMFrancique Collomb, maire et Joannes Ambre, adjoint à la culture sont venus remettre des cadeaux souvenirs à ces irréductibles Anglais ? Dans les coulisses souterraines de Gerland, Jagger s’est vu gratifier d’un coffret… De l’Orchestre de Lyon dirigé par Serge Baudo ! ------ Enorme, géant, grandiose, démentiel, dantesque, apocalyptique ! Les Rolling Stones, c’est tout cela à la fois. Jamais personne n’a eu autant le sens de la démesure que ces diables d’anglais. Ce n’est pas possible : tout petits déjà, ils durent tomber dans la potion magique du music hall ! Gerland, usine à rock pour un jour, a réveillé les pulsions de 50 000 personnes massées dans les gradins et pelouse et devenus pantins désarticulés. Jamais, non jamais, la province n’avait enregistré pour un concert une telle marée humaine. On parlait toujours de Woodstock, de Wembley, de Copenhague, de Paris ou d’ailleurs, mais de Lyon que nenni ! Et bien la deuxième ville de France a acquis, enfin, ses lettres de noblesse du rock. Toutes les énergies à la recherche d’un passé, d’un présent, d’un devenir étaient concentrées dans cette antre devenue diabolique.------ « Miss you », « Honky tonk woman”, “Emotional rescue”, toute la gamme y passe. Et la pochette surprise c’est, bien sûr, « Satisfaction ». Vous avez dit « Satisfaction » ? Et comment ! ***JEAN PIERRE GUILLOT, LYON MATIN, 17 juin 1982.
On trouve l’apothéose dans le gros titre du Progrès : LA GRANDE FETES DES STONES. ILS ETAIENT CINQUANTE MILLE VENUS DE TOUTE LA REGION ET D’AILLEURS, POUR ACCLAMER CALMEMENT CES VIEILLES IDOLES SOLIDES COMME LE ROC, ET QUI ROULENT TOUJOURS. Et de lire en première page, cote à cote, l’autre gros titre du jour : « ON A PERDU », s’agissant bien entendu que l’équipe de France avait été battue par celle d’Angleterre. Mais ça, nous le savions déjà, puisque Mick jagger avait regardé le match à la Télé et nous l’avait dit lors de son arrivée sur la scène. Avec le mauvais esprit qui me caractérise, je n’ai pas manqué de faire remarquer, en insistant beaucoup, à mes copains amateurs de foot que nous : « ON A GAGNE ». Et qu’en plus leur pelouse était toujours praticable, puisque non endommagée. *** MICK JAGGER TIENT LES STONES A BOUT DE BRAS. 50 000 spectateurs et … 400 évanouissements hier au stade de Gerland pour le second concert français des Rolling Stones. Commençant avec une demi-heure d’avance par le traditionnel Under my thumb accompagné d’un lâché de ballons, Mick Jagger en pleine forme, toujours sautillant, courant, dansant, parcourant la scène de long en large, n’a eu aucun mal à enthousiasmer le public. Mais pour tous ceux qui étaient là, ce 16 juin, fut, avant tout l’occasion d’être ensemble pour une grande fête. ------ Bien plus que la musique elle-même la grande foule s’est déplacée hier à gerland, pour voir en chair et en os, ces personnages de légende qui n’apparaissent guère en public que tous les six ans. On ne pouvait s’attendre en effet qu’à près de quarante ans de moyenne d’âge les Rolling Stones nous étonnent par leur musique, par leur jeu de scène.*** YVON RENDU, LE PROGRES, 17 juin 1982.
Quelques jours plus tard, le 20 juin, le même Yvon Rendu surenchérit en titrant : « LES ROLLING STONES AU STADE DE GERLAND : UN BILAN CENT POUR CENT POSITIF ». Et de confirmer le bilan dressé par les organisateurs et la municipalité : En résumé tout s’est bien passé. La pelouse est intacte et a déjà retrouvé ses couleurs printanières, sans compter que les mètres-cubes d’eau déversés par les membres de la Croix rouge sur les premiers rangs pour les rafraîchir, permettront à Topalovic le goal de l’O.L, de retrouver quelques pousses vertes fraîchement plantées….
Un peu plus tard, en me remémorant ces heures passées à Gerland, j’écoutais le Live de la tournée STILL LIFE, sur la pochette j’avais écrit : « 20 juin 1982, en souvenir de ce gigantesque concert des Stones à Gerland. Puissions-nous rêver que ce ne fut pas le dernier ».
07:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirsculture
04.10.2009
1977, les Stones sans KEITH... 1978... 1981 !
Les Rolling Stones dans les stades… 1977, Keith Richard continue à nous donner des sueurs froides en fréquentant de nouveau les colonnes des faits divers à la rubrique usage de drogues. C’est ainsi qu’on apprend qu’au Canada, à Toronto, la police procède à une perquisition dans sa chambre d’hôtel et l’arrête pour détention d’héroïne. Il sera toutefois laissé en liberté sous caution. Il devra néanmoins rester sur le territoire canadien pour attendre son procès qui devrait avoir lieu le 27 juin, qui sera ajourné et reporté au 2 décembre, pour un nouvel ajournement pour cause de délibération. L’accusation de détention d’héroïne pourrait lui valoir la prison à vie en cas de verdict de culpabilité. Entre temps Mick Jagger, en accord avec Keith, déclare que si ce dernier est emprisonné, les Stones continueront sans lui. *** Il serait ridicule d’attendre 5 ans. Dans 5 ans, les Stones ne feront plus de tournée.***L’agenda des Stones, FRANCOIS JOUFFA. A peu près à la même époque, à la question « est-ce que les Rolling Stones peuvent encore durer quinze ans de plus ? », Keith Richard, sans aucune hésitation, répondait :*** Oh yeah ! J’espère. Comment répondre à ça ? On sait qu’un tas de vieux jazzmen ont continué jusqu’à perpette. En ce qui nous concerne, un tas de vieux jazzmen, de vieux joueurs de blues jouent pratiquement comme nous. Et ceux-là ont continué jusqu’à ce qu’ils s’écroulent.*** LE GRAND LIVRE DES STONES, MASSIMO BONNANO. Il faudra attendre le 23 octobre 1978 pour que le verdict soit enfin prononcé : un an de liberté surveillée.*** La justice canadienne rend enfin son verdict sur le procès de Keith Richard accusé de détention d’héroïne : un an de liberté surveillé, et le devoir de donner un concert de charité à Toronto dans les 6 mois à venir, au profit des aveugles. Le juge Lloyd Graburn ajouta : « Bien que les Rolling Stones soient connus pour avoir cautionné l’emploi des drogues, les efforts de Mr Richard pour se désintoxiquer (au centre psychiatrique Stevens de New York) peuvent avoir un effet salutaire pour des millions de jeunes qui l’admirent. » Avant de quitter Toronto, Keith accepte ce concert de charité avec les autres Stones.***L’agenda des Stones, FRANCOIS JOUFFA. (En fait, Keith Richard offrira ce concert le 22 avril 1979, en jouant avec les New-Barbarians). Pour l’anecdote, pendant cette période passée au Canada, la femme du Premier ministre canadien, Margaret Trudeau fit la une des journaux pour s’être intégrée à la bande à Jagger, provoquant par là-même un scandale diplomatique avec les retombées médiatiques qui ne manquèrent pas d’éclabousser les Rolling Stones. Margaret Trudeau dira plus tard dans un hebdo français qu’elle avait bien ri, beaucoup bu, et chanté avec les Stones, mais qu’aucune liaison ne s’est nouée avec l’un des membres du groupe.
En 1978 la sortie de l’album SOME GIRLS (qui connaît à son tour quelques ennuis de couvertures aux Etats-Unis. Certaines dames n’ayant pas apprécié la présence de leur visage photographié sur le montage de l’illustration de la pochette du 30 cm…) voit s’esquisser une nouvelle tournée américaine qu’ils annoncent en mai et qui débute en juin en floride. La première partie est assurée par Peter Tush que les Stones produisent sur leur label Rolling Stones Records. Durant cette gigantesque tournée, ils jouent dans des stades plus grands les uns que les autres, mais ils ne manquent jamais l’occasion de se produire dans des lieux plus intimes. Le 10 juin, ils démarrent donc à Lakeland, puis de New York (où l’on peut apercevoir Mme et Mr Paul Mc Cartney ou Bob Marley), à Memphis, en passant par Detroit ou Atlanta. De la Floride à l’Ohio, la Géorgie, la Virginie, traversant le Kentucky et le New Jersey, c’est encore et toujours des scènes d’émeutes. Chicago ou New Orleans voient se remplir des stades ou des salles de 80 000 personnes. A Washington, c’est plus de 90 000 personnes qui prennent d’assaut le stade J.F Kennedy. C’est pour les 35 ans de Mick Jagger que s’achève à Oakland cette impressionnante visite aux Etats-Unis.
organisée pour la promotion-annonce de la sortie de leur prochain album EMOTIONAL RESCUE. Dans le titre phare, Emotional Rescue, Mick Jagger a la curieuse idée de vouloir vocaliser comme les castras Bee Gees que j’ai toujours trouvé imbuvables ! Il est vrai que la basse de Bill Wyman a grandement participé à sauver les meubles. A propos de ce dernier, c’est à l’occasion de ce séjour que Mick et Bill, par BEST interposé, lave leur linge pas très propre quant à l’éventuelle décision annoncée par Bill de quitter les Stones en 1982 !!! Avant de partir vers ses nombreuses préoccupations Mick Jagger s’offre en passant une petite bâtisse du XII ème siècle, le château de Fourchette près d’Amboise. Lord Mick devient ainsi châtelain sur notre bonne vieille terre de France qui n’arrivera pas encore cette fois à bouter l’Anglais dehors. On ne sait pas si depuis le château a connu les Riffs démoniaques des Rolling Stones, ou si Jagger amène avec lui, lors de ses visites, le célèbre Fog londonien. Il faudrait pour cela sûrement en parler avec ses voisins ! C’est à Philadelphie, le 16 août, que Mick Jagger annonce officiellement Une grande tournée américaine baptisée US TOUR 81. Dans la même déclaration, il dément fermement que ce soit la dernière qu’ils feront. Le 31 août
sort l’album TATTOO YOU, avec entre autres titres Start me up dont on va reparler très souvent plus tard. Les Rolling Stones innovent encore en faisant sponsoriser leur tournée par une marque de parfum ? *** C’est la première fois dans l’histoire du Rock n’ roll qu’une tournée se fait sponsorisée ainsi.*** LE GRAND LIVRE DES STONES. Pour cette tournée géante, les Stones eurent au gré du moment des premières parties aussi différentes que fabuleuses tel Screamin’ Jay Hawkins, Stray Cats, Georges Thorogood, Journey, ZZ top, J. Geils Band, Foreigner
ou encore Tina Turner qui se joindra à eux pour interpréter et danser avec Mick Jagger Honky Tonk woman lors des concerts de Meadowlands. Rien que du beau monde en tout cas. Coté technique, pour la première fois les micros et les guitares sont munis d’un matériel émetteur HF sans fil. Pendant les premières semaines de septembre, on les voit se rôder dans de petits concerts devant un public très restreint (3 à 400 personnes !) dans le Massachusetts ou ailleurs. Certains maires, comme celui de Boston refusant ou interdisant l’organisation de concert, craignant des émeutes comme celles qui avaient eut lieu à Worcester. C’est enfin le 25 septembre que commence réellement cet US TOUR 81, au John Fitzerald Kennedy Stadium de Philadelphie plus rempli que jamais. C’est ainsi qu’Il y aura un deuxième concert le lendemain tout aussi complet que celui de la veille. Les Rolling Stones inaugurent la plus grande scène jamais construite avec ses 60 mètres de larges et 15 mètres de haut. Pour des questions de logistiques, ils disposaient de 3 scènes. Les Rolling Stones drainent un public de plus en plus imposant au fil des années. Chaque ville visitée semble vouloir entrer dans le livre des records quant au nombre des entrées enregistrées. C’est ainsi qu’en fonction de la capacité d’accueil des stades ou des salles, le palmarès est époustouflant. 25 septembre au stadium de Philadelphie avec 90 000 personnes en délire ! 80 000 spectateurs s’entassent au Rich stadium de Buffalo le 27 septembre. Deux concerts sont donnés les 3 et 4 octobre à Boulder pour attirer 120 000 fans. 60 000 à San Diego, ou encore 90 000 au Coliseum de Los Angeles, la foule est dense, très nombreuse ces 9 et 11 octobre alors que l’on peut voir dans ce public Bob Dylan, Jack Nicholson ou Peter O Toole… Kingston, c’est une ruée de 72 000 âmes. Lors du concert en plein air à Canlestich park à San Francisco, c’est un public de 146 000 personnes qui y assiste, du jamais vu avant à San Francisco. Ils sont 60 000 pour fêter les 45 ans de Bill Wyman à Orlando et on compte encore 50 000 à Houston, 80 000 à Dallas le 31 octobre où se déroulera un second show. Puis c’est à Louisville avec 50 000, et 100 000 entrées au Madison Square garden de New York. Le 30 novembre le Silverdrome de Pontiac reçoit 70 000 personne, un deuxième concert sera nécessaire pour essayer de satisfaire à une demande trop nombreuse. Avec 90 000 personnes le 5 décembre à NewOrleans ou 70 000 à Phoenix, le nombre de spectateurs a atteint des records inégalés. Le point final de cette gigantesque US TOUR 81 à lieu le 9 décembre au Hampton coliseum à Hampton Roads en Virginie. Le public total pour tous ces concerts aura été de plus de 2 millions de spectateurs ? Rappelons, en passant, qu’en 1977 Mick Jagger déclarai « que d’ici 5 ans les Rolling Stones ne feraient plus de tournée »…. D’après les estimations, les Stones ont récolté une recette de plus de 50 millions de dollars au cours de cette tournée de 50 concerts aux Etats-Unis. La plus longue qu’ils n’aient jamais entreprise. Un film sur la tournée a été réalisé par Hal Ashby. Voilà, presque 20 ans après leur début, ils prouvent s’il en était encore besoin qu’ils sont là, solidement présents, les plus grands. Toujours les plus forts sur les disques ou sur ces monumentales scènes qu’ils piétinent en marquant le tempo du rock n’ roll dont il se dit qu’ils sont le plus grand groupe du monde, pendant leurs show impressionnants frôlant presque la mégalomanie. Enterrés vivants, ils l’ont été plus d’une fois. Si souvent même, qu’ils ne doivent sûrement plus y prêter attention. Est-ce à dire que 20 ans plus tard, ils n’ont pas pris d’âge ; donc comme eux nous aurions toujours 20 ans ! En tout cas c’est peut-être cela la magie que dégage ce groupe mythique que sont les Rolling Stones. Ceci étant… Et nous ? Viendront-ils, ne viendront-ils pas en Europe, en France ? A quand peut-on espérer la prochaine venue des Pierres qui roulent sur notre cher continent qui les attend avec une impatience à peine dissimulée ? Comme pour nous faire patienter la télé nous offre une rediffusion (12 mai 1980) du show de Pantin de 1976 ! Et pendant ce temps là ...
1977... 17 août . Sur la route de retour des vacances; je rentrais de Grèce, nous apprenons le décès survenu la veille de celui que beaucoup appelait le King: Elvis Presley. Malheureusement pour nous il y a très longtemps que Elvis le Rocker était mort, et que les
Rois du Rock N' roll ont toujours eu pour noms, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry et tous les autres que j'ai déjà cités. Il n'en reste pas moins vrai qu' Elvis était un très grand chanteur doté d'une superbe voix, et qu'il aura à sa manière ouvert la voie du rock (travail difficile à accomplir par des chanteurs noirs comme Chuck Berry, Little Richard ou Fats Domino),voie dans laquelle se sont bien sûr engoufrés les Rolling Stones et beaucoup d'autres
1977, 30 novembre LYON, le Palais des sports accueille Eddy Mitchell, toujours égal à Schmoll qui nous offre avant et avec lui le légendaire harmoniciste Charlie Mc Coy.
1977 4 décembre LYON, Palais des sports C'est le tour de Donovan, le troubadour, qui nous fera passer un moment agréable. En "Vedettes" nous découvrons Yes qui effectuèrent une honnête prestation.
1978, 26 avril, Lyon, Croix Rousse, salle des fêtes Rendez-vous pour une très belle soirée avec un des très grands du Folk song, le talentueux et sympathique Graeme Allright.
1978, 1er juin, LYON, palais des sports Nouvelle visite de Genesis, que cette fois je pris un énorme plaisir à applaudir.
1978 7 septembre Mort de Keith Moon Le 4ème WHO C'était sans aucun doute le batteur le plus dingue de toute l'histoire du rock. Il avait 34 ans lorsqu'il a tiré sa révérence ce triste soir d'automne...
1978, 9 octobre Mort de Jacques BREL J'avais eu la chance de voir Jacques BREL sur scène, au Palais d'hiver en 1966. Il était indiscutablement le seul chanteur français à communiquer avec le public comme le font les chanteurs de Rock n'roll.
1978, 10 novembre, palais des sports de Lyon L' apothéose avec une nouvelle fois la visite du Killer, Jerry lee lewis qui ce soir se paie le luxe de nous proposer une extraordinaire première partie de rockabilly en invitant Crazy Cavan and the Rythm Rockers.
1980 23 février LYON palais d'hiver Jerry Lee Lewis, Encore une grande soirée de rock n' roll avec l'immense Jerry Lee Lewis, Killer de son état...
1980 8 décembre JOHN LENNON... ASSASSINE !!!! Dans une rue de New York, un dingue tire à bout portant sur John Lennon, qui restera pour moi le seul authentique rocker des 4 Beatles
1981 8 février Mort de Bill HALEY Rock around the clock… C'est fini, Bill Haley a posé sa guitare et salué ses Comets pour partir rejoindre d'autres astres.
1981 24 février LYON, palais des sports JETHRO TULL Nous sommes allés écouter Aqualung et voir Jethro Tull . Féérique comme chacun de ses shows.
1981 5 mai LYON, palais des sports C L A S H Puis un événement : the magnificent CLASH, mélange des plus détonnant de rockabilly et de punk. INOUBLIABLE…
1981 10 novmenbre LYON, palais des sports SANTANA Une nouvelle occasion, toujours avec délectation, de voir l'immense Santana.
08:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirsculture
06.08.2009
1976, les ROLLING STONES à la Villette !
1976, à la Vilette Le retour en France Le coup d’envoi de leur plus longue tournée européenne est donné à Francfort le 28 avril ; suivent Munster le 3o avril, Hambourg le 2 mai, Berlin le 3 mai, Brème le 4 mai, Bruxelles les 6 et 7 mai, toujours à guichets fermés, Glasgow les 10.11.12 mai, Leicester les 14 et 15 mai, Stattford les 17 et 18 mai, Londres du 21 au 25 mai, La Haye le 29 mai, Cologne le 31 mai, Dortmund les 1er et 2 juin, Pavillon de Paris les 4.5.6.7 juin, Lyon le 9 juin, Barcelone le 11 juin, Nice le 13 juin, Zurich le 15 juin, Munich les 16 et 17 juin, Zagreb les 21 et 22 juin, et Vienne pour finir le 23 juin.
Venons en donc à ce qui nous intéresse : leur passage à Paris et à Lyon où nous les attendons depuis six ans déjà. La caravane Rolling Stones débarque en premier lieu dans la capitale française avec une logistique digne des manoeuvres militaires si on en juge d’après quelques chiffres : *** 2 millions de dollars pour transporter cinq Rolling Stones, treize camions de matériels, 15 tonnes d’éclairage, une scène d’un million et demi de francs, les 250 000 francs de garde robe de Mick Jagger et les dix huit guitares de Keith Richard. « Ce n’est que du Rock n’ roll » chante Mick Jagger. « C’est bien plus que du Rock n’roll, rectifie le général Rudje, c’est une campagne militaire. » Avec une infra structure jamais vue de mémoire de rock star.*** NOUVEL OBSERVATEUR, 31 mai 1976
Malheureusement, une fois encore ils sont attendus par une certaine presse d’intellectes qui ne se sait plus quoi écrire ou médire pour arriver à trouver l’événement à sensation pour décrier ces musiciens et nous prouver avec leurs arguments imparables qu’ils sont morts et enterrés. Ils tirent à boulets rouges sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un rolling Stones moyen. ***Cinq soirs de suite, à la sortie des abattoirs de la porte de Pantin, dix sept mille spectateurs n’auront qu’à rentrer chez eux réécouter des vieux trucs. Après s’être rendu à l’évidence : les Stones ne sont plus les Stones et leurs shows ne sont plus des évènements-----Les cinq sales gosses, incarnation de tous les outrages, sont aujourd’hui les associés d’une entreprise multinationale. Et leurs concerts sanglants sont réduits à des rendez-vous d’affaires.----- Automate au ressort cassé, pantin à ficelles usées, la Rolling-star en est réduite à se plagier elle- même. Jagger force ses mimiques, charge ses jeux de scène. Il parodie sans y croire, son image de marque. La féroce bête se déguise en perruche, le sauvage de banlieue se fait geisha maniérée, ses grimaces arrogantes deviennent du marivaudage.----- On va les voir comme on allait voir Piaf à la fin de sa vie-----Le-plus-grand-groupe-rock-du-monde, celui dont on achète le dernier disque le matin de sa parution, dont on négocie les billets au marché noir dix fois leur valeur, n’est plus qu’une machine qui tourne à vide.----- « This is the last tour “ la nouvelle se confirme : c’est leur dernière tournée, les Stones se séparent.----- Ce n’était que du rock n’ roll mais c’est bien dommage.***MARIELLA RIGHINI, NOUVEL OBSERVATEUR, 31 mai 1976. Les Stones se produisent les 4,5,6,7 juin, l’article est daté du 31 mai… N’empêche qu’ils sont bien là, et le public plus nombreux que jamais est au rendez-vous. ***Le premier groupe anglais de rock n’ roll aux abattoirs de la Villette. ROLLING STONES : LE BRUIT ET LA FUREUR. Dès l’annonce de la venue à Paris des Rolling Stones, plus de 80 000 billets avaient été vendus en une seule journée. Pourtant leur tournée européenne entamée voici un mois à Francfort, a soulevé un flot de critiques acerbes : « La plus grande machine à fabriquer le rock n’ roll s’est détraquée », « Mick Jagger se parodie lui-même… » etc. Pourquoi ce tumulte dans la presse et cet engouement de leurs fidèles ? Parce que les Rolling Stones ont su aussi s’attacher en treize ans un public d’inconditionnels. Et se forger une légende au parfum de soufre.***LE FIGARO, 6 juin 1976. C’est donc dans les colonnes de ce grand quotidien parisien, habituellement peu branché rock n’ roll que nous trouvons un assez bon article où il remarquable de noter qu’ils ne démolissent pas le groupe, mais tentent avec une certaine lucidité une analyse pour présenter au mieux les Rolling Stones, fait de société, à leurs lecteurs ou aux détracteurs de notre band britannique préféré.*** Jamais, avant eux, un groupe musical n’avait réussi à faire naître dans son public des réactions aussi démesurées. Ils cristallisent, à chacune de leur apparition en scène, tout ce que recherche une certaine partie de la jeunesse : le défoulement collectif atteignant au paroxysme, la révolte contre la société et un système vomis de manière manichéenne. Les Stones n’ont pas suivi les divers mouvements de contestation qui embrasèrent l e monde étudiant occidental dans les années 60. ils les ont précédés. Par instinct. Leur musique est aussi violente que les paroles qu’elle véhicule. Une impressionnante batterie d’amplificateurs, des percussions, une basse « ronflante » contribue à créer un son personnel et surtout une atmosphère envoûtante où la puissance des décibels se dispute à l’excentricité du chanteur Mick Jagger.----- En 1976, ils semblent assagis, peut-être parce qu’ils vivent au quatre coins de la planète, ne se réunissant que pour enregistrer un album et en assurer la promotion tel BLACK AND BLUE, leur 19ème et dernier 33 tours qui allie une fois encore rock n’ roll et douces ballades. La spécialité des Stones. Car on oublie trop souvent qu’ils sont aussi les compositeurs de chansons comme love in vain *erreur de l’édito, superbement interprétée par les Stones, mais pas écrit par eux, ou ventilator blues.-----La tournée des Rolling Stones sera un échec proclame-t-on de toutes parts. Mais un échec dans la gloire et le succès : à Londres, un concert récent donné devant 18 000 personnes avait suscité un million et demi de demandes de places. Finis les Stones ? On annonce encore une fois leur séparation prochaine. En oubliant, en apparence, qu’ils n’ont jamais été aussi populaires que dans les pires périodes de crise.*** HENRY MONGABURE et JEAN LUC WACHTHAUSEN, LE FIGARO, 6 juin 1976. Dans LIBERATION, en quelques lignes Gene tire une synthèse quant à la popularité non altérée des Rolling Stones. ***Ils sont venus, ils sont là ! Depuis 1970 interdits de scène en France les Rolling Stones donnaient hier soir leur premier concert en France à la porte de Pantin. Depuis au moins trois ans le bruit courait régulièrement : ils seront à la fête de l’Huma, ils joueront au printemps, sûr et tout… Fausses nouvelles…On avait repris espoir après que Keith Richards ait réglé définitivement ses comptes avec la justice française ! En vain il fallait encore attendre ou se rendre à Bruxelles. Cette fois ils sont en France dans le cadre de leur tournée européenne après celle aux Etats-Unis l’été dernier ? faut-il remercier les organisateurs KCP et RTL ? On le saura après ces concerts précédés de la parano la plus totale : le GUD, le GAJ, les loubards, les catcheurs et les flics allaient être au rendez-vous si l’on en croyait les bruits les plus farfelus qui couraient… des milliers de faux billets se seraient subrepticement répandus sur le marché alors que les places au noir attendraient des prix extravagants 150, 200 voir 500 F ! Toujours est-il que les organisateurs ont des insomnies qu’ils ont eues de longs entretiens avec la police qui aurait accepté de ne pas être présente…. En fait, il faut savoir pourquoi on veut aller au concert, écouter les Stones, s’éclater un soir, se frapper comme le veut la tradition des concerts des Stones en France. Hier à l’ouverture des portes, les inévitables motards de la Bastille et les catcheurs aux pectoraux enveloppés d’orange étaient là, mais ni plus ni moins agressifs que d’habitude et tout s’annonçait cool… tous les beaux jeunes gens qui se pressaient devant les barrières à l’ouverture des portes étaient venus pour écouter les Stones et l’heure n’était pas à l’agressivité ni à la parano. Le public français changerait-il, on l’espère vraiment…*** GENE, LIBERATION, 7 juin 1976.
08:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre
31.07.2009
1973, Keith et la drogue
1973, Keith interdit en France...
Bruxelles, le rock n'roll express...
Le 10 juin Keith Richard a de nouveau les honneurs de la presse pour son affaire de drogue.***L’UN DES ROLLING STONES JUGE EN OCTOBRE A NICE. Keith Richards, guitariste du groupe anglais des « Rolling Stones » et son épouse, l’ancienne actrice italienne Anita Pallenberg, seront jugés à Nice au mois d’octobre prochain pour « usage et trafic de stupéfiants ».***LE PROGRES SOIR, 10 juin 1973.
Le 1er septembre débute à Vienne la tournée européenne. Au programme : l’Angleterre, l’Allemagne, la Scandinavie, le Danemark, la Hollande, la Suisse et la Belgique, et malheureusement, dixit ennuis de Keith, dont on attend le jugement imminent, pas de France
C’est pourquoi Jean Bernard Hebey, éminent spécialiste de la Pop music sur R.T.L. (radio qui à cette époque organisait la plupart des concerts en France) décide et réussit un coup de maître. Il obtient lors d’une interview exclusive de Mick Jagger, en Français, que les Rolling Stones donnent un concert spécialement pour le public français.
Le 17 octobre part donc de Paris un train spécial pour Bruxelles : le Rock n’ roll express qui quittera Paris à 12 H30. Un train, avec en gare de Bruxelles, des passants très surpris qui s’interrogent devant cette arrivée massive de jeunes filles et garçons qui se déplacent en si grand nombre simplement pour venir voir un concert ! ***Et des jeunes français, une foule innombrable dans le froid, sous l’œil surpris des passants. Un accent trop facilement imitable : « vous venez de Paris rien que pour un concert pop ? Et bien ! » (1)***
Ce concert destiné au public français aura lieu à 17 H00 au Forest national et sera retransmis sur R.T.L. le 18 a 21 H. ***Des canons qui déversent une lumière réfléchie par des miroirs, une mise en scène monumentale qui donne dans le temple grec version Hollywood « science-fictionnée », un grand hurlement et tout se jouera en un peu plus d’une heure. C’est cinglant, sans bavure, c’est impressionnant de cohésion et de sauvagerie à la fois. Point ultime d’un travail musical et scénique qui a conduit à la perfection sans que l’illusion (inhérente au rock) de la spontanéité ait été gommée. Et puis il y a cette exigence, toujours la même, du contact avec le public, le désir de provoquer en s’offrant, que le jeu de scène de Jagger symbolise à lui seul ; Keith Richard et son costume noir, œillet rouge à la boutonnière, deux trous noirs à la place des yeux, un gouffre sombre pour la bouche…l’un tout blanc et presque nu, l’autre noir et revêtu de son habit de mort. Et comme jamais vous ne pourrez le vivre autrement, la foule unanime qui se dresse et danse. Sept mille têtes qui bougent comme agitées par le vent que soufflent les amplis et les bras qui battent l’air. Et il en sera ainsi tout le show, une participation de tous sans aucune censure au rite stonien.***(2). (1 et2)YVES ADRIEN, ROCK ET FOLK, décembre 1973.
Pour la petite histoire…. billet aller et retour, et l’entrée du concert coûtent 70 Frs !).
Nous étions trop éloignés de Bruxelles et n’avons pas assisté à ce concert historique à plus d’un titre.
***Au Forest national de Bruxelles,mercredi dernier,cette bande de prolos banlieusards, salués comme le
plus grand phénomène de l’histoire de la pop’ music, a lancé son rock à trois cent à l’heure, vrombissant, explosif.
Et, sur le devant de la scène, dans le tonnerre des amplis, sous un immense miroir suspendu, la dernière grande figure des années 1960 – les Beatles et Bob Dylan se sont retirés, Jimi Hendrix n’est plus – a projeté ses multiples reflets. Opération d’envergure exceptionnelle : deux trains spéciaux Paris-Bruxelles, deux « Rock and roll express » plus des dizaines de cars, de motos et de voitures ont déversé le public français sur les lieux du concert.***Mariella Righini, Le Nouvel Observateur. Oct. 1973.
A noter que les Rolling Stones s’étaient produits à Berne en Suisse les 25 et 26 septembre, pour 3 concerts, mais pour les mêmes raisons de distances, nous n’y étions pas allés.
C’est en octobre, le 16, la veille du fameux concert de Bruxelles que le verdict concernant Keith Richard tombe. ***DROGUE : KEITH RICHARDS, GUITARISTE DES « ROLLING STONES », CONDAMNE A NICE A UN AN DE PRISON AVEC SURSIS. Keith Richards, le guitariste du groupe anglais « Rolling Stones » et sa compagne, l’actrice Anita Pallenberg, ont été condamnés hier matin à un an de prison avec sursis et à 5000 francs d’amende par la V ème chambre correctionnelle de Nice pour usage de stupéfiants. Cette condamnation est assortie de la mainlevée du mandat d’arrêt lancé en 1972 contre le couple.----un autre membre des « Rolling Stones », le saxophoniste Bob Keys, a été pour sa part condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1000 francs d’amende.-----C’est le fait que Keith Richards et Anita Pallenberg, devenue entre temps mère de famille, ont pu attester, par l’intermédiaires de leurs avocats, qu’ils avaient subi avec succès des cures de désintoxication qui a incité les juges français à la clémence.***LE PROGRES, 16 octobre 1973.
Et pendant ce temps là...
1973
30 janvier
Lyon, bourse du travail
LEO FERRE & ROBERT CHARLEBOIS
Cette année, à Lyon, débute, les 29 et 30 janvier à la Bourse du travail. A l'affiche, deux très grandes pointures: Robert Charlebois en première partie et Leo Ferré en cloture de soirée.
Pas vraiment Rock me direz-vous ? Et pourtant l'attitude, le gestuel, le ton, le fond sont bien présents avec ces deux grands bonhommes. Charlebois, ce gars pas si ordinaire que ça. Et Leo Ferré, qui vous apostrophe en crachant sa haine de la société et en gesticulant n'a-t-il pas rendu un vibrant hommage aux Moody blues dans ses nuits de satin blanc ?
C'est le seul concert où j'eu l'idée saugrenue d'amener mon Pater ! A la sortie il s'est pris pour Léo Ferré en vociférant après la maréchaussée... Malaise !
1973
16 mars
LYON, palais des sports de GERLAND
DEEP PURPLE
Nous nous rendons au rendez-vous que les Deep Purple nous ont fixé au Palais des Sports de Gerland.
Je les trouve toujours excellents sur disque, mais ils m'ont beaucoup déçu pendant ce fastidieux concert, nous avons subi un bon quart d'heure la séance d'accordage des guitares... Crainios....Dommage....
1973
septembre
Fête de l'humanité La Courneuve (près de Paris).
CHUCK BERRY & JERRY LEE LEWIS
Fête de l'humanité. Nous étions montés de lyon car au programme étaient annoncés Chuck Berry et Jerry Lee Lewis.
Dans une ambiance des plus tendues pour cause de présence de connards qui se prenaient pour des Angels arrive enfin Chuck Berry. Pas longtemps plus tard arrive aussi Jerry Lee Lewis qui s'invite dans le set de ChucK ? Nous assistons à un incroyable duo "historique".....
C'est sous une pluie de canettes de bières lancées par les connards pré-cités que Jerry Lee Lewis devra interrompre son show.
Show "historique" aussi par sa brièveté.
Une faible consolation nous attendait le soir avec le superbe concert de Alan Stivell.
05:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs
12.07.2009
1972, Rockin'Daddy à Londres
Quelques jour avant noël , je suis reçu à la Rolling Stones Records à LONDRES…
.... Le point final tapé, je réalise une maquette succincte du livre (nous avions quitté l’histoire des Rolling Stones courant 1972). Va alors commencer la grande aventure pour aboutir, si possible, à la publication !
Renseignements pris, il faut demander les autorisations écrites pour avoir droit à la publication des articles fac-similés utilisés dans cet ouvrage.
S’ensuit une longue série de courriers, et à ma grande joie, des réponses avec accord des journaux, revues ou organismes suivants : l’AURORE, l’HUMANITE, LE PARISIEN LIBERE, LE PROGRES DE LYON, le THEATRE DU HUITIEME.
La société DECCA disques m’envoya même son press-book sur les Stones.
En août, de passage à Paris, je tente ma chance. Ça marche, je rencontre Sacha Reins de Best avec lequel je parle de mon projet. Très simplement, il me dit qu’avec mes sources, trop peu importantes, il ne croit pas a la possibilité de la parution de mon ouvrage. Très heureux néanmoins de cette rencontre, je retrouvais Sacha aux travers de ses articles, dans Best, sur les Rolling Stones, cela va sans dire. Il ne détruit en rien mon enthousiasme et je continuais mes démarches pour arriver aux termes de mon idée un peu folle.
Le 27 septembre 1972, j’adresse naïvement une lettre à la Rolling Stones Records à Londres ! Quelle ne fût pas mon incommensurable surprise, de trouver quelques jours plus tard dans la boîte à lettres, une enveloppe avec la langue des Stones !
J’envoie un deuxième courrier, je reçois une nouvelle réponse de Trevor Churchill, et me voilà quelques jours avant Noël 1972, prenant le thé dans le bureau des Rolling Stones. Nous sommes reçus très gentiment par l’attachée des Rolling Stones, Stella Dean à Londres.
Cette dernière nous explique que Mr Churchill s’est engagé un peu trop légèrement en me laissant espérer on ne sait quoi quant à une aide hypothétique des Stones !
Elle nous rappelle que les Rolling Stones sont ces derniers jours à la Jamaïque pour superviser le nouvel album de Peter Tush. Elle souligne en outre que Jagger et Richard passaient pratiquement chaque matin, et que rien n’aurait empêché de se trouver en présence les uns et les autres lorsqu’ils sont à Londres.
A la fin de l’entrevue, elle nous confirme que nous pouvons publier tout ce que nous désirons, en prenant garde de ne pas être diffamatoire envers l’un ou l’autre des Rolling Stones.
Cela était précisé, en cadeau, je reçois des photos et un press-book officiel.
Je laisse ma maquette à l’attention de Mick Jagger et elle me dit que Mick le lira avec plaisir. Ce jour- là j’ai côtoyé tous les disques d’or exposés sur les murs et admiré les affiches des concerts autour du monde.
J’ai quitté leur bureau avec un peu de regrets, mais quelque part, je ne sais pas si j’ai bien réalisé à ce moment le morceau de rêve que je venais de vivre : avoir été invité dans les bureaux des Rolling Stones !…..
Début 1973, sortent simultanément en France plusieurs ouvrages réalisés entre autres par des journalistes de Rock N Folk ou Best.
08:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs
25.06.2009
1971, Cinq + 1
1971, Cinq + 1 ...
Mick//Keith//Brian//Bill//Charlie//Mick
“de son vrai nom Michael Philip Jagger, né le 25 juillet 1943...”. Il y a Keith, brian, Charlie, Bill, puis Mick taylor qui remplace Brian quelques temps avant sa mort. Le mariage de ses personnalités forme un groupe de Rock,le plus célèbre, avec Mick Jagger le chanteur.
Mick Jagger, celui que beaucoup juge vulgaire avec ses lèvres épaisses, son sourire ironique,l’air effronté des sales gosses des quartiers populaires. La bête de scène qui viole son public, féminin ou masculin. Il magnétise les foules.***là où il se passe quelques choses, là où J. Hallyday, Béart, Valéry Radot, J.J.S.S. et bien d’autres saltimbanques peuvent aller se rhabiller, c’est sur ce qui arrive en scène, sur cette insolence inouïe le Mick, sur cet amour méprisant du public que personne n’a jamais approché. Insolent parce qu’il est beau et invulnérable dans son costume croisé de satin rose culotte, et qu’il n’a qu’à aller à la pêche de son public.*** HAMBONE WILLY, CHARLIE HEBDO.
A ce propos, je me permets une petite parenthèse hors du sujet : Elvis Presley, que beaucoup ont prétendu être le King en matière de Rock n’roll, a bien sûr repris des classiques du Rock (écrits par Chuck Berry entre autres), mais a surtout chanté de très belles chansons de variétés comme l’ont fait avant lui Bing Crosby, Franck Sinatra ou Dean Martin, les très célèbres crooners américains. Elvis a lui aussi fait hurler les filles, mais ces filles, avec leurs lunettes et leur mine juvénile d’étudiantes, ressemblaient et ressemblent encore, à s’y méprendre aux minettes accompagnées de leurs mamans qui écoutent d’un air attendri et ému, avec la petite culotte humide, le dernier disque de Clo-Clo ou Sheila. Je n’oserais pas vous conseiller, pour étayer mes propos, le film Elvis Show. Ceci précisé pour éviter toute comparaison entre deux sujets incomparables. Mick Jagger, à tort ou à raison représente une image à laquelle on s’identifie, on aimerait secrètement lui ressembler, parce que justement c’est un être de chair comme nous. Il est le révélateur de nos pensées. Il est ce que l’on voudrait être, il est ce que l’on se défend d’être. En deux mots, il apparaît comme un reproche vivant aux yeux de beaucoup. ***Car Jagger depuis longtemps n’est plus un chanteur, mais un symbole. En fait, il n’a jamais cessé de l’être. A une époque où John, Paul, Georges et Ringo, impeccablement costumés, cravatés et poudrés faisaient pleurer les minettes en leur sussurant qu’ils voulaient prendre leur main, Mick, débraillé et en sueur gueulait I want just make love to you et montrait son cul chaque fois qu’il en avait envie. C’est pas des choses que la silencieuse majorité avale facilement. Les honnêtes gens s’indignèrent, la presse pourrie fit écho et organisa un sondage d’opinion avec la question suivante : « laisseriez-vous sortir votre sœur avec Mick Jagger ? ». les Stones avaient remplacé le Nègre et d’un bout à l’autre de l’Angleterre les vieilles filles s’endormaient en serrant contre leur maigre poitrine un crucifix, seul moyen connu vraiment sérieux pour éloigner les vampires et, pourquoi pas, Mick Jagger.***SACHA REINS, BEST N° 36.
Les amateurs d’idoles et les fans inconditionnels sont comblés par deux films dans lesquels Mick Jagger est un des acteurs principaux du générique : PERFORMANCE et NED KELLY.
PERFORMANCE où Mick Jagger apparaît plus efféminé que jamais,poussant l’équivoque du sexe à son paroxysme. PERFORMANCE, c’est la rencontre d’une pop star déchue (incarnée par Mick Jagger. Le personnage qu’il joue pourrait être lui dans quelques années ?…) et d’un gangster (James Fox) qui se lient d’une amitié des plus ambigûes. Le rôle féminin est tenue par Anita Pallenberg !
NED KELLY conte l’histoire d’un révolutionnaire australien (qui pourrait être, mais qui n’est pas Mick Jagger). Pour les cinéphiles, l’approche est autre. Il découvre un nouvel acteur qui sans être encore génial peut prétendre à une place honorable si on le compare à d’autres acteurs ou d’autres chanteurs passés au cinéma. *** Désolé de le dire, mais Jagger joue pourtant mieux que J. Hallyday, Adamo et Aznavour, choisit mieux ses rôles que J. Brel.*** PHILIPPE PARINGAULT ; ROCK ET FOLK N°50.
Dans PERFORMANCE , une scène musicale avec Mick Jagger qui chante Memo from Turner rappelle quelques
instants qu’il est le leader d’un groupe de rock : les Rolling Stones. Dans NED KELLY, il joue vraiment et seulement un rôle d’acteur, faisant oublier aux spectateurs son appartenance à ce fabuleux groupe.
PERFORMANCE a beaucoup de succès aux Etats Unis et en grande bretagne. Il est boudé en France car les producteursle présentent comme un film de cul et le distribuent dans les salles adéquates.
NED KELLY présenté dans les cinémas populaires (C.N.P) avec leur clientèle un peu snob et pas si populaire que ça,connaît à peu près le même sort. Il faut noter que ces deux films méritaient un succès plus grand. Peut-être dans les deux cas le chanteur des Rolling Stones a été mis trop en avant au détriment de l’acteur Mick Jagger. La critique ayant trop vite jugé le chanteur du groupe scandaleux (on ne se débarrasse pas aussi facilement de ses préjugés), et de nombreux jeunes n’ont voulu que retrouver Mick Jagger l’Idole des Idoles.
Chanteur, parolier de talent, acteur débutant, mais prometteur, Mick Jagger cet insolent personnage qui paraît ne rien prendre au sérieux, qui semble réussir avec facilité tout ce qu’il entreprend, et qui a maintenant, pour se défendre, de meilleurs avocats qu’à ses débuts. ***Mick Jagger, au visage haineux, aux lèvres insultantes, au corps démoniaque qu’il manie comme un bel instrument, qui est-il vraiment ?…*** JEANNINE DARLES , BEST N°34.
Il y a Jagger, Jones, Wyman, puis Taylor. Ils sont les Rolling Stones dont le guitariste soliste est Keith Richard.
Keith, c’est l’âme damnée de Mick Jagger. C’est lui l’accoucheur, avec son conjoint, des principaux succès des Rolling Stones. Cette association donne le jour à des hits internationaux, Satisfaction,Sympathy for the devil, Street fighting man. Keith a été mis au monde le 18 décembre 1943. Keith, avec sa gueule de flibustier qu’on se plait à décrire comme un des rares musiciens pop à jouer juste pendant tout un concert. Sur scène, il est à gauche de Mick Jagger. Il fait le contre chant quand cela est nécessaire. C’est lui qui semble mener le groupe musicalement. Il est le chef d’orchestre en quelque sorte.
Keith, l’air d’être continuellement dans les vaps, est considéré tout au long de la carrière des Stones, avec Mick Jagger, comme un des hommes à abattre. Il n’en reste pas moins un musicien discret lors des shows des Rolling Stones, remplissant son rôle de soliste efficacement sans jamais user de guignoleries ou d’effets du genre Alvin Lee. Keith Richard n’a pas la prétention de jouer vite, mais celle de jouer bien. Prodigal song, une guitare acoustique, une ballade très rythmée, Keith montre tous ses talents de guitariste. Un musicien pop ne fait pas du bruit, comme certains ignares le disent, mais de la musique, Keith richard le démontre avec un immense talent. D’ailleurs il est vautré confortablement et continuellement dans sa musique. N’oublions jamais que la seule chose que les Rolling Stones respectent, c’est peut-être aussi leur musique, rien que la musique.
Keith Richard partage les mêmes ennuis que Mick, en 1967, lorsqu’ils goûtent la chaleur accueillante des prisons britanniques. Marié avec Anita Pallenberg, il mène maintenant une vie tranquille au bord de la Méditerranée, en père comblé et heureux.
Carol… C’est le troisième disque des Rolling Stones. En haut, à gauche, sur la pochette, c’est lui: Brian Jones. Il est le guitariste d’accompagnement du groupe. Il joue de l’harmonica aussi, ainsi que de nombreux autres instruments, sitar, dulcimer… C’est Alexis Corner qui le présenta à Mick et Keith. Ce garçon qui fit tous les métiers accepta d’emblée la nouvelle amitié offerte par Mick et Keith.Ce sont eux trois qui fondent pratiquement ce groupe qui devait devenir mondialement célèbre.
Brian souffre depuis son enfance de crises d’asthmes, il est né le 28 février 1942. ces crises lui posent des problèmes car elles ne lui laissent guère de répit. Au cours des nombreuses tournées qu’i effectue avec les Stones,toujours la même question : « vais-je tenir le coup sur scène ? ». en 1964, lors de sa visite des Etats unis, il tombe malade obligeant les Stones à terminer à quatre.
Puis c’est le succès des Rolling Stones, c’est surtout celui de Mick et de Brian qui apparaissent comme les deux stars du groupe mal aimé. Ce sont eux que l’on remarque sur scène, pourquoi ? Oui pourquoi eux et pas les autres ; c’est le mystère humain qui demeure entier. Pourquoi celui-la plait et pas l’autre. Le succès des Rolling Stones grandissant ne diminue en rien la gravité de la maladie de Brian qui continue la prise de médicaments et autres produits licites ou non. La drogue est-elle une solution ? lui seul pourrait répondre à cette question. Il se drogue, il fume le hashish, la marijuana. Si tout cela ne lui fait ni bien, ni plus mal ( ???), cela lui cause bien des ennuis avec la police anglaise. Cette même police qui avait découvert des stupéfiants dans son appartement lors d’une perquisition ! Il devra payer de fortes sommes d’argent à l’Etat, pour conserver sa liberté.
Brian Jones est compositeur à ses heures. Il écrit la musique du film VIVRE A TOUT PRIX (avec Anita Pallenberg) ? C’est tout le problème. Brian quitte les Rolling Stones en juin1969, les Rolling Stones abandonnent sur le chemin Brian Jones ? La légende est confuse. Le 3 juillet Brian quitte la vie. Suicide ? Accident ?***Que s’est-il passé, le mercredi 2 juillet à onze heures du soir, quand Brian, après avoir bu et repris de la drogue, s’est soudain mis en costume de bain et a quitté le salon pour la piscine ? S’est-il souvenu d’un coup, peut-être que l’on était justement le 2 juillet, et que, le 5 devait avoir lieu à Hyde park un grand concert des Rolling Stones. Fut-ce autre chose ? La musique, la fatigue, l’amour, la campagne, la drogue… Il arrive qu’à certains moments de la vie tout se mêle, et qu’une lassitude immense vous vienne. Une lassitude, oui, ou un chagrin, ou quelque chose de flou (mais non de brouillé), quelque chose de flou à la fois et très précis, que l’on reconnaît, que l’on accepte. Alors l’asthme ou autre chose.. Pourquoi pas l’asthme, après tout ?*** GUY ABITAN, SALUT LES COPAINS, JUILLET 1969.
ONE + ONE, film de Jean Luc Godard qui retrace une séance d’enregistrement des Stones, permet aux fidèles de Brian de le revoir à l’occasion d’une nouvelle projection. Sauf si on a déjà oublié ce guitariste qui commit une grande et impardonnable erreur, mourir jeune, trop jeune.
En 1969, il lui revient le redoutable honneur et privilège de remplacer Brian Jones au sein des Rolling Stones. Qui est-il ?
Il a fait ses classes avec John Mayall à la difficile école du blues, comme avant lui Eric Clapton.
Mick Taylor, né le 17 janvier 1948, jouait dans le groupe de Mayall, les Bluesbreakers avec qui il va enregistrer trois albums : CRUSADE , BARE WIRES, BLUE FROM LAUREL CANYON. John Mayall est un des meilleurs bluesman et tient à garder cette réputation. C’est pourquoi il ne choisit pas n’importe qui pour l’accompagner.Les Rolling Stones non plus d’ailleurs. C’est sûrement ce qui a penché en la faveur de Mick Taylor lors de la décision des Stones en vue du remplacement de Brian. ***Après Clapton et Green, Mayall nous a trouvé Mick Taylor, et les Stones ont vraiment fait une bonne affaire en l’incorporant au sein du groupe. Mais qu’il a l’air timide…***JACQUES ALLEMAND, EXTRA, SEPTEMBRE 1970.
Le voici donc devenu un Stones. Sa première apparition sur scène, c’est donc le 5 juillet à Hyde park. Il l’air complètement paumé. Il est là, comme apeuré , semblant ne pas faire partie de ce groupe si agressif. Mick Jagger fait bon nombre d’efforts pour l’intégrer au groupe. Mick Taylor, excellent guitariste apporte un nouveau et solide renfort aux Stones. Cependant il ne pourra remplacer Brian Jones quant au charisme que ce dernier dégageait. Brian paraissait sûr de lui, jamais discret. On croirait Mick Taylor gêné d’être là. L’ombre de Brian planera sans doute longtemps sur ce grand musicien qu’est incontestablement Mick Taylor… le petit nouveau…
Et eux ? Bill Wyman, Charlie Watts… Ils semblent être les anonymes du groupe. Il faut dire qu’ils donnent l’impression d’être les sages qui surveillent d’un air paternel les autres garnements du groupe. Les petits galopins que sont Mick, Keith et Brian. Pourtant leur rôle n’est pas sans importance. Ils forment à eux deux une des plus solides formations rythmiques de la pop music.
Bill Wyman, qui vit le jour en 1941, le 24 octobre, dit le Fantôme, avec son jeu de basse sans faiblesse. Bill Wyman, qui, sur scène est figé dans une attitude hautaine, presque mondaine. Il ne sourit jamais. Il nous rappelle l’acteur de cinéma Buster Keaton. Mick Jagger dit de lui : « je ne le vous présente pas, il est tellement transparent que vous ne le verriez pas ». Bill Wyman compose et chante In another land dans l’album THEIR SATANIC MAJESTIES REQUEST. Goin home, sa basse qui agace, qui ne vous laisse aucun répit. Cette basse qui vous prend les tripes et qui vous entraîne inexorablement et inconsciemment vers une folle envie de suivre le tempo fou des Rolling Stones.
Une basse, une batterie d’enfer, et un personnage encore plus discret : Charlie Watts. Il naquit le 2 juin 1941, et il assume la tâche peu facile de donner de l’énergie aux compositions des Stones, le punch nécessaire à cette musique violente et puissante. Charlie Watts que l’on remarque peu sur scène, mais qu’on reçoit au fond de soi-même à travers la puissance de frappe sur ses tambours, a les honneurs de la pochette de l’album GET YER YA YA’S OUT qu’il partage avec un mulet chargé de guitares et de batteries. Charlie Watts écrit des poèmes et dessine. Il a d’ailleurs publié un recueil intitulé ODE TO A HIGHFLYING BIRD, qui est un hommage au jazzman Charlie Parker.
Mick Jagger, beau et férocement fauve, inaccessible ; Keith Richard, brun, l’air ailleurs, mais terriblement efficace avec sa complice guitare ; Brian Jones, blond, angélique, vaporeux ; Charlie Watts, très distingué et toujours en retrait, sauf quand il corrige ses caisses ; Bill Wyman, distant et hautain ; Mick Taylor, timide. Cinq moins un, ou cinq plus un, cinq êtres différents de nature, mais cinq pierres qui roulent tellement identiques qui sont fidèles à un amour unique, la Musique, le Blues et le Rock n’roll qu’ils nous font vivre avec une immense passion.
En dix années, ils ont vécu, et nous avec eux, une fantastique histoire, qui n’est pas encore terminée, que peu d’ artistes du music hall peuvent prétendre avoir vécu. 1963, cinq troublions issus de la basse populace des banlieues de Londres. 1965, Satisfaction, la consécration mondiale. Les scandales, la drogue, les geôles anglaises. Puis la mort de Brian, le 2 juillet 1969. Un groupe unanimement reconnu, adulé des foules de toute la planète et accueilli avec le faste de rigueur en 1970 dans notre beau pays de France. Un disque génial STICKY FINGER en 1971, l’histoire est fabuleuse, ils sont entrés de leur vivant dans la légende du Rock.
Au fait ? Comment les appelle-t-on ces gars-là ?….
…Ladies and gentlemen... THE ROLLING STONES, THE FABULOUS ROLLING STONES.....
C'est ainsi que ce terminait mon bouquin en juilet 1972....
J'attendrais jusqu'en 2002 pour écrire cette extraordinaire suite à la plus fabuleuse histoire Rock de tous les temps !!!
** Zep, l'enfer des concerts**
08:14 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs
21.06.2009
1971, l'exil... La Rolling Stones'records !
1971, l'exil
Robin des bois et jeanne d’arc.
Depuis quelques temps, un bruit circule : les Rolling Stones, avec femmes et enfants veulent, paraît-il, s’installer
en France. Ils auraient décidé de quitter l’Angleterre. Les semaines s’écoulent, la rumeur s’amplifie. Plusieurs sites de la côte d’azur sont avancés : Grasse, Cap Ferrat. Est-ce bien sérieux ? le plus grand groupe de rock n’roll du monde deviendrait par adoption un groupe français ? La Pop française serait réalité avec eux !
L’installation de nos cinq compères et amis dans le sud de la France soulève une vague d’inquiétude de la part des résidents. Il est certain, que si dans votre voisinage des artistes comme Reggiani, Aznavour ou Ferrat qui sont considérés comme des gens sages sous tous rapports et bien élevés, viennent se reposer, cela sera bien vu. En revanche, la venue du groupe dont la réputation tapageuse qu’on leur a collée ne déclenche pas, on s’en doute, un élan d’enthousiasme ou de sympathie débordante. Un lieu réputé très calme et respectable ne risque-t-il pas de vite devenir, de par leur présence, un enfer malsain qu’il sera urgent de fuir ? Les Rolling Stones ou le choléra, quel serait votre choix ? La publicité sulfureuse que les musiciens traînent avec eux effraie les braves gens.
Quoi qu’il en soit, cela devient officiel. Les Rolling Stones arrivent avec guitares et bagages et s’établissent dans
le midi méditerranéen. *** Les Rolling Stones se dispersent sur la côte d’azur. Le guitariste Mick Taylor s’est installé près de Grasse, le bassiste Bill Wyman a loué pour un an une somptueuse villa avec piscine à la Bastide Saint Antoine ; l’autre guitariste Keith Richard est à Cap Ferrat, alors que le batteur Charlie Watts a préféré acheter un château dans les Cévennes. Mick Jagger, lui, cherche une maison à louer dans le Var. A propos de ce dernier, il semble apprécier la compagnie d’une charmante Sud-Américaine, Bianca Perez Morena, et déjà court le bruit d’un mariage.*** SUPER HEBDO POP MUSIC.
Evidemment, quand on a pour noms Mick Jagger, Keith Richard, Mick Taylor, Bill Wyman, ou Charlie Watts, et que pour joker on fait partie du groupe THE ROLLING STONES, on ne quitte pas sa Mère Patrie l’Angleterre incognito ou avec la fleur au fusil. On ne s’en va pas sans tambour ni trompette. On sort ses guitares. On installe la batterie. On règle les micros, et dans une forme fracassante, on effectue une tournée d’adieu au Royaume Uni. 4 mars 1971, Newcastle ; 5 mars, Manchester ; démentiel ! 6 mars, Coventry ; 8 mars, Glasgow ; 9 mars, Bristol, délirant ! 10 mars, Brighton ; 12 mars, Liverpool ; 13 mars, Leeds ; la folie continue ! 14 mars au roundhouse de Londres où une foule dense vient les acclamer lors de deux concerts mémorables. Mick Jagger, en provocateur averti, portait pour la circonstance un pantalon en satin, un mini boléro noir dévoilant son torse et était coiffé d’une casquette de base-ball.
Cette tournée britannique est triomphale, ce qui va de soi n’étonne personne. Triomphe d’autant plus éclatant que les fans anglais n’avaient pratiquement plus vu les Stones sur scènes depuis 1966, à l’exception des veinards présents à Hyde Park le 5 juillet 1969. pour couronner le succès de cette cérémonie d’adieu, les Rolling Stones invitent toutes les personnalités du show-biz au Marquee Club (là-même où ils débutèrent leur carrière) et leur annoncent qu’elles vont voir ce qu’elles vont voir…Manière de s’amuser un peu, ils donnent en présence de ce gratin du spectacle un concert comme seuls les Stones sont capables. Ils sont les Majestueux, les Grands, les Fabuleux Rolling Stones. Semblant dire « nous partons, mais nous serons toujours présents ».
Ce concert, nous avons eu la chance de le voir pratiquement en intégralité, en France, retransmis pendant l’émission POP 2. Je profite de l’occasion pour filer un coup de chapeau, et les remercier, à Maurice Dumay et Patrice Blanc-Francart, producteurs de l’émission et rares défenseurs du Rock sur les antennes TV de l’époque.
Voici donc les Rolling Stones installés dans le pays de Jeanne la Pucelle. Il est évident que ceux qui n’ont rien compris diront qu’ils sont fiers de ce choix ! En réalité qu’est-ce que cela a bien pu changer ? L’endroit où ils se trouvent importe peu puisque leur monde c’est la musique que l’on dit universelle. En France ou ailleurs, ils sont et restent ce groupe internationalement reconnu. Leur atout est dans leurs chansons qui bannissent toutes les frontières humaines qui n’ont aucune signification et ne signifieront jamais rien. Ils sont Anglais de naissance, certes, Français d’adoption, quelle importance ? Sur scène ou dans leurs disques ils ne seront que les Rolling Stones ! Midnight Rambler craché par Mick Jagger matraquant furieusement le sol avec son ceinturon, ou encore Prodigal song interprété par deux troubadours des temps modernes que sont Mick Jagger et Keith Richard. Love in vain qui arrache les tripes avec une tendresse sauvage, ou bien Satisfaction et son érotisme furieux. Où sont les frontières ? L’amour la contestation ou tout simplement la vie avec son âpreté que chantent les Rolling Stones sont-ils l’apanage d’un seul peuple, particuliers aux noirs, aux blancs ou encore aux jaunes ? Non, les Stones ne sont pas devenus Français, ils ne sont pas notre possession, ils ne sont pas à leurs publics, ce sont leurs publics qui sont aux Stones. ***Car les Stones n’appartiennent à personne. Ils ne viennent pas à nous, c’est nous qui allons irrésistiblement vers eux. Leur univers c’est l’infini, leur loi est la musique, leur corps une frontière, et si vous avez le privilège de la franchir pour arriver à eux par la voix de Mick Jagger, alors, oui, vous aurez vécu avec eux dans le plus beau pays du monde. *** JEANNINE DARLES, BEST N°34.
Les Rolling Stones ne sont la propriété de personne même si Mick Jagger décide néanmoins d’unir sa vie en cette année 1971 à Bianca, cette fille que des milliers d’autres ont dû envier, sans se l’avouer. La cérémonie a lieu dans le célèbre Saint Tropez. Beaucoup de monde connu ou anonyme avec la retransmission en direct sur les ondes du oui traditionnel. Mick Jagger a remplacé Bardot dans la presse. Mick Jagger marié, voilà sans doute de quoi surprendre plus d’un fan des Stones. *** Très récemment Mick Jagger s’est marié. Cela me chagrine car si il y avait quelqu’un qui n’avait pas à devoir signer un papier pour aimer une femme, c’était bien lui ? Et puis après tout il fait ce qu’il veut pourvu qu’il ne s’arrête pas de chanter. *** SACHA REINS, BEST N° 36.
1971, DECCA, le divorce
La rolling stones records.
En cette année 1971, leur coup d’éclat numéro un, c’est incontestablement leur départ d’Angleterre accompagné de toute l’agitation médiatique appropriée.
Leur deuxième coup, à cette même époque, est la création de leur propre maison d’édition. Pour cette occasion ils déposent Leur marque sous les traits de l’irrespectueuse et voluptueuse LANGUE ROUGE placée comme logo sur les pochettes d’album.
Cette LANGUE qui deviendra l’incontournable bannière des Rolling Stones. Ils ont décidé de rompre leurs relations avec DECCA. Ils vont désormais enregistrer et distribuer eux-même leurs productions de disques et promouvoir par la même d’autres artistes comme Peter Tosh notamment. ROLLING STONES RECORDS contre DECCA, cela entraînera des situations des plus cocasses. Ainsi les Stones s’insurgent par presse interposée contre DECCA lors de la sortie de STONES AGE. DECCA a réalisé , sans les avertir, cette compilation avec des titres anciens comme It’s all over now, The last times, Around and around…
Le premier disque de la firme Rolling Stones records, STICKY FINGERS , est un album travaillé, où rien n’a été laissé au hasard. Des titres méticuleusement choisis : Brown sugar (repris plus tard par The King of rock n’roll Little Richard, une référence), Can you hear me knockin, Dead flowers. Un somptueux mélange de rythm and blues, de rock, de blues ainsi que des ballades merveilleusement élaborées. On ne peut que se laisser planer à l’écoute de Sister morphine, râlée par Mick Jagger et pleurée par les guitares. C’est sans nulle doute une des nombreuses grandes chansons que les Stones ont offertes à leur public. Dans cet album on remarquera l’apport de deux saxos et du piano de Nicky Hopkins. Le cinquième Who, comme certains l’ont nommé, ne dédaigne pas, à l’occasion, de devenir le sixième Stones. Fin de la polémique, puisque l’important réside dans le fait que sa présence ajoute de nouveaux sons dans les morceaux des Stones. Les musiciens qui complètent le groupe dans ce disque sont d’ailleurs ceux qui accompagnaient les Rolling Stones lors de la tournée européenne de 1970 : Jim Price et Bobby Keys. Nous assistons désormais à une espèce de course de vitesse entre les Rolling Stones et DECCA. En effet leur ancienne maison de disques sort dans le commerce le fameux Stones Age cité précédemment, alors que les Stones gravent et distribuent Sticky fingers (doigts gluants) évoqué ultérieurement. La pochette signée Andy Warrol représente le haut d’un blue-jean avec la braguette qui s’ouvre. Une vraie fermeture éclair coulisse pour laisser entrevoir le système pileux qu’on imagine ?
Ce fût une réussite dans le genre, bien des albums ont du être vendu grâce et pour la pochette. Les Stones ne sont plus censurés, comme ils le furent pour la parution de BEGGAR’S BANQUET dont la pochette originale fut interdite par DECCA. Ce chiotte qui fit tant de bruit, les Rolling Stones n’y ont-ils pas songé en signant Sticky fingers ? Après Sticky fingers ,qui fit un tabac du coté des ventes (70 000 exemplaires vendus en quelques mois en France ; disque d’or aux Etats unis avant sa mise en vente), Decca sursaute et à l’occasion de la sortie du film Gimme shelter en France édite un album de même nom avec beaucoup de titres qui ne sont que des reprises des précédents albums. Toujours sur sa lancée, toujours avec beaucoup d’avance sur les Stones, DECCA inondent le marché avec la compilation MILESTONES : Satisfaction, I wanna be your man, Not fade away…. Quand le filon est bon, pourquoi ne pas l’épuiser jusqu’à la limite. En tout cas c’estce qu’on est obligé de penser face à ces nombreuses sorties inattendues de disques avec de vieux titres !!! 10 ans ???
JOUJOUKA , souvenez-vous de Brian Jones de Brian Jones qui a quitté les Rolling Stones et la vie ce soir de juillet 1969. Rolling Stones Records sort ce disque produit et enregistré par l’ami disparu Brian Jones. Album fortement coloré de musique arabe. Brian Jones qui ne joue pratiquement pas a voulu nous offrir cette œuvre mettant en avant la musique marocaine. Il faut rappeler que Brian affectait divers instruments dont le sitar indien par exemple, et que, semble-t-il, une des raisons de se séparation d’avec les Stones, c’est qu’il souhaitait s’éloigner un peu des chemins du rock en entraînant le groupe dans un environnement musical plus large. Cet album prouve néanmoins que les musiciens pop en général et les Rolling Stones en particulier ne se referment pas sur leur seule musique mais s’ouvrent à d’autres styles dont ils puisent des thèmes d’inspiration pour leurs propres créations. Rolling Stones Records, c’est bien sûr un studio d’enregistrement. Ry Cooder qui gratte quelques notes sur sa guitare, Nicky Hopkins (toujours lui) qui tapote son piano, Bill Wyman avec sa basse impatiente, Charlie Watts installé derrière ses tambours et Mick Jagger qui s’essaie la voix. Toutes les conditions sont remplies pour passer un bon moment en se laissant aller à l’improvisation. C’est rapidement chose faîte alors que Mick Jagger, à la manière d’un félin miaule. Derrière lui, Charlie Watts et Nicky Hopkins entament un dialogue musical avec beaucoup de bonne humeur, de joie de jouer, de chanter. Quelques rires et quelques blagues pour marquer le souvenir de cet instant ; toute cette ambiance se retrouve sur une bande, puis un album JAMING WITH EDWARD. Un disque livrant une musique spontanée qui vous donne le désir irrésistible de bouger et de laisser votre cafard dans un coin.
Plus tard, les Rolling Stones font aménager un studio mobile qui leur permet, tout au long de leurs tournées, d’enregistrer leurs concerts et d’en tirer le meilleur pour nous proposer des albums live. Ce studio sera utilisé par d’autres artistes tels Ten Years After ou encore Johnny Hallyday au Palais des sports de Paris.
Les Rolling Stones, et leur Boss Mick jagger sont devenus Rolling Stones hommes d’affaires.
Et pendant ce temps là !
1971
23 janvier
LYON, Palais de la Foire
FAMILY
première partie
FREE SOUND
Au palais de la foire de LYON, une agréable première partie assurée par nos copains du Hot Club : les FREE SOUND (d'inspiration très honnête de PINK FLOYD).
La suite fut une succession d'attentes (une heure d'entracte ?), d'énervement pour voir FAMILY et Roger CHAPMAN , son chanteur à peine plus d'une demi heure !!!...
L'article de mon ami BIGOT dans LE PROGRES ne fut guère flatteur, écrivant "qu'il se demandait pourquoi le public n'est pas monté sur scène pour casser les amplis... Public trop sage ?".
1971
3 juillet
JIM MORISON
Le chanteur des DOORS est mort le 3 juillet 1971.
Il était agé de vingt huit ans.
1971
14 octobre
GENE VINCENT
*** GENE VINCENT
(Mister be bop a lula)
1935-1971
Le 7 avril 1960, EDDY COCHRAN est tué dans l'accident d'un taxi.... à ses cotés, GENE VINCENT fut grièvement blessé...
Ce 14 octobre GENE VINCENT a repris ce taxi pour rejoindre là-bas son pote EDDY COCHRAN...
Il nous a laissé en souvenir pour que nous ne l'oubliions pas
"Be Bop A Lula" ***
08:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs
1970, European Tour, PARIS, LYON
Tour'70
L’ european rolling stones circus
Les Rolling Stones ont dévasté les Etats Unis qu’ils ont quittés avec le tragique Atlamont. La qualité de leurs disques, nous l’avons constaté précédemment, cherche constamment le perfectionnisme. Le dernier en date GET YER YA YA’S OUT nous permet de revivre le passage du groupe au Madison Square Garden de New York lors de cette triomphale tournée américaine et ne peut que renforcer cette affirmation. Chaque album retrouve cet air de famille du précédent auquel ont été rajoutées de nouvelles trouvailles musicales ou instrumentales pour tenter d’atteindre à cette perfection qui sera toujours leur label. L’arrivée de Mick Taylor renforça les Rolling Stones qui comptèrent sur deux solistes qui se réjouissent d’étaler tour à tour leur immense virtuosité. Mick Taylor est un guitariste de blues, alors que Keith Richard un guitariste de Rock. Ces deux styles de musiciens se mélangeant offrent au groupe de plus grandes possibilités de phrases musicales aboutissant à ce son Stones.
Et sur scène : comment sont-ils maintenant ?
Leur dernier passage en France remonte à quatre ans(1966). L’annonce de leur venue en France a lieu avant les vacances de cette année 1970. L’European Rolling Stones Circus est en route pour visiter une nouvelle fois, pour le plus grand plaisir des amateurs de rock music, cette bonne vieille Europe : 30 août, Malmoe, 1 septembre, Goteberg, 2 septembre, Helsinki, 4 septembre, Stockholm, 9 septembre, Aarhus, 12 septembre, Copenhague, 20 septembre, Stuttgart, 22. 23. 24 septembre, Paris, 27 septembre Vienne, 29 septembre, Rome, 1er octobre, Milan, 3 octobre, Lyon,7 octobre,Esson, 8 octobre, Amsterdam.
Les Rolling Stones à Paris et à Lyon, voilà un événement que des milliers d’amateurs espéraient, attendaient sans y croire. L’énorme différence avec les années précédentes, est, que cette fois, les Rolling Stones sont attendus par tout le monde, c’est à dire par les fans, par les gens du métiers, par la presse spécialisée ou non. C’est ainsi que des grands journaux comme Paris Match consacrent un grand article sur eux *** Ils restent le premier groupe de rock n’ roll du monde. *** PARIS MATCH. Et tirent une affichette PARIS RECOIT LES ROLLING STONES qui est placée dans tous les kiosques à journaux de France et de Navarre.
Les temps ont changés, pas les Rolling Stones. Les gens n’ont pas changés, les Rolling Stones ont peaufiné leur style musical et scénique. Les Rolling Stones sont accueillis avec honneur. Ils sont devenus des stars, traqués par les journalistes. Ils sont adorés par les uns, toujours haïs par les autres. Peu nous importe, ils sont là, ils sont consacrés, nous les attendons avec une impatience à peine déguisée. 22. 23.24 septembre 1970. le Rolling Stones Circus installe sa caravane au Palais des sports de Paris.
*** Le refrain des pierres qui roulent. Palais des sports de Paris : 22. 23. 24 septembre. Complet. Les Rolling Stones sont à l’affiche. Ils se produiront le 3 octobre à Lyon. Leur dernière apparition en France, il y a trois ans, cassa des fauteuils. C’est de la préhistoire. Depuis sa naissance, en 1962, le groupe des Rolling Stones a toujours traduit à la fois les appétits et les frustrations de ceux qui les admirent. Mais ce qui chez leurs rivaux, les Beatles, est humour, tourne chez eux à la dérision. L’insolence vire à la violence et l’ironie à la colère. *** Daniel Heymann, l’EXPRESS.
Trois concerts à Paris, des milliers de personnes, des centaines de flics dehors à qui il faut montrer son billet maintes fois pour pouvoir passer. Des gauchistes qui emmerdent le monde avec leurs conneries qui sonnent creux. Un orchestre de blues en première partie : Buddy Guy et Junior Wells. Un bœuf d’Eric Clapton qui n’est pas prévu au programme ! un entracte qui n’en fini plus. La salle est plongée brusquement dans l’obscurité. Une annonce sèche : Ladies and gentlemen… The Rolling Stones... 6000 types qui gueulent dans le noir. Puis tout aussi brusquement une douche de projos, la scène est baignée de jaune,d’orange. La salle se lève, hystérique. Les Rolling Stones sont en place et attaquent leur show à la vitesse du son, chantant le rock, le blues, ou encore une ballade.
*** C’est quand même un drôle de zinzin, ces musiciens presque discrets, réfugiés derrière leur tonnerre, et ce chanteur exhibitionniste. Est-ce ça un groupe ? Et alors, Mick Jagger ? Au cas ou vous ne vous en seriez pas aperçu tout seul, c’est certainement un des meilleurs, sinon le meilleur chanteur de cette musique et quoi qu’on pense de la perfection des disques, un chanteur de scène. *** Hambone Willy, CHARLIE HEBDO. Les Rolling Stones jouent leur musique. Le public est là, vénérant, adulant Mick Jagger qui est tout un symbole sexuel, le dieu Cupidon adoré.*** Mais autant adorer ce dieu là, impie et sexué. Hypersexué même, tortillant du cul comme une poule, ou agressif comme un vrai mec, totalement contraire en tout cas à l’idée journalistique de l’uni-sexe, de toute fusion réductrice à un plus petit dénominateur commun de l’homme et de la femme. Mick c’est le sur-mâle avec pas mal de sur-femelle en lui. C’est pourquoi il excite tout le monde et qu’il excite aussi la hargne de ceux qui refusent de s’identifier à son désir. *** Hambone Willy, CHARLIE HEBDO.
Ils ont décidé une fois encore de jouer du rock, jouer et gagner. Mick jagger et les Rolling Stones dédient Midnight rambler à Jimi hendrix décédé récemment. *** V’la un concert où il s’est passé vraiment quelques choses, simplement tout y était excessif, et pour que toutes indifférentes que jouent les Stones, il s’agit quand même d’une grande claque dans la gueule à toute la grisaille de ce qu’on essaie de faire passer pour du spectacle.***Rambone Willy, CHARLIE HEBDO.
3 octobre 1970
… Palais des sports, Lyon. Le show était annoncé pour 21 heures. Depuis la veille il y a des campeurs devant cette grande bâtisse. Des Suisses, des Allemands, quelques Anglais, des gens de Châlons.
Dès 19 heures le Palais des sports a fait le plein de ses 12000 spectateurs environ. Pour ce qui nous concerne, toute notre bande composée d’une vingtaine d’âme se trouve confortablement allongée à quelques mètres de lascène.C’est ainsi installés que nous assistons à la première partie qui nous présente les deux invités du jour, les blues-men Buddy Guy et Junior Wells. Ils joueront pendant une bonne heure du blues qui nous paru des plus ennuyeux, nos goûts allant d’avantage au jeu de Jimi Hendrix. En fait, ce duo se produisait au Etats Unis dans de petits clubs avec un certain succès. Les Lyonnais, peut-être moins bons connaisseurs n’ont pas apprécié. Pour être tout à fait honnête, je les trouvais moi-même mauvais. Puis vint le moment tant espéré, le tour des Rolling Stones. En moins de temps qu’il soit nécessaire pour le dire, une marée humaine tel un compresseur obligea notre petite à bande à déclencher le plan Orsec, le temps a peine de rassembler nos effets, et nous voilà pris en sandwich dans cette foule hystérique. Le fait d’être plusieurs eut l’avantage de nous permettre de préserver un peu de notre territoire pour assister à ce fantastique concert marquant à plus d’un titre.Une machine à spectacle( scène, sonorisation,éclairage, roadies) parfaitement rôdée, et sans faille qui attend les spectateurs. Les Rolling Stones à la hauteur de leur réputations qui nous offrent pendant plus de soixante dix minutes ce que beaucoup de groupes ne donnent plus. Du rock n’roll, Carol, Let it rock, Roll over beethoven, avec un salut a papa Berry. Du blues, Love in vain.***Mick Jagger, à l’inverse d’un Claude François auquel il pourrait faire penser, ne chante pas des marches pour boy scouts attardés ou des romances pour lectrices de Confidences. *** Dan Yack, LA VIE LYONNAISE.
Photo Daniel Vieu
Ils apparaissent sur scène avec un accoutrement très agressif, tant au niveau des couleurs qu’à celui du bon goût. Mick Jagger porte un énorme crucifix. Il est vêtu d’un pantalon noir clouté. Sur les épaules il a une longue tunique à rainures oranges, violettes, jaunes. Keith Richard est habillé d’une veste de trappeur en daim, avec de longues franges aux manches. Mick Taylor et Charlie Watts sont simplement en T-shirt. Bill Wyman se présente avec un ensemble jaune pailleté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les couleurs sont vives. Jumpin jack flash, Midnight rambler, Mick Jagger est devant nous, à genoux, puis il rampe sur la scène. Il marque le tempo avec son ceinturon dont il frappe le sol en excitant la foule hurlante qui ne semble pas comprendre que ce morceau est leur nouveau Satisfaction. Prodigal song, un peu de calme et de frissons avec seulement Mick et Keith à la guitare acoustique. Le reste du groupea quitté pour un instant la scène. Dead flowers, Brown sugar, sans oublier Sympathy for the devil. La qualité du son sur scène égale très largement celle de leurs disques. Le public ?
Dans la salle, deux catégories de spectateurs. Les amateurs de pop music ou autres, et les fanatiques d’idoles comme Hallyday. Les premiers sont contraints et forcer de subir le crétinisme lamentable et ultra développé des seconds qui confondent toujours et encore un concert de rock avec un concourt de hurlements organisés par les Hallyday, C.François et consoeurs. Factory girl, Honky tonk woman, Live with me, les morceaux se succèdent, vite, trop vite.
Les Stones sont soutenus par Jim Price au saxo, Bobby Keys à la trompette, Ian Stewart au piano. Nous vivons en direct, là, à Gerland, le gigantesque album GET YER YA YA’S OUT. Le public n’en peut plus, on appelle MIIICK ! c’est dément, c’est triste, les mecs sont cons à chialer. De seize à trente ans, ils n’ont pas changé, si ce n’est la barbe ou parfois un peu moins de cheveux. Et puis, c’est Street fighting man, la révolution chantée. Dans la salle plus de dix mille personnes veulent être le plus près possible de la scène qui ne fait quelques mètres de large. Les filles tombent dans les pommes, les Stones nous envoient des fleurs. Ils s’en vont. Ils laissent derrière eux un vide sonore et physique. *** Ils terminèrent le spectacle avec Honky tonk woman et Street fighting man. Ils quittèrent la scène très rapidement et le public ne songea même pas à réclamer une autre. Les Rolling Stones ne reviennent jamais, ils ne sont pas à notre disposition, nous, si. *** Sacha Reins, BEST N°28.
Dehors, il fait froid. Dehors il fait triste…
Et pendant ce temps là !
1970
18 septembre
JIMI HENDRIX
Mort à LONDRES de JIMI HENDRIX.... 24 ans !
Il était annoncé dans les prochains mois pour un concert au palais des sports de LYON-GERLAND.
08:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre, loisirs


















































